Cékoilebilan de stef ?

26 juin 2011 à 12:44 | Publié dans Divers | 7 Commentaires

Quel a été mon pays préféré, mon émotion la plus forte, mon meilleur souvenir ? Cela me paraît bien difficile et trop subjectif de faire un classement. Car un Tour du Monde, c’est avant tout une aventure humaine, on y met donc des sentiments, des émotions et plein d’ingrédients difficilement quantifiables. J’ai aimé chaque pays, chaque moment et chaque rencontre pour des raisons très variables et je dirais plutôt que j’ai savouré une multitude d’instants uniques, pendant une année magique, avec ceux que j’aime plus que tout.

Toujours est-il que j’ai vécu un rêve éveillé et que j’en mesure la chance. Je suis revenue en France sans regret et avec les pendules bien à l’heure. Je sais que j’ai de la chance de parler de ce que je veux, je mange à ma faim, j’ai la santé, une famille et des amis qui m’aiment (enfin je crois), un travail et surtout…la possibilité de vivre mes rêves.

J’ai réalisé à quel point j’aime mon pays, la campagne et ses bottes de foin, les petits villages et leurs places d’église, la Loire et ses ponts…mais aussi à quel point j’ai envie de repartir à l’aventure !

Voici ce que je retiens de ce fabuleux voyage, qui n’en finit plus de me remplir

Le voyage au long court, être dans « l’esprit voyage » pendant de longs mois, enchaîner les “ouaaahhhh” inlassablement, vivre au rythme du soleil, n’avoir qu’un sac à dos avec trois tee-shirt et deux pantalons pendant un an et ne manquer de rien, pouvoir passer en quelques jours du pays amish en Pennesylvannie au fameux “Walf of fame” d’hollywood boulevard, de la magie de l’opéra de Sydney à l’atmosphère si incroyable d’Ho Chi Minh ville, me sentir libre, pouvoir admirer de mes yeux autant de merveilles, me les rendre familières et les photographier à volonté, ne jamais me sentir fatiguée, lassée ou blasée, bien au contraire me sentir toujours en alerte et prête à m’émerveiller, avoir été à l’Ile de Pâques mon bout du monde à moi, me réveiller face à la Monument Valley et me dire « là c’est juste parfait », me répéter « c’est dingue d’être là, c’est dingue ce qu’on fait », me sentir chez moi dans les déserts de l’ouest américain, chilien ou australien, marcher dans les montagnes de Sapa au Vietnam en compagnie de Man May magnifique Dzao rouge, passer 8 heures dans un bus en Patagonie et trouver ça court, voir voler des flamands roses dans le ciel chilien et sauter des dauphins dans les vagues australiennes, m’émerveiller devant les enfants heureux comme des rois à Universal Studios ou faisant des bisous aux kangourous et donner à manger aux dauphins, avoir la chance d’apercevoir les koalas accrochés à leurs arbres australiens et la baleine bleue dans les eaux Canadiennes, dormir dans les parcs d’Etat américains au milieu de nulle part et adorer ça, apprécier les ciels et les horizons comme jamais auparavant, les rencontres d’un instant, d’une heure, d’un jour ou d’un séjour et me savoir marquée à jamais, assister à un tournoi de sumos au Japon et une cérémonie religieuse à Bali, que des noms comme « Times Square, Central Park, Quebec, Chutes du Niagara, Pont de San fransisco, Canyonlands,  Las Vegas, Grand Canyon, Valparaiso, San Pedro de Atacama, Torres del Paine, Perito Moreno, Hanga Roa, Rotorua, Sydney,  Grande Barrière de Corail, Uluru, Ile des Pins, Delta du Mékong, Baie d’Along, Geishas, Toriis japonais, Rizières de Bali” fassent partie de ma mémoire, me sentir faire partie d’une famille, celle des tourdumondistes, avoir construit ces souvenirs communs avec mes enfants, avoir le sentiment que c’était parfait, sentir que ce voyage me remplit chaque jour un peu plus, me rend si fière, avoir envie souvent d’y revenir, avoir envie toujours de repartir, me sentir forte pour réaliser mes prochains rêves…

Allez, j’ose quand même un petit classement perso qui ne veut rien dire, mais quand même…Pas forcément dans l’ordre le classement, ça dépend des jours…

Mes plus grandes émotions

1)    Après la descente du bus, nos premiers cent mètres dans les rues de San Pedro de Atacama puis notre arrivée à l’Hostal Cabur lorsque Maria nous accueille avec son « Hola Estafania »… Oh, c’est comme dans mon rêve !

2)    Lorsque je pose le pied sur le tarmac de l’aéroport, à l’ile de Pâques

Deux destinations qui me faisaient pleurer d’émotion avant même d’y aller et là je pouvais dire « j’y suis ».

Mes plus grands moments de plénitude

1) Au réveil devant la Monument Valley, seule au monde…

2) Notre randonnée dans les montagnes de Sapa vers les maisons de Man May et Phan May, deux femmes Dzao Rouge admirables

3) Mon footing matinal à Santa Monica lorsque deux dauphins m’ont suivi sur une centaine de mètres (eux étaient dans l’eau biensûr!)

4) La traversée de la baie d’Upi sur une pirogue à l’île des Pins en Nouvelle-Calédonie et nos deux jours passés tous les 5 sur une jonque dans la baie d’Along…le temps s’est arrêté à chaque fois…

Mes plus grands « c’est pas vrai, mais c’est pas vrai !! » car l’émotion  nous a pris par surprise

1) Dead Horse Point et Canyonlands dans l’ouest américain, des « ouaaaah » en 360° !

2) Voir les dauphins nous faire la surprise d’un ballet collectif dans les vagues à Byron Bay en Australie

3) Notre 1er snorkelling avec les enfants à la grande Barrière de corail en Australie

Les énoooooormes bonus pas forcément prévus au départ

1) La Grande Barrière de Corail vue du ciel en Australie

2) Le tournoi de sumo à Tokyo

3) Le joker de mes 33 ans : un cocktail avec Thelma sur l’île des Pins

Les moments où j’ai eu 12 ans et c’était trop bien

1) Notre journée de gamins sur la route 66

2) Notre arrivée à Ho Chi Minh dans le bus qui nous conduit au centre ville, ambiance incroyable !

3) Notre journée aux chutes du Niagara, schootées sous toutes les coutures

4) Notre tour de manège…enfin je veux dire notre tour en Câble-Car dans les rues de San Francisco avec tonton Olivier

5) Notre journée à 4 sur la moto à Hué au Vietnam

6) A chacune des réalisations des défis lancés par nos amis

7) J’ai eu 12 ans tout le temps en fait…

Les nuits les plus…différentes

1) Deux nuits consécutives à 5 dans la voiture à Kings Canyon dans le Centre Rouge australien (n’importe quoi…)

2) Dans le camping de Furnace Creek dans la Vallée de la mort…rien, à part nous et le désert

3) Dans le camping sauvage à Canyonlands-the Needles, on y serait restés des jours  et des jours s’il y avait eu des douches!

4) Face à Monument Valley, le must!

5) Nos 10 jours de camping lors du tour de la Grande Terre en Nouvelle-Calédonie : la moitié du tour à 5 dans une tente de 3-4 places (on n’avait pas froid) et quasiment à même le sol (oh, on a des os quand on se retourne!) et l’autre moitié à 4 dans les mêmes conditions + 1 dans la voiture…c’est long 10 jours…

Les RDV ratés (et encore…)

1) La Nouvelle-Zélande, qui a sûrement trop souffert de la comparaison avec l’Ouest américain et le Chili

2) La Grande Terre en Nouvelle-Calédonie (la faute à la météo ?)

 Les plus belles rencontres humaines

1) Man May et Phan May à Sapa

2) Maria à San Pedro de Atacama

3) Les voyageurs avec qui « ça l’a fait grave » : Carlos-Marcella et leurs enfants à Rapa Nui, la  famille Guironnet à Valparaiso et à Bali, Emile-Joël et leurs enfants dans l’ouest américain, Mel et Jeff en Argentine puis en Australie, Monikouette partout tout le temps même à distance

Les animaux que je suis trop contente d’avoir vu dans leur milieu naturel

La baleine bleue et les rorquals au Canada, les flamands roses dans le ciel chilien, les vicunas et autres lamas au Chili, les pingouins en Patagonie et en Nouvelle-Zélande, les lions de mer et otaries en Nouvelle-Zélande, les dauphins en Australie et en Nouvelle Calédonie, Nemo, la tortue et tous leurs copains à la grande Barrière de Corail, les kangourous et leurs cousins les wallabies, avec en prime les bébés dans la poche de leurs mamans, les koalas, les cassowaries et les geckos en Australie, la raie léopard et le tricot rayé en Nouvelle-Calédonie

Le zoo…plus jamais !

