Nouméa

16 avril 2010 à 09:19 | Publié dans Nouvelle Calédonie | 3 commentaires

Nouméa nous offre plusieurs visages pendant nos 3 séjours passés à l’auberge de jeunesse.

Nos premiers pas en Nouvelle Calédonie ont lieu sous la pluie, due en grande partie au cyclone Thomas qui passait juste à côté. Depuis le début de notre voyage, nous sommes plutôt gâtés par la météo, mais cette fois, nous devons prendre notre mal en patience avant de partir à la découverte de Nouméa et de ses environs.
Au programme, repos, école, télé et ping pong.

En arrivant sur Nouméa et à l’auberge, nous avons un petit « choc culturel », nous sommes en France! Si loin de la métropole et pourtant, jamais les enfants ne se sont sentis autant chez eux que depuis 8 mois. Quel plaisir pour eux de retrouver les biscuits du matin, les céréales ou encore les produits laitiers non sucrés! Quel plaisir aussi d’entendre parler français.
Pour nous, l’approche est plus délicate. On se rend compte qu’on se sent bien en touristes à naviguer au milieu d’autres voyageurs et à parler un anglais approximatif. A l’auberge, on ne croise que très peu d’étrangers et quasiment tous les pensionnaires sont là dans l’attente d’un travail et d’un logement stable. Nous sommes les seuls à réellement voyager et on comprend tout ce qui se dit. Nous avons besoin d’un temps d’adaptation et nous avons la confirmation de ce qu’on savait déjà, on à envie que le voyage se prolonge.

Avant de partir pour notre tour de la Grande Terre, nous avons l’occasion d’arpenter le centre ville pour nous balader, l’auberge étant située à seulement 5mn à pieds de la place des Cocotiers. Nous longeons aussi la baie de l’Anse Vata, l’une des plus populaires sur Nouméa.

L’auberge offre quant à elle une vue sympa sur Port Moselle, même sous sous les nuages.

Nos deux séjours suivants (avant et après l’Ile des Pins) correspondent à l’arrivée de Virginie et Leny.

Après une première journée de pause afin qu’ils récupèrent de leur voyage (30 heures et 3 escales, même pas mal) , nous profitons de la ville, ses baies et ses îlots.

Nous commençons par aller tâter du snorkelling sur l’île aux Canards, que l’on rejoint en bateau-taxi depuis l’Anse Vata. L’arrivée sur la plage donne le ton, c’est moitié sable-moitié corail. Les enfants sont tous excités de partager un bout de leur voyage avec leur copain.   Nous découvrons avec Vivi le corail et les poissons en suivant le sentier sous-marin balisé.

Nous prenons plusieurs fois la direction de la plage de la baie des Citrons, située en plein centre et davantage protégée du vent que l’Anse Vata.

Dans la matinée, on profite du marché de Nouméa. On se régale de l’ambiance chaleureuse qui règne à cette heure de la journée. Toutes les femmes sont de sortie et vêtues de leurs belles robes mission. Le soleil brille sur la ville, nous sommes la veille des fêtes de Pâques, l’ambiance est très agréable.

On se fait plaisir en testant des produits locaux dont un poisson, le bossu. Ici, le fruit du dragon.

On arpente le centre. On dévalise les bouquineries et Lola découvre le mot « shopping ».  Elle adore sa nouvelle robe, merci Vivi. En fin de séjour, les rues de Nouméa n’ont plus de secret pour nous.

Pour rejoindre l’aéroport, nous décidons de prendre le bus. On adore. Celui-ci roule lentement et passe par plusieurs tribus. Nous voyageons avec la population locale, c’est bien plus agréable que le taxi que nous avions pris à l’aller.
Notre sentiment contrasté pour la Nouvelle Calédonie est exacerbé lors de ce voyage d’1h30 vers Tontouta.
La Nouvelle Calédonie nous interpelle et mérite davantage que 3 semaines de tourisme. Gilles nous avait dit qu’avec le soleil, la beauté des paysages changeait du tout au tout et que les gens vivaient davantage dehors, ce qui facilitait les rencontres. C’est vrai. Vivant depuis 4 ans ici, il a confirmé la complexité culturelle de l’Ile. En repartant, on comprend tout à fait cet attachement qu’on a senti chez lui lorsqu’il nous parlait de la Nouvelle Calédonie. On a pour la première fois le sentiment d’un manque en quittant le pays. Pour ses paysages, sa culture, son histoire, sa part de mystère…nous reviendrons probablement en Nouvelle Calédonie.

Dernière image du Caillou quelques minutes après le décollage et avant de rejoindre Sydney, nous avons le plaisir de survoler la Barrière de Corail quelques instants. Les couleurs sont splendides. C’est juste magique.

L’Ile des pins

12 avril 2010 à 02:25 | Publié dans Nouvelle Calédonie | 5 commentaires

Le soleil revient et nous sommes plus que prêts pour rejoindre l’Ile des Pins, jugée comme une des îles les plus proches du paradis. On confirme, notre séjour fut magique, paradisiaque.

Mais l’entrée au paradis se paye, et nous avons payé notre dû au voyage aller sur le fameux Betico (prononcer « Betitcho ») surnommé « le Vomito ». On commence par un lever à 4h du matin puis  une marche de 30mn sous la pluie chargés comme des mules, avec nos sacs à dos, les tentes, les sacs de couchage et les sacs de nourriture pour tout le séjour. Mais ce n’est que le début. A mi-parcours, la mer s’est faite plus rebelle et a rendu malade la moitié des passagers (et plus de la moitié de notre propre effectif, logique). Virginie a passé le trajet sur le pont à tenter de calmer Leny qui a demandé au commandant de bord en personne s’il pouvait arrêter le bateau. Ambiance. Il paraît pourtant que les conditions étaient favorables…

Mais l’arrivée sur Kuto efface tout en deux secondes, le soleil est au top et donne au lagon une couleur turquoise qu’on a vu jusque là que sur les brochures. On est au paradis!

Une navette nous attend sur le quai et nous mène au camping de Nataiwatch, un véritable havre de paix. Nous prenons immédiatement nos marques, on ne cesse de répéter, « on va être bien ohlala on va être bien »! Terrain de jeux et liberté totale pour les enfants, on apprécie cette vie en pleine nature à vivre au rythme du soleil sous les farés.

La plage de Kanumera est à 100m du camping et notre première impression ne sera jamais démentie, c’est bien ici le paradis! C’est tout simplement splendide. La forme arrondie de la baie, les palmiers, les cocotiers, le sable blanc, le lagon et sa couleur turquoise, la gentillesse de la tribu kanak Comagna qui vit ici, le calme qui règne…tout est absolument parfait.

Baignade et encore baignade sont au programme dans ce décor de rêve. Les copines Stef et Vivi vont apprécier leur premier snorkeling au dessus d’un récif de corail magnifique et au milieu d’une multitude de poissons colorés. Les copains Alexis et Leny retrouvent quant à eux le plaisir des jeux ensemble et se retrouvent comme s’ils s’étaient quittés la veille. Charles et Lola barbotent des heures et Paolo fait le poisson, le dauphin, l’autruche aussi tant il creuse dans le sable ou s’accorde des pauses lecture. Qu’est ce qu’on est bien!

On sent que les conditions sont idéales pour le défi néo-calédonien, les enfants sont à fond.

Le lendemain, la météo s’annonçant à nouveau parfaite, on réserve LA journée de rêve. Lever à 6h30 sous un soleil radieux et direction la Baie de Saint-Joseph, lieu de départ des pirogues. Les pieds encore à terre, on est déjà sous le charme. C’est magnifique.

La balade de 2h dans la baie d’Upi est absolument magique. Tout y est. On avance très très lentement, les couleurs de l’eau sont fabuleuses, le soleil et une légère brise sont réglés comme il faut…sur la pirogue, c’est le calme absolu, les enfants laissent leurs pieds traîner dans l’eau et les adultes regardent l’horizon et profitent en silence. Le piroguier est au diapason. Le temps s’arrête.