Et quelques chiffres pour les inconditionnels

1 tour du Globe d’Ouest en Est

11 mois de voyage et 326 jours de balade autour du monde

4 continents traversés (Amérique du nord, Amérique du sud, Océanie, Asie)

12  destinations principales

Des milliers de kilomètres parcourus

50 Kilos de bagages pour nous cinq

23 vols en avion + 1 hydravion pour Stef

 4 locations de camping-car et 4 de voitures

10 trains et 10 bus au long court (dont 4 de nuit)

Une trentaine de taxis,  bus de ville ou chauffeurs personnels

Une vingtaine de bateaux, barques, jonques, pirogues, kayaks

Des dizaines et des dizaines de kilomètres parcourus à pieds pour arpenter les villes sous tous les angles et faire TOUTES les balades prévues par maman, même dans les coins les plus paumés et par grosse chaleur…et très peu de plaintes déposées au final (trop trop forts mes choupinets!)

4300 mètres d’altitude, notre plus haut point atteint aux Geysers del Tatio au Chili

85,5 mètres en dessous du niveau de la mer est le plus bas à Bad Water dans la Vallée de la Mort

19 000 km,  la distance à laquelle on se trouvait de Paris en Nouvelle-Zélande

2 consultations médicales

8 euros, le prix le plus bas pour une chambre familiale (à Cat Ba dans la baie d’Along)

120 euros le prix le plus haut (à Tokyo)

326 jours de sourire aux lèvres

0 coups de cafard

2 « galères » (camping-car out 4 jours sur la côte est-américaine et notre vol retour vers la France repoussé de 8 heures)

Plus de 25 000 photos prises

42 bouquins lus (achetés, reçus, échangés, traqués…)

Près de 50 échantillons de sable récoltés dont certains sur “les plus belles plages du monde”

70 000 euros pour ce merveilleux cadeau…gloups (heureusement, ça fait 20 ans que j’économisais sur les produits de maquillage !)

1000 et une saveurs, odeurs, couleurs

Des centaines de paysages sublimes et des milliers d’images gravées en mémoire

208 posts sur le blog

543 commentaires (merci merci merci)

114 200 visites

Voilà voilà…j’avais besoin d’un bilan,  un an après notre retour (c’est mon temps de digestion à moi), juste histoire de boucler la boucle et d’en ouvrir une nouvelle.

D’ailleurs, je pars le 2 juillet pour la Grèce avec Paolo. C’était notre joker à tous les deux… le rêve continue et les projets ne manquent pas!

Cekankonvaoù partage son voyage

30 novembre 2010 à 16:50 | Publié dans Divers | 4 Commentaires

Le mois dernier, la médiathèque de Poitiers nous envoie un mail en nous demandant si une de nos photos de voyages peut être utilisée dans le cadre du mois du film documentaire “Envie d’ailleurs” prévu en novembre.

Biensûr on accepte, d’autant plus que la photo en question représente Man May et Phan May, nos fameuses guides Dzao Rouges dans les hauts plateaux vietnamiens. Ouaaaaah, si seulement elles savaient….

Au fil de nos contacts, on se prend au jeu de se rendre sur place pour partager un peu de notre voyage. Le rendez-vous est donc pris pour le 26 novembre, après la diffusion d’un documentaire de Bernard Giraudeau sur ses voyages aux Philippines.

Pour l’anecdote, on ne verra pas le documentaire car on se perd un peu (beaucoup) dans Poitiers… Se repérer en France est bien plus compliqué qu’au Vietnam finalement!

C’est avec un réel plaisir que le temps d’une soirée, nous partageons notre voyage avec quelques personnes mordues d’ailleurs et pour la plupart également grands voyageurs.

Parmi nos rencontres d’un soir, une maman et son jeune fils ayant habités 10 ans en Nouvelle Calédonie et encore plein de nostalgie de cette île du bout du monde, quelques couples de retraités ayant des souvenirs et des projets de voyage plein la tête  mais aussi les référents d’ABM des Deux-Sèvres.

ABM (Aventure du Bout du Monde) a été une source incontournable lors de la préparation de notre tour du monde, nous avons trouvé le clin d’œil très sympa.

 

Escapade à l’Ile de Pâques

23 novembre 2010 à 16:01 | Publié dans Divers, Ile de pâques | 1 Commentaire


Inspirations de voyage suite…Escapade en Australie

7 novembre 2010 à 10:56 | Publié dans Divers | Laisser un commentaire

SYDNEY

 

COTE EST DE SYDNEY A CAIRNS

LE CENTRE ROUGE

Inspirations de voyage

16 octobre 2010 à 13:54 | Publié dans Divers | 3 Commentaires

Voici de nouvelles créations inspirées de notre tour du monde. Mille mercis, on adore et on en redemande, histoire de continuer à voyager!

Inutile de nous demander qui est l’artiste, il souhaite rester discret…

Profitons simplement de quelques créations parmi les 5 destinations proposées…en attendant la suite…

 

ESCAPADE AU CHILI

Dans le désert d’Atacama


En Patagonie

A l’Ile Chiloé

 

ESCAPADE EN NOUVELLE CALEDONIE


 

ESCAPADE AU VIETNAM

 

ESCAPADE AU JAPON

Plus de photos dans nos albums picasa “Inspirations”.

A suivre…

Notre voyage scrapé par Monikouette

6 octobre 2010 à 19:57 | Publié dans Divers | 3 Commentaires

Après Paolo réalisateur et Alexis illustrateur, voici Monikouette scrapeuse!

Notre plus fidèle “commentatrice” est en effet la reine du scrap et nous a fait le plaisir de s’inspirer de nos souvenirs de voyage pour alimenter sa passion. Un grand merci, c’est superbe!

Pour vous régaler de toutes ses créations, cliquez ici.

Chili – Désert d’Atacama – Laguna Tebinquinche


Japon – Hiroshima


Japon – Rencontre avec un sumo




Alexis illustrateur

12 juillet 2010 à 18:30 | Publié dans Divers | 12 Commentaires

Après “Paolo réalisateur”, la famille Cekankonvaoù présente “Alexis illustrateur”.

Un carnet à dessin de poche offert par le Père-Noël en décembre 2008 en prévision de notre voyage, une boîte de crayons de couleurs et voilà Alexis près à en découdre avec une année de découverte et de paysages grandioses  autour du monde.

Jour après jour, Alexis esquisse SON tour du monde.

Voici un petit échantillon de ses souvenirs en dessin.

La baleine bleue à Tadoussac – Canada.

La communauté Amish en Pennsylvanie – Ici le buggy tiré par un cheval

Le glacier Perito Moreno en Argentine

Les Moais de l’Ile de Pâques

Les koalas d’Australie

Les kangourous d’Australie

La Barrière de Corail

Le Centre Rouge

Les paysans au Vietnam

Les Sumos au Japon

Les Toriis au Japon

A notre retour, Alexis nous précise : “je continuerai à dessiner sur les pages qui restent lors de nos prochains voyages”.

On est hyper fiers.

Come back, baby, come back !

6 juillet 2010 à 15:09 | Publié dans Divers | 8 Commentaires

Voilàààààà c’est finiii…

326 jours de balade autour du monde.

Enfin 325 jours prévus + 1. Grâce à Cathay Pacific qui a le bon goût de nous pondre un retard de 8 heures au départ de Hong Kong ! On ne pouvait quand même pas terminer notre aventure sans une petite galère !

On pense très fort à nos amis qui s’étaient préparés à nous accueillir et qui ne pourront pas. On a les boules.

C’est l’occasion pour nous de dormir pour la première fois de notre vie dans des draps de soie au luxueux hôtel offert par la compagnie,  histoire de nous faire patienter jusqu’au lendemain matin 5h.

Au petit matin, c’est un peu fébriles que nous montons dans l’avion. Cette fois ça y est, on rentre.

Après un vol de 11h (une broutille pour nous désormais), nous atterrissons à Londres et récupérons une dernière fois nos sacs. Yeeees! Nous n’aurons rencontré aucun souci de tout le périple.

Première impression générale à l’aéroport d’Heathrow à Londres : “On croirait êtres partis hier!”.

Ensuite, tout se passe à merveille. On parvient à échanger nos billets Eurostar vers Paris et on arrive dans la soirée gare d’Austerlitz. Notre réseau en France a fonctionné à plein régime et c’est Stépha qui nous accueille à Paris pour la nuit. Première émotion.

On profite de l’occasion pour offrir une grosse surprise à Lola qui va découvrir pour la première fois la Tour Eiffel. By night s’il vous plaît !

On attend même minuit que la Tour s’illumine. Enfin minuit heure française, car pour nous il est 6h du matin, heure de Bali. On est épuisés de fatigue, mais tant pis, on se reposera plus tard, on profite jusqu’au bout.

Le lendemain, dernier train direction Saint-Pierre-des-Corps. Retour à la case départ. C’est le grand jour des retrouvailles avec la famille et les amis.

Séquence émotion sur le quai de la gare, le cœur bat très fort, les larmes coulent, c’est bon de retrouver ceux qu’on aime.

Même la baguette de pain et les rillettes tourangelles étaient là pour nous accueillir!

Nous sommes prévenus, le plus dur, c’est le retour. Pour l’instant, tout va bien, en douceur.

On se pose quelques jours, on fait la tournée des copains qu’on peut voir et surtout on ne vous oublie pas, vous qui avez feuilleté plus de 71000 pages de ce blog depuis le début de notre aventure.

Merci pour tous vos témoignages, vous êtes nombreux à nous avoir fait le plus beau des compliments : “On a voyagé avec vous !”

A très vite sur le blog  pour un bilan… et on l’espère, de nouvelles destinations.

Ubud, le coeur de Bali

3 juillet 2010 à 08:29 | Publié dans Bali | 5 Commentaires

Contrairement à toutes les destinations précédentes, Bali a été synonyme de quasi sédentarité. Après 4 nuits à Jimbaran et avant de terminer par 2 nuits à Kuta (no comment c’est nul) nous avons donc posé nos valises à Ubud, au centre de Bali.

Le Sagitarius hotel aura donc fait une bonne affaire avec les Cékankonvaoù mais moins qu’avec certains habitués comme cette américaine qui vient passer 2 mois ici tous les ans. Pour nous, 14 jours seront suffisants pour profiter à fond de la piscine.

Les quelques jours passés avec la Famille Guironnet nous permettent de partager nos tours du monde et nos projets. Les grands causent, les mômes jouent et ça leur fait du bien de profiter de compagnons de jeu différents. Lola ne lâchera pas Marine pendant notre séjour commun.

Ubud est une pépinière d’artistes : sculptures, peintures, tissus, céramiques … On a le sentiment que chaque Balinais est un artiste. Gusti nous explique que ce savoir est transmis dans les familles. Contrairement à d’autres destinations, toute la fabrication des souvenirs achetés par les touristes sont made in Bali. Chapeau !

Stef et les enfants se régalent à déambuler au marché d’Ubud, Charles attend.

Intrigués les premiers jours par des étalages de bouteilles de jus de citron ou de thé, on comprend le troisième jour qu’il s’agit en fait de carburant pour les scooters.

Ubud, c’est aussi la Monkey Forest, l’occasion pour les enfants de rigoler devant le spectacle des singes plongeant et chahutant dans une piscine.

Une balade dans les alentours d’Ubud nous mène dans les rizières dont on ne se lasse pas.

Autre visite proche d’Ubud, le zoo. Pour les enfants, et pour le dragon de komodo. Pour le reste, c’est surtout très très cher. Et totalement “hors jeu” pour Stef et Charles. Après 10 mois passés à admirer les animaux en liberté, on se trouve très mal à l’aise à zieuter des animaux en cage. Et on se dit que c’est la dernière fois. Si on veut voir des lions … on ira en Afrique !

Deux animaux qui ne sont pas en cage et dont on ne se lasse pas, ce sont nos deux grands garçons qui fêtent leurs anniversaires à Ubud. Ouf, les balinais s’y connaissent en pâtisserie. On se régale de gateau au chocolat.

Nos 2 dernières semaines du tour du monde passées à Ubud auront donc été très douces, fleuries, colorées, spirituelles.

Et maintenant … on va où ? Comment çà c’est fini … On rentre ? Non. Si ?

Offrandes, rituels et cérémonies

29 juin 2010 à 01:00 | Publié dans Bali | 4 Commentaires

Les offrandes

C’est très certainement ce qui nous vient immédiatement à l’esprit lorsqu’il s’agit d’évoquer notre séjour à Bali : les offrandes.

Chaque jour, les balinais présentent leurs offrandes, en signe de respect et de gratitude envers les divinités, ancêtres, esprits et autres démons vivant sur l’île.

Et c’est tout au long de la journée qu’on les voit déposer au temple, dans les autels familiaux, à l’autel voisin ou devant leur porte, les offrandes confectionnées.

Il s’agit le plus souvent d’un petit panier tressé en feuille de palmier garnie de tiges de bambou, de quelques grains de riz et orné de fleurs.

La disposition de l’offrande est accompagnée d’un cérémonial, de courtes prières et de diffusion d’encens.

Les fleurs

Les balinais aiment également disposer partout des fleurs. Ainsi, chaque matin à l’hôtel d’Ubud, nous assistons au même rituel qui consiste à faire tomber les fleurs toutes fraîches des arbres et les disposer partout dans les jardins et devant les chambres. Un plaisir à regarder.

Les cérémonies

A Bali, la spiritualité est omniprésente. Chaque jour, nous pouvons assister à des prières, des cérémonies ou encore croiser des processions.

Lors de notre séjour, à l’occasion de la pleine lune, nous avons eu la chance d’assister à une cérémonie dans un temple puis une autre sur la plage.

C’est généralement toute une famille ou tout un village qui prie ensemble.

Dès que s’annonce une cérémonie, les hommes, les femmes et les enfants revêtent leurs habits de fête. Pour information, les hommes balinais portent au quotidien leur “turban” et le sarong en signe de respect (envers les autres, envers les dieux).

Les processions sont remarquables. Les hommes portent de grandes ombrelles colorées et des autels.  Les enfants jouent de la musique et les femmes portent de belles pyramides de fruits et de fleurs de toutes les couleurs.

Ces véritables trésors, qui ont sûrement nécessité beaucoup de temps et de travail, ne vivent que l’espace d’une prière. Tout comme l’ensemble des offrandes.

Le temps pour les balinais n’est pas le même que pour nous car leur vie s’inscrit dans un éternel recommencement.

Gusti évoque avec nous la croyance des balinais dans la réincarnation. Après l’âge de 25 ans, la mort est considérée comme simplement physique, l’âme restant  quant à elle en vie. Il nous précise par exemple sentir son propre père décédé, présent en lui.

Après quelques chants, des danses et des moments de recueillement, la prière est suivie d’aspersion d’eau et de distribution de riz bénit que les fidèles appliquent sur les tempes, la gorge et le front.

Tous ces rituels sacrés de la vie quotidienne aident les Balinais à atteindre la plénitude et le bonheur spirituel, l’harmonie et la paix. Chaque famille, chaque demeure, possède son propre temple, souvent sous la forme d’un simple autel.

Ces rituels et cet engouement religieux sont vécus avec  simplicité et se fondent parfaitement dans le quotidien. C’est très apaisant.

Les traditions balinaises

Chaque village a conservé des coutumes qui lui sont propres. Nous avons assisté à une tradition très particulière dans le village de Tenganan dans le cadre de l’Usaba Sambah Festival.

A cette occasion, les hommes du village s’affrontent avec des bâtons enroulés dans les feuilles épineuses du pandanus.

Les combats ne durent que quelques secondes mais sont d’une grande violence puisque l’objectif est de blesser son adversaire en frottant les épines de pandanus sur son corps. Les blessures sont bien réelles.

Ces combats restent malgré tout fraternels et sont l’objet d’une liesse collective. Les sourires sont sur tous les visages. Comme nous l’explique Gusti, les hommes sont heureux de ce “sacrifice”, une fois par an.

Nous adhérons difficilement à cette tradition, mais on la respecte néanmoins.

Nous avons beaucoup aimé la façon dont les balinais vivent leur spiritualité et une fois de plus adoré découvrir un culture si éloignée de la nôtre.

En route vers le lac Bratan et les rizières de Jatiluwih

28 juin 2010 à 16:00 | Publié dans Bali | 4 Commentaires

Alleluyah, le ciel est décidément avec nous jusqu’au dernier jours de notre voyage car une fois de plus, la météo nous a été archi favorable. Des orages étaient annoncés régulièrement sur Bali et on a su composer avec les averses pour organiser nos sorties. Le temps évolue très vite sur l’île.
Mais le temps s’annonce catastrophique pour notre dernière excursion. Des trombes d’eau s’abattent sur Ubud toute la nuit et notre départ se fait sous de vraies giboulées et un ciel très chargé. Un orage se prépare. On décide quand même d’y aller, après tout, ce n’est que de la pluie.

Après plus d’une heure de route, nous arrivons au lac Bratan et surtout au Pura Ulun Danu Bratan, un joli petit temple situé sur l’eau, dont Stef parle depuis notre arrivée à Bali.
La pluie s’arrête, on profite de cette chance. Le lieu est superbe. On prend notre temps pour profiter du site, puis on retourne vers la voiture.