On guette l’eau translucide dans l’espoir d’apercevoir une tortue quand deux dauphins nous font la surprise de venir nager avec nous quelques minutes! On est aux anges. Pour Virginie, c’est une première, l’émotion est forte. De notre côté, on ne se lasse pas. Quel bonheur!

Encore 30 minutes de navigation et la pirogue accoste, nous voilà obligés de reposer les pieds sur terre. Le piroguier fait demi-tour et nous partons de notre côté pour une balade de 30 minutes dans les sous-bois pour rejoindre la baie d’Oro.

Nous traversons la baie, reprenons un nouveau sentier au milieu des palmiers et arrivons dans la magnifique piscine naturelle d’Oro. On est une nouvelle fois DANS la carte postale. Le meilleur architecte du monde ne pourrait pas imaginer une telle oeuvre. C’est juste parfait, tout y est et pourtant c’est sobre, simple, pur. Même les clichés que l’on prend ne parviennent pas à capter la magie de cet endroit.

Déjà 15 heures. C’est avec des étoiles plein les yeux et un peu de blues que nous rejoignons notre camp de base en fin d’après-midi. La journée était parfaite.

C’est très émouvant, après avoir partagé nos aventures via le blog, de profiter de ces moments avec Virginie et Leny.

Vivement la suite !

Le lendemain, journée de repos. Camping et plage. On vit à deux à l’heure.

On prend en photo les cocotiers.

L’aprés-midi, nous retrouvons les enfants kanaks de la tribu de Comagna qui vit au bord de la plage. Nous apercevons notamment Willy qui arbore fièrement son maquillage de danse.

Aaaaaaargh!! Nous avions bien entendu la musique, les tam-tam au loin mais nous pensions que la fête restait à l’intérieur de la tribu. Non, celle-ci avait lieu sur la plage et nous l’avons ratée!!! Nous nous n’en sommes pas encore remis…Nous profiterons, outre quelques maquillages, des femmes kanaks toutes belles dans leurs robes de fête.

Nous passerons un superbe après-midi en compagnie des enfants kanaks si souriants. Ils nous feront  découvrir les lunes (les oeufs de seiche) qui ont une texture très visqueuse. Plus tard, c’est Yvette qui nous initiera à la pêche à la seiche.

L’endroit respire la sérénité.

En soirée, nous nous rendons tranquillement à pied jusqu’à la baie de Kuto pour assister au coucher du soleil. Au programme : pique-nique, châteaux de sable, parties de football et de volley sur la plage, et coucher du soleil digne des meilleures cartes postales.

Le jour suivant est consacré au tour de l’île. Malheureusement, le ciel est couvert et nous n’aurons pas les reflets magiques sur la mer dans les différentes baies visitées.

Nous passons tout d’abord dans la commune de Vao. Petite balade devant la mairie, l’école, l’église et arrêt à l’épicerie où comme à l’époque c’est l’épicier qui sert le client et où tout est noté à la main. On adore.

On s’arrête à plusieurs reprises pour admirer les cases traditionnelles, mais néanmoins toutes munies de paraboles.

Nous irons successivement admirer la baie de Gadgi et la baie des crabes, la baie de Ouaméo, la baie de la Corbeille, la baie des Rouleaux.

Certes, le soleil manquait à l’appel mais quand même, aucune baie n’arrive à la cheville de Kanumera que nous retrouvons une fois de plus avec plaisir en fin d’après-midi.