Et là, un nouveau miracle se produit. Le ciel se dégage légèrement et surtout, le soleil parvient à pointer son nez! Une demi-seconde de réflexion et voilà Stef qui fait demi-tour pour « refaire le match » avec le temple. Elle est aux anges.

Le Pura Ulun Danu Bratan est dédié à Dewi Danau, la déesse des eaux. Temple “hindou boudhiste”, il a été fondé au 17ème siècle.
Le meru hindou avec son toit de chaume, les montagnes embrumées en arrière plan, le lac tout autour et les balinais présents sur le site apportent à ce lieu une vraie magie.

La journée s’annonce bien. On prend ensuite la direction de Jatiluwih et ses superbes rizières en terrasse, certainement les plus belles de Bali.

Une petite halte nous permet de profiter de la végétation tropicale de l’île tout en admirant au loin le Gunung Batur et le Gunung Agung.

Nous passons de longs moments à nous promener en voiture à deux à l’heure ou à pieds lors de belles balades. Les paysages sont « ouaaaah ». Le soleil perce à travers les nuages et la lumière sur les rizières est à tomber par terre. On en prend plein les yeux.

Les rizières sont à perte de vue et on prend un plaisir fou à observer les fermiers travailler. Quel pied!

Il est temps de quitter toutes ces cartes postales pour nous diriger vers notre dernier temple balinais, le Pura Luhur Batukau. Ce dernier est situé sur les versants Gunung Batukau et au milieu d’une forêt. On y observe un meru à sept étages consacré à Mawa Dewa, l’esprit gardien de la montagne, ainsi que de sanctuaires dédiés aux lacs Bratan, Buyan et Tambligan.

La lumière commence à décliner. Nous sommes un peu moins sous le charme, même si nous apprécions être seuls sur site, ce qui rend l’atmosphère assez particulière.

Et nous reprenons une dernière fois la route. Gusti nous dépose ce soir à Kuta où nous passons notre dernier jour du tour du monde.

Oui, gloups.

Sur la route de Tirta Gangga

26 juin 2010 à 15:51 | Publié dans Bali | 1 Commentaire

On a une nouvelle batterie pour notre appareil photo! Charles a profité du départ de la famille Guironnet (oui, encore eux, on va penser à les garder comme amis…) vers l’aéroport pour se rendre à Denpasar et dénicher une recharge compatible avec notre appareil. Ouuuuuuf. On peut finir notre voyage-reportage en toute sérénité.

C’est donc la batterie pleine et l’appareil photo prêt à fumer qu’on prend la route vers l’est de Bali.

Premier stop de la journée à Semarapura (anciennement Klungkung) et son Taman Kertha Gosa. Non, nous ne crânons pas en essayant de parler l’indonésien, ce sont les noms d’ici!

On se balade tranquillement dans les jardins qui entourent le palais, la « salle de justice » et le « pavillon flottant ».

On profite en prime des mélodies proposées par un joueur de gangsa, sorte de gros xylophone et apprend quelques rythmes aux enfants. L’art musical n’a pas réellement d’école, les mélodies sont apprises par cœur et transmises de génération en génération.

Gusti nous propose ensuite un stop dans une fabrique de sarongs. On assiste ainsi à chacune des étapes de fabrication du sarong, de l’assemblage des couleurs au séchage, en passant par l’effilage puis au tissage final. Le travail est minutieux et conséquent. Une journée est nécessaire pour la confection d’un sarong de qualité.
Nous sommes étonnés de constater que de très jeunes garçons et filles sont au travail. Gusti nous explique que c’est ainsi dans les familles les moins aisées. Les enfants vont à l’école le matin puis travaillent l’après-midi ou vice-versa. Les enfants réalisent leur chance.

En chemin, nous retrouvons de belles rizières mais aussi des plants de cacahuètes.

La route empruntée nous permet d’apprécier une belle vue sur le Gunung Agung, le mont le plus haut (3000m) et le plus révéré de Bali. Comme précisé dans tous les guides, ce dernier se trouve effectivement sous la brume.

Nous arrivons ensuite au point le plus à l’est de notre parcours, à Tirta Gangga. Signifiant littéralement « eaux du Gange », le Taman Pura Gangga et son palais aquatique, composé de plusieurs piscines et bassins décoratifs, est un site absolument magnifique. Une chance, le soleil est au rendez-vous et la lumière splendide. Aux alentours du palais, des collines et des rizières à perte de vue.

Les enfants s’en donnent à cœur joie.

Au cours du déjeuner, on pose à nouveau tout un tas de questions et Gusti nous explique le système des castes à Bali. Il en existe quatre qui déterminent essentiellement le rôle lors des rituels religieux ainsi que le niveau de langage à utiliser.  On apprend ainsi que “Gusti” est en fait le nom de la caste qu’il occupe et non pas son prénom. Mais malgré l’usage des titres, l’importance des castes tend à diminuer et le “mérite” prend peu à peu le dessus.

On reprend la route du retour, en contournant le versant sud du Gunung Agung, entre Amlapura et Rendang. On ne se lasse absolument pas de ces paysages de rizières que l’on traverse encore et toujours. On savait qu’on allait en apercevoir mais sans pour autant imaginer qu’elles couvrent autant de surface sur l’île. On s’étonne également du vert intense des rizières comparées à celles plus sèches ou au contraire totalement inondées du Vietnam. Gusti nous confirme que l’absence de réelle sèche saison sur l’île permet aux balinais de cultiver et bénéficier de récoltes tout au long de l’année.

On poursuit notre chemin jusqu’au dernier temple du jour, le Pura Kehen. L’édifice est situé à flanc de colline et au milieu d’une végétation très dense. On y apprécie une nouvelle fois le meru aux onze toits, ainsi que des sanctuaires ornés de trônes pour la trinité hindoue : Brahma, Shiva et Vishnu.

Bizarrement, l’overdose de temples ne se fait absolument pas sentir. Au contraire, la diversité des monuments et leur environnement, mais également le côté « ouvert » des édifices est superbe. Sans pouvoir se l’expliquer, Stef est absolument sous le charme. Charles un peu moins, mais quand même. C’est une ambiance…

On reprend la route et on croise une procession. Une cérémonie, à laquelle on ne peut malheureusement pas assister, va avoir lieu dans un temple tout proche. Une prochaine fois peut-être…

Quelques kilomètres plus loin, on assiste à une autre sorte de cérémonie. Un groupe d’hommes  tue et prépare le le cochon, comme ça, au bord de la route (nous avons choisi de faire soft au niveau de la photo, car c’était assez gore quand même). Ce soir les enfants, c’est jambon!

On s’offre un dernier arrêt avant de rentrer sur Ubud, histoire de déguster le lait de Coco.

Encore une journée bien remplie, on est crevés. Demain, c’est repos.

Sur la route du Gunung Batur

24 juin 2010 à 08:15 | Publié dans Bali | 3 Commentaires

Nous prenons aujourd’hui le chemin du Gunung Batur, au centre-nord de Bali. Gusti, notre chauffeur attitré pour la découverte de l’île, prend les petites routes, roule à deux à l’heure et s’arrête fréquemment pour nous permettre de marcher le long des rizières ou observer les autochtones. C’est parfait.

Enfin presque parfait car une boulette vient quelque peu perturber notre programme, nous avons perdu la recharge de batterie de l’appareil photo! A quinze jours du retour…no comment. On a demandé sans succès à chaque personne de l’hôtel si leur recharge était compatible avec la nôtre et la batterie montre des signes de faiblesse…Au secours. Stef sans appareil photo, c’est impensable. “On y va mais on a peur” (sic).

On s’arrête en chemin au Gunung Kawi et ses monuments anciens. Il s’agit d’un des plus grands et des plus antiques monuments de Bali.

Au milieu d’une vallée luxuriante, il s’agit en fait principalement de ruines. Gunung Kawi se compose de plusieurs “candi” (ou autels commémoratifs) creusées dans la falaise. Charles et Lola prient comme les balinais.

Au retour, Lola zieute les échoppes d’artisanat et les balinais prennent la pose avec toujours autant de gentillesse.

Gunung Kawi se situe au sud de Tampaksiring. Un autre temple, le Pura Tirta Empul se situe au nord à quelques kilomètres de là. Stef a évidemment prévu de voir ce monument et ses sources sacrées dans lesquelles les balinais se baignent souvent. Oui, mais voilà, on l’a zappé! Déconcentrée par la batterie de l’appareil photo, on a poursuivi la route. Grrrrrrrrrr.

Lors de notre balade, Gusti nous arrête dans une coopérative d’épices. Nous découvrons notamment des arabicas, des cacaoyers, des arbres à clous de girofles, des ananas et des “snake skin”, le fruit du serpent dont la peau est effectivement d’aspect et de consistance très ressemblante avec un serpent.

Nous dégustons des thés au citron et au gingembre, du chocolat local, du moka, mélange de café et de chocolat (excellent !!) et du Kopi. Ce café est le plus cher au monde ! Il faut dire que sa fabrication vaut le détour. Les grains de café produits sur place sont grillés puis mangés et digérés par des mangoustes ! Les crottes de l’animal sont ensuite lavées, les grains de café récupérés et torréfiés. Le résultat est semble t’il exceptionnel et quoi qu’il en soit hors de prix !

La visite de la coopérative est l’occasion pour le producteur qui nous accueille de nous montrer sa maîtrise du français. Il nous fera éclater de rire à plusieurs reprises avec ses blagues et jeu de mots en français ! Il finira de séduire Paolo en l’appelant Harry Potter. Un excellent moment.

Nous arrivons au Gunung Batur en fin de matinée et déjeunons en terrasse avec un panorama splendide sur le volcan, sa “double caldeira” (ses deux cratères l’un dans l’autre) et son lac. Pour la petite info, l’activité du volcan ces dernières années a fait naître plusieurs petits cônes sur son flanc. Des secousses et une activité géologique sont en effet régulièrement enregistrées. On observe d’ailleurs très nettement les traces des éruptions passées, dont la dernière date de 1994.

Nous poursuivons notre route et nous arrêtons un peu plus loin au Pura Ulun Danu Batur. Comme à chaque fois, les enfants revêtent avec un grand plaisir le traditionnel sarong et la ceinture.

On retrouve dans ce temple les “merus” aperçus quelques jours plus tôt. Ce sont nos chouchous à Bali.

Et on assiste à la prière de quelques fidèles, seuls autorisés à pénétrer dans l’enceinte sacrée. Les photos sont pourries car prises avec la caméra…bah oui, la batterie de l’appareil faiblit ! Trop trop dur…

Dans l’enceinte du temple, une cérémonie vient d’avoir lieu et on aperçoit un groupe d’hommes préparer un terrain en terre. Un combat de coqs va se dérouler. Les enfants sont aux anges.

Mélange de sacrifice, de sport et de jeu, les combats de coqs font en effet régulièrement partie des cérémonies dans les temples. Lorsque les festivités commencent, les participants réunissent les deux coqs et leurs attachent une pointe en métal à la patte. Puis les hommes se rapprochent du cercle de combat et lancent les paris. L’atmosphère devient alors électrique.

Les coqs sont jetés l’un contre l’autre. Les plumes volent de toutes parts. Le combat ne dure qu’une trentaine de secondes quand un des coqs s’écroule, en sang. Un peu violent comme “cérémonie”.

Après le combat, on évoque cette tradition avec Gusti. On lui apprend pour l’occasion que le coq est l’emblème de la France et lui, répète avec amusement l’expression “être fier comme un coq”.

On reprend la route en direction d’Ubud et on échange beaucoup avec Gusti qui prend un réel plaisir à nous faire découvrir son île.

Parmi nos discussions du jour : la svastika, dont le symbole figure en pendentif dans la voiture de Gusti. Si l’Asie nous aura offert quelques chocs culturels, la svastika n’est pas la moindre.

Kézako ??? Rien moins que la croix gammée mais pas dans le même sens et surtout pas avec la signification qu’on lui connaît en Europe. On en a vu énormément au Vietnam et à nouveau beaucoup à Bali. Et on se rend compte à quel point le contexte est important.

Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique  pour symboliser l’éternité. En Occident, le svastika pointant vers la droite et généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les Nazis, et acquit dès lors une forte connotation négative qui en a fait quasiment disparaître l’usage en Occident après la seconde guerre mondiale.

On peut décrire la svastika comme une croix  composée de quatre potences prenant la forme d’un gamma grec en capitale, d’où son autre appellation de croix gammée.

Aucune gêne ici, même en temps qu’européen, à voir ce symbole partout présent dans les temples, mais il est inconcevable de le ramener en Europe pour le mettre en décoration dans une maison comme souvenir ! Un regret : ni Stef ni Charles ne se souviennent avoir appris à l’école la signification originelle de la svastika. C’est pourtant très intéressant de comprendre comment et pourquoi un dictateur s’empare d’un symbole positif universel pour en faire un instrument de terreur.

Sur le chemin du retour, on s’offre de magnifiques paysages de rizières. On y observe un enfant jouant avec son cerf-volant, activité reine de Bali. On achève ici notre batterie avec ces dernières photos, il est temps de rentrer.

Merci Gusti pour cette superbe journée.

Pura Taman Ayun et Pura Tanah Lot

20 juin 2010 à 15:20 | Publié dans Bali | 2 Commentaires

Pour notre séjour à Bali, nous installons notre camp de base à Ubud. En effet, après quelques hésitations, nous décidons de changer notre rythme pour cette dernière destination et décidons de rester quinze jours à Ubud  (un vrai record) et faire des excursions à la journée plutôt que voyager en itinérance et changer plusieurs fois de d’hôtel sur l’île. Comme prévu, on prend le temps de ne rien faire  avant notre retour en France.

C’est donc entre deux sauts dans la piscine, de longues séances de bouquinage, de flânerie dans les rues d’Ubud, de discussions passionnées avec la famille Guironnet (autour de bons plats balinais) ou encore de parties de jeux endiablées des enfants que nous partons explorer l’île à la journée.

On consacrera un article sur Ubud et ses environs proches en fin de séjour. Patience. Avant cela, exploration de l’île.

Pour notre première sortie, on se contente d’une demi-journée en prenant la direction du temple de Tanah Lot, à voir au coucher du soleil.

E chemin, nous nous arrêtons au Pura Taman Ayun, qui signifie littéralement “temple dans un beau jardin”.

Le Pura Taman Ayun est un immense temple d’Etat construit au 17ème siècle.  L’enceinte est inaccessible car considérée comme sacrée et abrite de multiples “meru” ou sanctuaires à plusieurs toits. Ceux-ci ne sont pas sans nous rappeler les pagodes à plusieurs étages rencontrées au Japon… mais “à la balinaise”.

Le temple est érigé au centre d’un bassin et symbolise le monde hindouiste de Bali. Les autels et les meru symbolisent les montagnes balinaises et les temples principaux, si bien que le fidèle peut y prier comme s’il était en présence des “originaux”. Le meru de onze étages, le plus haut, symbolise le Gunung Batukau, la deuxième montagne de l’île après le Gunung Agung.

Le lieu respire la sérénité. Stef a le coup de coeur.

Nous reprenons la route et ses nombreux nids de poule (bonne idée de nous laisser guider par un chauffeur local!). Stef et Sandrine craquent une seule fois pour demander un arrêt photo! De belles rizières se trouvaient sur notre chemin, impossible de résister…

Puis nous arrivons sur le très touristique site du Tanah Lot. Nous déambulons longuement entre les échoppes d’artisanat et de souvenirs. Les enfants ne résistent pas à essayer les masques aperçus lors des spectacles de danse.

Nous arrivons enfin sur site. Comme le Pura Ulu Watu , le Pura Tanah Lot est un temple dédié à la mer.  Il se dit d’ailleurs que chacun des temples de la mer est visible depuis le suivant et qu’ils forment ainsi une longue chaîne le long de la côte sud-ouest de l’île.

Tanah Lot est juché sur une énorme roche, entourée d’eau à marée haute et accessible à marée basse. On rejoint la foule de touristes (mais qu’est-ce qu’ils font tous là?) pour se rapprocher du temple.

Puis on se dirige un peu plus loin pour l’admirer en attendant le coucher du soleil. Les enfants s’amusent comme des fous, on prend la pose, on mitraille dans tous les sens…on se fait plaisir.

Le coucher du soleil ne sera pas à la hauteur de nos espérances, ça ne peut pas marcher à tous les coups. C’est tout de même splendide, on n’est loin d’être blasés. Ils vont nous manquer les couchers du soleil…

Les danses balinaises

19 juin 2010 à 05:55 | Publié dans Bali | 4 Commentaires

Les spectacles de danse sont profondément enracinés dans la culture balinaise. ll est donc impensable pour nous de venir à Bali sans assister aux spectacles proposés chaque soir par plusieurs groupes d’artistes.

Les spectacles mêlent à la fois le chant et la danse et racontent très souvent des épisodes de récits mythologiques ou de récits historiques de l’Indonésie. Les danses de kecak, de barong et de legong  sont les plus réputées.