Nous nous offrons  cet aprés-midi là un petit plaisir, un cocktail face à la mer…Petite histoire du pourquoi de ce cocktail : En 2009, pour l’anniversaire de Stef, Vivi lui offre 33 cadeaux et/ou « droit de » (exemples, sachant qu’elles partagent le même bureau au boulot: le droit de se faire servir des chocolats chauds à volonté toute une journée). Et elle lui offre aussi un joker…Ohlala gros risque!! Après une longue réflexion (un joker ne doit jamais être pris à la légère), Stef s’est décidée, ce sera : « Trinquer ensemble à l’Ile des Pins en Nouvelle Calédonie ». Facile! Et voilà, un an plus tard, Vivi est là et le joker se réalise. Elle n’est pas belle la vie?

Le lendemain matin, nous nous rendons tôt sur la plage car Stef a aperçu une raie lors de son footing matinal. Bingo! Stef et Vivi s’offrent un super snorkelling. Les couleurs du matin sont splendides sur le corail et tous les poissons sont au rendez-vous. Elles ont même la chance d’apercevoir une raie nager gracieusement devant elles et de voir le fameux tricot rayé (le serpent si populaire en Nouvelle Calédonie) au fond de l’eau. Sur la plage, Charles et les enfants ont de leur côté pu observer longuement une raie léopard tout juste pêchée par un kanak puis relâchée au bord. Le bonheur.

La journée se déroule tranquillement au bord de l’eau, on grave les images dans nos têtes.

Comme annoncé par l’équipage, le retour sur le Betico se passe sans souci (on est dans le sens du vent). Aucune nausée, on a pu profiter des films proposés à bord. Nous rentrons à l’auberge de Nouméa où deux journées ensoleillées nous attendent avant de rejoindre Sydney.

Le tour de la Grande Terre

8 avril 2010 à 08:00 | Publié dans Nouvelle Calédonie | 2 commentaires

Bienvenue en Nouvelle Calédonie !

D’abord un petit historique. Nous devons  à la Nouvelle Calédonie l’idée de notre tour du monde. Voici 2 ans, 2 postes professionnels à Nouméa étaient vacants et nous avions postulé dans l’espoir d’y passer 2 ans. De mutation, il n’y eut pas mais le virus du grand large était désormais en nous. D’où l’idée de ce tour du monde, avec un passage obligé en Nouvelle Calédonie, dit le « Caillou », un peu comme une revanche. On ne manquera d’ailleurs pas de passer à la Direction territoriale Jeunesse et Sports pour rendre visite à un collègue, Gilles, qui a la gentillesse de nous prêter du matériel de camping. Nous croisons à cette occasion l’immense championne cycliste Félicia Ballanger qui travaille ici.

Nous passons 3 semaines sur le caillou, dont la seconde partie avec notre amie Virginie et son fils Leny. Après quelques jours à Nouméa (article en fin de séjour), nous louons une voiture afin de réaliser le tour de la Grande Terre en 9 jours.  Nous voulons de la brousse! Au programme, montée par l’ouest jusqu’à la pointe nord de l’Ile, puis traversée d’ouest en est et visite de la côte est.

Dès le départ nous sommes scotchés sur les bulletins météo. Nous venons juste d’éviter le cyclone Thomas qui a préféré se jeter sur la côte australienne, mais il a laissé quelques dépressions en route et le soleil se fait très rare depuis notre arrivée.

Notre première étape se situe à Bourail. Outre le plaisir de retrouver la vie en camping face à l’océan, nous découvrons la plage de la Roche Percée où viennent pondre les tortues. Sur la photo ci-dessous, on peut apercevoir les casiers qui correspondent aux lieux de nidification et doivent être protégés.

On s’offre une petite balade d’une heure qui nous permet notamment de profiter d’un rocher dénommé le bonhomme. On observe également la baie des tortues et la baie des amoureux.

En soirée on passe sur la plage avec nos lampes frontales en espérant voir les tortues mais visiblement elles sont déjà venues pondre depuis 2 mois. Tant pis !

On reprend la route dès le lendemain, non sans avoir barboté sur la plage et profité d’un petit snorkelling. L’eau est très peu profonde, on voit quelques jolis poissons dont des poissons clowns. En revanche à cet endroit le corail est assez pauvre et peu coloré.