Les balinais aiment mêler sérieux et burlesque dans leurs spectacles, ce qui fait le bonheur des grands et des petits.

Les danses sont le fruit d’un grand travail et ont une signification précise. Chaque geste du poignet, de la main et des doigts à un sens ; les expressions du visage découlent d’une chorégraphie rigoureuse. Les danseuses gardent toujours les lèvres fermées.

Le Kecak

Nous avons assisté à la danse du kecak à Ulu Watu.

Le kecak est la danse la plus récente des danses balinaises. Elle raconte un épisode du Ramayana (récit épique hindou) au cours duquel l’armée des singes, commandée par Hannuman, aide Rama à délivrer son épouse Sita, prisonnière de Ravanna, le roi de Lanka, qui l’a enlevée. Tout le monde a suivi ?

Le kecak est accompagnée par un chœur d’hommes (plusieurs dizaines) debout ou assis en rond autour d’un feu, qui produisent eux-même le rythme de la danse en poussant des ‘tchac – tchac – tchac’ imitant le cri des singes. D’où le nom donné à la danse : le kecak (prononcer ketchak).

Après le spectacle, les artistes acceptent de prendre la pose avec le public. Les enfants ne se font pas prier. Lola adore la jolie danseuse balinaise, les garçons préfèrent l’acteur déguisé en singe blanc.

Nous profitons de notre séjour à Ubud, la capitale culturelle de l’île, pour découvrir les autres danses. C’est avec la famille Guironnet que nous assistons à un spectacle proposant les danses de Legong et de Barong. La salle de spectacle et les décors mettent dans l’ambiance. C’est magnifique.

Le Legong

La danse de Legong, la plus gracieuse de toutes, est exécutée par des jeunes filles. On se rend compte à quel point la précision des gestes des danses balinaises nécessite un long et difficile apprentissage. Les mouvements très complexes des mains et des yeux exigent une coordination parfaite entre les artistes. Les costumes sont magnifiques et les danseuses ont également recours à des accessoires comme des éventails ou des fleurs.

L’histoire, très stylisée et symbolique, met en scène deux “legong”, l’une imitant les mouvements de l’autre tel son reflet dans un miroir.

La musique qui accompagne les danses balinaises (hormis le kecak) est propre à l’île. Elle est exécutée par un orchestre appelé gamelan. Celui-ci est principalement composé d’instruments de percussion, comme des gongs ou des métalophones, et complété par des flûtes.

Le Barong

Egalement appelée « danse du kriss », le Barong est une des danses les plus célèbres de Bali.

Elle doit son premier nom à l’animal mythique qui apparaît dans la danse et son second nom à un accessoire intervenant également au cours de cette danse : le poignard balinais à lame ondulée : le kriss.

Dans la mythologie balinaise, le Barong est le symbole des forces positives de l’univers. Il est opposé à la sorcière Rangda. Cette dernière parvient à contraindre les hommes qui la combattent aux côtés du Barong à retourner leurs kriss contre eux-même. Il faut tout le pouvoir magique du Barong lui-même pour éviter la mort de ses compagnons et vaincre Rangda.

Au cours de cette danse, les danseurs aux kriss entrent en transe.

Le Barong est actionné pas deux danseurs qui prennent place dans un costume : l’un occupe la partie avant de l’animal, l’autre sa partie arrière. La tête de l’animal est faite d’un masque de bois, et le danseur fait claquer sa mâchoire au cours de la danse. Sa fourrure est faite de longs poils soyeux, il est paré d’or et porte une barbe décorée de fleurs. Le barong est dépeint comme peureux, un peu naïf, mais d’un courage et d’une dévotion immense.

Nous sommes réjouis par cette nouvelle découverte culturelle, si loin du Japon que nous venons de quitter. C’est vraiment ce qui nous enthousiasme dans ce tour du monde, passer du jour au lendemain d’un monde à l’autre.

Les enfants ont également adoré ces spectacles. Avec les copains, c’est encore plus la fête.

Jimbaran et Ulu Watu

17 juin 2010 à 00:09 | Publié dans Bali | 3 Commentaires

Enfin les vacances ! Après 10 mois de travaux forcés autour du monde, on vient se poser à Bali. Mérité non ?

Les conditions sont remplies pour lézarder. Hôtel très agréable avec piscine, soleil, clim et super resto pour pas cher. En dehors d’une petite sortie le premier jour vers la plage (très très sale), on aura juste visité le temple d’Ulu Watu et assisté au spectacle de danse Kecak durant nos trois jours à Jimbaran, dans la péninsule de Bukit. Pour le reste, école, piscine, dodo. On se réveillera à Ubud ! Peut-être.

Stef, plus matinale est également allée prendre quelques photos des pêcheurs au lever du jour.

Au sud de la péninsule de Bukit, le site d’Ulu Watu est réputé pour ses spots de surf tout comme Kuta beach un peu plus au nord. Vincent, le beau-frère de Charles et surfeur version grande classe, connaît bien le site pour y avoir surfé à plusieurs reprises.

Le Pura Luhur Ulu Watu, temple dédié aux esprits de la mer, est perché au sommet d’une falaise vertigineuse qui plonge dans les vagues. Le temple n’a rien à voir avec l’architecture vietnamienne ou japonaise. Il ‘est pas spécialement joli,  mais son emplacement rend le lieu vraiment attrayant. Pour accéder au temple, les adultes doivent avoir les jambes recouvertes d’un sarong prêté ou loué sur place. Si les jambes sont jugées suffisamment recouvertes, alors une simple ceinture suffit.

Par contre le coucher de soleil sur son toit de chaume, suspendu au bord de la falaise face à l’océan est à voir absolument. Ce soir-là, il est superbe et nous rappelle un peu celui de l’Ile de Pâques…On n’est pas mal.

On a été plus qu’avertis qu’il fallait nous méfier des fameux singes chapardeurs, présents tout autour du temple. Et effectivement, plusieurs touristes ont vu leurs lunettes attrapées au vol par les singes ultra-rapides. On ne fait pas les fiers car les singes sont agressifs et montrent facilement les crocs. Charles s’est même retrouvé avec un singe sur le dos essayant de lui prendre son chapeau, heureusement retenu par les ficelles. Plusieurs balinais se postent sur le parcours et viennent au secours des touristes  en lançant des fruits aux singes qui rendent ainsi les lunettes, chapeaux et autres barrettes chapardées (ceci contre quelques roupies, faut pas pousser !).

L’autre intérêt de notre visite à Ulu Watu est le spectacle de danse de kecak donné sur le site. Mais on vous en dira davantage lors d’un prochain article consacré aux danses balinaises.

Avant de partir de Jimbaran, nous fêtons le premier anniversaire de la série, celui de notre petite (grande!) Lola. 6 ans à Bali, c’est la classe. Ca fait juste 8 mois qu’elle réclame « une belle robe comme les balinaises » pour ses 6 ans! Nous y voici enfin, ne reste plus qu’à trouver LA robe.

Nous prenons maintenant le chemin d’Ubud où nous retrouvons pour une semaine la famille Guironnet, déjà croisée à Valparaiso. Nous nous réjouissons de partager nos tours du monde respectifs, qui s’achèvent le même jour !

Cékankonvaoù fait son cinéma !!!

12 juin 2010 à 09:42 | Publié dans Ouest américain | 12 Commentaires

Vous êtes confortablement assis dans l’avion entre Tokyo et Bali. C’est le moment idéal pour une pause cinéma…

Les plus fidèles d’entre vous se souviennent de notre passage dans les Canyonlands en octobre dernier. Les enfants y avaient donné la représentation unique d’un spectacle de cow boys et d’indiens. Pour vous rafraîchir la mémoire, cliquez ici.

C’est le premier film de Paolo. Vraiment. Il a inventé toute l’histoire, les dialogues, les costumes et la mise en scène. Il a dirigé Lola et Alexis avec brio, il n’a pas lâché son père pendant le montage et donné ses consignes sur les fondus enchaînés, les petites séquences à la fin du film etc… Il a aussi réécrit les dialogues en visionnant les rushs car la prise de son en direct était catastrophique à cause du bruit du vent. Les enfants ont donc entièrement doublé le film, on a ajouté un fond sonore avec des criquets (seul bruitage  à peu près raccord dans imovie…) Pour 5 minutes de film, c’est un sacré boulot.

Le pitch :

Un couple d’indiens (Lola et Alexis) surprend un cow boy sur son territoire (Paolo) et le capture. Mais le cowboy est pacifique et juste curieux de la culture indienne, il veut apprendre à tirer à l’arc. Il sera rapidement accepté par les indiens qui vont lui apprendre la chasse, lui faire gouter du goulougoulou (sic) avant de l’introniser dans leur tribu et d’en faire un “cowboy indien”.