Notre seconde étape est censée être un grand moment puisque nous nous dirigeons vers le mondialement célèbre cœur de Vôh. Cette merveille naturelle a fait l’objet de la couverture du livre de Yann ARTHUS-BERTRAND, « La terre vue du ciel ».

Première surprise, aucune mention à l’approche du village de ce fameux cœur. Nous sommes dimanche après midi, le village est désert. Nous nous dirigeons vers l’aire de camping municipale : fermée ! Quelques mètres plus loin, nous nous arrêtons et demandons des renseignements à deux habitants. Et on se fait envoyer promener. Nous ne sommes pas les bienvenus, c’est une évidence. C’est notre première situation de stress par rapport à une population. On avait déjà ressenti une certaine tension  et l’auberge de jeunesse de Nouméa nous a indiqué deux zones du territoire à ne pas fréquenter, mais ici c’est franchement hostile. On s’accroche quand même à notre désir de voir le cœur et on se dirige donc vers la mairie où une personne nous explique que le camping est fermé suite à des agressions envers les touristes. Elle nous explique aussi que les différentes communautés de Vôh sont en conflit.

On ne prend donc aucun risque et on poursuit notre route au Nord vers Koumac, sans avoir approché le fameux cœur. La déception est grande.

On remonte un peu plus vers le nord et on observe les montagnes qui semblent littéralement pelées par l’exploitation du nickel. Au milieu du vert, on distingue les grandes traînées rouges-brun.

Après quelques recherches nous finissons par trouver le camping de Koumac où l’accueil est plus chaleureux. Ouf !

Notre camping donne sur un coin de pêche au filet. La vue est superbe et on passe un moment à admirer les pêcheurs à la tombée de la nuit, qui scrutent la surface de l’eau avant de lancer leur filet sur les bancs de poissons.

Le lendemain nous rejoignons l’extrême nord avec une bonne portion de piste qui nous mène à Poum (oui, oui le Poum de Koh Lanta) qu’on délaisse pour le Relais de Poingam. Nous sommes (enfin) séduits par ce que nous voyons et vivons. Les paysages, la mer turquoise et les gens qui nous accueillent, tout est calme et paisible ici, un vrai bonheur après une montée par l’ouest décevante.

Nous décidons de rester 3 jours au relais. La gérante est experte des plantes tropicales et soigne Lola (qui se fait piquer par une méduse) et Alexis (victime d’une irritation due à l’arbre acajou) avec de l’Aloe Vera coupée fraîchement devant nous. Notre sécurité est également assurée par deux chiens qui dorment devant notre tente la nuit, veillent sur les enfants quand ils se baignent (ils éloignent les raies) et nous accompagnent lors de notre randonnée sur la colline derrière le gîte.

Nous n’oublions pas l’école, le faré faisant office de salle de classe. Lola est laissée plus libre et profite de la piscine d’eau de mer.

Nous reprenons la piste jusqu’au Boatpass, représentant le bout de la grande terre puis la transversale nord et roulons jusqu’à Hienghène.

Pour rejoindre Hienghène, nous traversons une belle végétation puis nous passons par le bac de la Ouaième, le dernier de l’île.

La baie de Hienghène est très belle et le point de vue sur la « poule couveuse », rocher posé sur l’eau à la sortie de la baie est remarquable, même par temps gris.

C’est la première commune que nous ressentons réellement organisée pour le tourisme. C’est aussi la commune où vécut le leader Kanak Jean-Marie TJIBAOU.

Nous campons « Chez Babou », un centre de plongée dotée d’une aire de camping face à l’océan, et d’une connexion wifi !

Nous faisons connaissance avec Rudy, un français passionné de plongée sous marine. Son dictionnaire des poissons des récifs va nous permettre de donner des noms aux poissons que nous admirons lors de nos séquences snorkeling (randonnée palmée en français !). Un matin Rudy revient de sa propre randonnée palmée et nous annonce avoir croisé un requin tête blanche long de 2 mètres. Après consultation de son dico, nous faisons plus ample connaissance avec ce requin: tenace et potentiellement agressif. Gloups ! Paolo voudrait le voir, papa est beaucoup moins motivé !!!