On ne va pas jouer les modestes, on est fiers du résultat et “Le cow boy – indien” tiendra assurément une place privilégiée dans notre boîte à souvenirs.

On s’était engagés à publier le premier film de Paolo dès la fin du montage. Le voici.

Notre Japon pratique et anecdotique

11 juin 2010 à 02:33 | Publié dans Japon | 6 Commentaires

Passer du Vietnam au Japon, ohlalala, quel choc! Ce n’est pas compliqué, les deux pays sont aux antipodes!

Le Japon est un pays occidental et pourtant il est différent…pas pareil quoi. Il n’y a pas un Japon mais des Japons.

Les japonais ont une culture très particulière, faite de règles et de contraintes, et en même temps empreinte de beaucoup de fantaisies. Ce pays est tout en contrastes et contradictions. C’est très étrange et ça nous laisse souvent perplexes…et amusés.

C’est quand même troublant de passer d’un mariage en tenue traditionnelle aux “vêtements” déjantés des jeunes le dimanche,  de croiser des hommes en costume-cravate avec des peluches accrochées à leur téléphone portable, de rencontrer dans la rue des femmes habillées en kimono traditionnel ou des jeunes filles habillées (déguisées) en poupée, d’observer les hommes d’affaire stressés le matin à saluer 100 fois leur patron et de les retrouver en train de s’éclater au Pachinko comme des dératés en fin de journée, de passer de la folie ultra moderne de Tokyo à la culture traditionnelle et zen de Kyoto, de voir en vrai des sumos et des geishas, d’écouter les musiques très enfantines qui accompagnent les annonces dans les gares ou les métros quand tout le monde semble si sérieux, silencieux et ordonné, d’assister à la représentation de geishas puis quelques jours après à celle d’un spectacle complètement loufoque de japonais surexcités, de dormir dans un temple et sur des futons, d’entendre “merciiiiiii” 250 fois par jour et voir tous les japonais se courber en permanence sur son passage…

Le Japon est à la fois un film et un dessin animé, sérieux et fantaisiste, moderne et traditionnel.

La propreté au Japon

C’est la première chose qui nous a frappé ici. Le Japon n’est pas propre (l’Australie est propre) mais carrément aseptisé. Pas une poussière rencontrée en plus de 3 semaines! Tout est nickel absolument partout, mais à un point même pas imaginable!
Dans les hôtels, il est interdit de circuler avec nos chaussures, des chaussons sont mis à disposition des clients. Mais on doit les quitter pour marcher sur les tatamis et encore en changer pour passer de la chambre à la salle de bain.
Dans les métros ou les gares, on voit en permanence des employés nettoyer les escaliers, les quais etc…On a même halluciné de voir toute une rangée d’employés attendre l’arrivée du prochain train : un par porte! En 2mn chrono, le train est nickel. D’autant plus que dans le train lui-même, une hôtesse passe toutes les 30mn pour ramasser nos déchets…pas une miette.
Et dans le même temps, on a du mal à trouver des poubelles dans la rue…Les japonais conservent leurs déchets dans des sacs en attendant LA poubelle.

La politesse au Japon

Au Japon, on ne dit pas « merci » mais « merci-beaucoup-infiniment-c’est trop gentil-merci encore-merciiiiiii », le tout répété en continu et agrémenté de courbettes bien prononcées (et répétées elles aussi). Leur « arigato gosaïmaaaaaasssss…. » est LA petite musique qui nous reste dans la tête à la fin de notre séjour.
Quand on rentre dans un magasin, on a droit à des « merci-etc… » pendant tout le temps de nos achats, quand on paye et jusqu’à notre sortie, et ce, par les trois employés du magasin qui manquent chaque fois de se cogner la tête contre le comptoir tellement ils se baissent pour nous saluer…C’est assez incroyable à vivre.
Les japonais remercient et saluent tout le temps. Le contrôleur de train salue les passagers en entrant et en ressortant de chaque wagon, les employés saluent leur patron plusieurs fois en s’adressant à eux dans la rue, même l’ascenseur nous remercie de monter avec lui!

Se nourrir pour pas (trop) cher au Japon

Vous ne lisez pas le japonais? Pas de souci, les plats sont exposés en vitrine. Comme ça, on voit ce qu’on va manger et il suffit de montrer du doigt le plat qu’on choisit. Ce n’est pas très poli mais c’est pratique.

On trouve en vente partout des plateaux-repas à base de sushis. Ces plateaux sont très prisés par les japonais eux-mêmes. Une formule sympa, le bento, un plat bon marché. Il existe même des distributeurs de plateaux-repas! Vous choisissez votre plat, vous payez et vous allez chercher le plat auprès d’un serveur qui a tout préparé en deux temps-trois mouvements. Efficacité rime avec japonais.

Le must reste quand même les restos où l’on mange assis (ou debout)  et où l’on voit tourner les fameuses assiettes de sushis.

Une confidence : on n’est pas hyper fans des sushis.
Autre confidence : Stef ne peut plus voir les noodles en peinture. Du coup, on fait menu séparé.
Globalement, la cuisine vietnamienne a notre préférence par rapport à la cuisine japonaise.

L’ordre japonais

Dans le métro, les gens attendent derrière des lignes marquées au sol et en file indienne. Pas un pied ne dépasse! Oui, le français a du boulot…

Les feux japonais durent très longtemps, on peut ainsi traverser en toute tranquillité, c’est bien. Mais quand on est dans un endroit paumé et qu’aucune voiture n’est visible à l’horizon, on a beaucoup de mal à ne pas traverser, même si le petit bonhomme est encore rouge…Aucun japonais ne ferait ça!

Les jeux
Les japonais aiment jouer dans les salles de jeux. On en trouve partout. C’est étonnant d’observer le cadre en costume-cravate tenter d’attraper une peluche entre midi et deux…Ceci dit, c’est un exutoire comme un autre…Le jeu le plus populaire est le Pachinko, dont des salles lui sont dédiées spécialement. C’est un mix entre la machine à sous et  un flipper vertical. Les joueurs achètent des billes de métal qu’ils introduisent et projettent dans un circuit vertical afin de gagner d’autres billes. Ces dernières sont échangées contre un prix.

Nos dessins animés japonais

On se rend compte en étant ici à quel plein TOUS nos dessins animés d’enfance sont japonais!

A chaque coin de rue, les références fusent:

« Oh regarde, les lycéens portent les mêmes habits que dans « Jeanne et Serge »!

« Oh regarde, les écoliers ont le même cartable que dans Olive et Tom ».

« Oh regarde, la voiture rikiki et en forme de rectangle!”. On a même plusieurs fois reconnu le chauffeur avec la casquette qui lui tombe sur les yeux et dont la tête ne dépasse pas le pare-brise… »

- « Oh regarde, toutes les dames qui tiennent un commerce portent un foulard sur la tête comme la maman de  Lucile (de “Embrasse-moi Lucile”, m’enfin!!). Bon ok, dans le dessin animé, c’est le papa de Lucile qui porte le foulard mais bon…

- On a même vu le papa d’Actarus! Mais siiiii, le petit vieux tout chauve (enfin, avec 3 poils sur le crâne), avec les yeux presque fermés et les dents en avant et hyper écartées!

Le Japon est un remake de notre enfance, c’est trop bien. Tous les adulescents qui se respectent doivent absolument venir ici au moins une fois!

A part ça et dans le désordre

- On a aperçu le lundi matin, celui qui qui nous a semblé être le patron (ou manager) en train d’«accueillir» ses employés ou plutôt les inciter à se dépêcher. Comme ça, dans la rue. Avec les courbettes.

- Partout sur les trottoirs, sur les quais, dans les métros etc…des chemins sont tracés pour les aveugles. Et très souvent, le braille est utilisé (dans les ascenseurs, pour les plans etc). On trouve ça super bien.

- Dans le même état d’esprit, on a pu constater avec quelle facilité les personnes en fauteuil roulant prennent les transports en commun. Que ce soit dans les bus, les métros ou les trains, tout est organisé en un temps record pour que le fauteuil accède puis prenne sa place dans le transport. Les sièges du bus se plient et des passerelles (automatiques ou manuelles) sont utilisées. On avait constaté la même efficacité aux Etats-Unis.

- Le Japon est silencieux. Que ce soit dans un temple, dans le métro ou dans la rue un samedi dans un quartier populaire blindé de monde, il n’y a pas de bruit.

- Les chaussettes en “pied de cochon” sont très répandues…Tout le monde en porte en fait.

- Les japonais circulent beaucoup à vélo. Mais ici, les vélos partagent le trottoir avec les piétons.

- il nous a semblé que les Kyotoïtes étaient plus décontractés que les Tokyoïtes.

- Messieurs les japonais, oubliez les cheveux longs. Ca nous fait le même effet que les films de samouraïs à la télé…C’est à mourir de rire!

- On a croisé de nombreuses personnes âgées, non pas voûtées mais carrément pliées en deux. A quoi est-ce dû?

- On rencontre très souvent dans la rue des femmes en kimono traditionnel.

- Les japonaises marchent les pieds vers l’intérieur.

- La star ici est incontestablement Hello Kitty. Elle est absolument partout. Sinon, Stich (de Lilo et Stich) est bien placé. On est complètement à la page en France en fait…

- Tout japonais qui se respecte a un, deux ou dix doudous accrochés à son sac ou son téléphone portable. Même les hommes d’affaire hyper sérieux dans leur costard-cravate ont leur petite peluche rose-bonbon accrochée à leur téléphone portable!
Les japonais aiment aussi beaucoup les grelots, ils en mettent partout avec leurs « doudous ».

- On a adoré la beauté des chambres japonaises et dormir sur des futons. Le style est épuré, l’espace hyper bien optimisé. Et quand on a en plus les portes coulissantes et le jardin japonais autour, c’est le top. Charles veut une grande chambre japonaise et des futons dans notre prochaine maison, c’est dire…

- Les japonais sont incapables d’être pris en photo sans faire le signe du V de victoire. On n’en a pas vu en tout cas…

- Le très design Shinkansen (le TGV local) est ultra rapide, ultra ponctuel, ultra propre et ultra spacieux. On est en 1ère classe, sauf que non. Un truc génial aussi, les sièges se tournent tous pour être systématiquement dans le sens de la marche. Et une hôtesse passe régulièrement pour nous proposer des en-cas (comme dans l’avion ou au cinéma avant le film…jadis).

- S’il reste moins systématique qu’au Vietnam, le port du masque reste malgré tout fréquent. On rencontre également beaucoup de femmes qui se protègent du soleil avec une casquette XXL ou une ombrelle.

- Le culte des mangas n’est pas un mythe. Partout des affiches, des effigies et des livres mangas.

- Le karaoké est culte au Japon. Imaginez Abba en japonais…

- Info spéciale Torii, un incontournable du pays. Un torii (litt. « là où sont les oiseaux ») est un portail traditionnel japonais. Il est communément érigé à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane. Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l’accès à un temple doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde réel. Il n’est pas rare de voir des japonais contourner un torii lorsqu’ils ne pensent pas repasser plus tard par cet endroit. (merci Wikipédia).

- Au Japon, il n’y a pas d’aires de jeux pour les enfants ou alors très peu.

- On a été impressionnés par le nombre incroyable d’écoliers et d’étudiants en visite dans les temples ou les sites touristiques. On est en mai, c’est la période des sorties scolaires, mais quand même…

- On a du mal à trouver un banc pour s’asseoir dans les parcs ou même en ville. Les japonais ne s’assoient pas! On était de vraies attractions lorsque les enfants s’affalaient au milieu des sacs dans le métro ou pire encore, quand on s’asseyait tous sur un muret pour manger notre “repas” du midi. Faites donc  manger des sushis à des enfants en marchant vous !

- La pauvreté n’est visible que la nuit. A Tokyo, en début de soirée, les SDF apparaissent comme des ombres. Des hommes, assez âgés, parfois sous alcool, invisibles le jour, investissent les abords des stations de métros pour passer la nuit.

Voilà pour le petit compte rendu sociologique japonais. C’est un pays paradoxal, enfantin et paternaliste, ordonné et déjanté, traditionnel et ultra moderne, mais où semble régner une certaine harmonie.

Nous volons maintenant vers Bali, notre dernière escale avant le retour en France, dans 3 semaines seulement.

Tokyo 2, le retour

9 juin 2010 à 04:11 | Publié dans Japon | 4 Commentaires

Après la suite royale au temple de Zenkoji, retour à Tokyo pour nos deux dernières nuits japonaises. Nous les passerons … en cellule ! Oui, oui, notre chambre a tout d’une cellule de prison : tout béton, une porte blindée, un couloir grillagé. Ah ! si, un détail. Il faut payer : 120€ !!!

Si jamais on avait oublié que le Japon était cher, là on s’en souvient bien… Pour la petite histoire, depuis le début du tour du monde le prix d’une nuit varie de 6€ (à la baie d’Along) à … 120€ ici-même.

Heureusement, les matons organisent un petit spectacle pour remonter le moral des prisonniers, donné par deux japonais surexcités. C’est comme on se l’imagine, loufoque, marrant (la vidéo à voir prochainement).

On se balade au temple Senso Ji, situé juste à côté de l’auberge. Celui-là même où se déroulait le Matsuri à notre arrivée au Japon. On le re-découvre, sans festival cette fois. Et il est magnifique.

On observe avec toujours autant de plaisir les différents rituels qui entourent l’entrée dans l’enceinte sacrée du temple et on déambule tranquillement dans les allées commerçantes aux abords du temple.

On s’offre également le fameux resto “des sushis tournants”. C’est notre attraction du jour. Les assiettes passent plusieurs fois devant nous avant qu’on comprenne le système.  Les prix sont affichés par couleur d’assiette pour se repérer et on paye le nombre d’assiettes attrapées au vol. Le cuistot au milieu à pour rôle de réapprovisionner le tourniquet et c’est là que c’est pô juste! On prend les assiettes qui nous plaisent mais de nouvelles avec des mets appétissants apparaissent à chaque fois! Dur de s’arrêter…

On va faire un tour dans une salle de jeux, les enfants se défoulent un peu et on retourne à l’auberge.

Sauf Charles, qui part découvrir Tokyo de nuit. Pour une quête. Charles fait une fixette depuis plusieurs années sur la scène de “Lost in translation” où Scarlett Johansson, en petite tenue, s’assoit sur le rebord de la fenêtre de sa chambre d’hôtel avec vue imprenable sur Tokyo. Définitivement culte !!!

Donc Charles veut voir le Park Hyatt hôtel de Tokyo, et si, par bonheur, Scarlett Johansson est dans le coin, il tapera volontiers la causette. A défaut, il acceptera volontiers de boire un whisky avec Bill Murray et son allure spleenée (culte aussi !).

Le Park Hyatt est bien là, les acteurs, non. Mais Charles peut quand même jeter un regard en l’air, la scène se déroulait entre 39ème et le 52ème étage de ce building de Shinjuku.

Bon allez on arrête de jouer les groupies, on est en reportage sur Tokyo by night.

Le quartier Shinjuku est illuminé d’inscriptions en japonais, on retrouve un peu l’ambiance de Times square à New York mais en plus modeste quand même. Une petite virée dans le quartier chaud de Kabukicho juste le temps de se faire brancher par un type qui me propose un peu de bon temps si je le souhaite avec une blonde à forte poitrine (gestes à l’appui car son anglais est approximatif). Demi tour !

Les salles de Pachinko sont bondées, la musique  à fond. Bon il faut le voir mais c’est pas trop sa came à Charles qui s’en retourne vers Asakusa. Le temple senso – ji et la pagode sont maintenant quasi déserts, l’occasion de les prendre en photo illuminés.

Fin de la promenade, retour en cellule ( bon on rigole hein, les lits sont douillets !) avec les Cékankonvaoù.

Demain, on quitte les yens pour les roupies.

Takayama

8 juin 2010 à 01:40 | Publié dans Japon | 3 Commentaires

Bienvenue au temple Zenkoji, sa salle de prière, son bouddha au sous sol dans un noir total et … ses chambres d’hôtel !

Encore une curiosité typiquement japonaise, le Zenkoji temple inn est bien un temple-hôtel.

Et c’est une merveille de chambre qui nous attend. Des cloisons japonaises entourent toute la chambre. Quatre futons et des couettes moelleuses à souhait n’attendent que nous. Et partout autour de la chambre un jardin japonais. On est ravis de finir avec un Japon aussi traditionnel … et moderne ! avec une connexion Wifi en béton.

On profite 3 nuits de notre palace, on fait école assis sur les tatamis, les cahiers disposés sur la table basse.

Et on sort l’après midi flâner dans les ruelles de Takayama. De vieilles maisons en bois pleines de charme, des boutiques d’artisanat tout aussi craquantes, quelques temples installés sur la colline, c’est très très reposant. Il faudrait revenir en hiver pour voir ce village de montagne sous la neige.

Les journées passent à cent à l’heure, on n’arrive pas à croire qu’on va quitter le Japon dans deux jours.

Finalement, le programme de visite méritait amplement nos 25 jours. Reste à profiter de Tokyo by night et on s’envolera ensuite pour Bali, notre dernière destination.

Le spleen du retour n’est pas loin…

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