Hienghène est aussi l’endroit où nous projetons une visite en tribu. Ce sera la tribu Werap dans laquelle nous programmons une initiation tressage, un déjeuner traditionnel avec le fameux bougnat, et une initiation à la pêche à la crevette. Les enfants sont impatients et nous arrivons dans la tribu curieux de découvrir une autre culture.

La déception sera grande. Nous aurons le sentiment désagréable de n’être que des porte monnaies. L’accueil est froid, nous déjeunons entre nous comme au restaurant, nous n’apprendrons que très peu de choses de leur culture en dehors d’un vieil homme très gentil nous expliquant la fabrication de la monnaie kanak et d’une dame tressant des paniers avec des feuilles de cocotiers avec les enfants. L’initiation à la pêche à la crevette n’est qu’une ballade en forêt, assez périlleuse pour les enfants , nous menant à un trou d’eau où nous jetons du pain à deux écrevisses. Nous aurons malgré tout le plaisir de découvrir la végétation locale, avec notamment les bananiers,  les pousses de manioc et les cocotiers.

La prochaine étape nous conduit à Poindimié, où nous profitons de la très belle plage de Tiéti. Les enfants se font de nouveaux amis.

Le soir nous campons à l’embouchure à Ponérihouen sous une pluie battante mais un ciel magnifique.

La fin de notre tour de la grande terre approche. Nous reprenons une route transversale d’Est en Ouest et faisons une dernière halte au refuge de Farino. A défaut de cascade et surtout du parc des fougères juste à côté, nous y admirons … la cabane cuisine, vu qu’un orage a éclaté 5 minutes après avoir planté la tente et a duré tout l’après-midi. Le lendemain, retour sur Nouméa, avec de beaux paysages sous la brume.

Nous sommes dans un premier temps perplexes par notre tour de la Grande Terre, partagés entre déception et interrogation. Les interrogations suscitées pendant notre séjour prennent le pas et après notre retour, nous partageons nos impressions à de nombreuses reprises et apprenons beaucoup de choses sur l’histoire de l’île et son évolution ces 20 dernières années. Les avis et ressentis sont partagés entre les kanaks (mélanésiens), les « caldochs » (autres ethnies que mélanésiens nés en Nouvelle Calédonie) ou encore les métros ou zoreilles (nous quoi !), mais ne laissent en aucun cas indifférents. Nous ne nous sentons pas simplement touristes puisque la Nouvelle Calédonie est une une ancienne colonie française. Et une fois de plus, les aspects culturels font partie intégrante de notre voyage. Entre autre chose, on a compris que le nombre de touristes a évolué très rapidement ces dernières années, trop certainement, et paradoxalement, on se sent pourtant bien loin de l’île tournée vers le tourisme. Au contraire, a t-on envie de préciser, mais sans juger.  Bref, une première approche de la Nouvelle Calédonie qui ne nous laisse pas indifférents, et qui mériterait, comme nous l’ont conseillé plusieurs personnes, une immersion plus longue pour bien prendre la mesure de la culture calédonienne au sens le plus large possible.

Au retour de la Grande Terre, nous accueillons nos amis Virginie et Leny. L’arrivée a lieu à l’aéroport de Tontouta à 23h. Les fuseaux horaires sont pour eux totalement inversés, mais même après 30 heures d’avion, ils sont frais comme tout et 8 mois après notre départ, les retrouvailles sont géniales. Nous prions pour qu’ils aient apporté le soleil avec eux et que l’Ile des pins tienne toutes ses promesses.

Présentation et programme prévisionnel de la Nouvelle Calédonie

4 octobre 2008 à 21:07 | Publié dans Divers, Nouvelle Calédonie | Laisser un commentaire

La Nouvelle-Calédonie se situe en plein coeur du Pacifique, à 1 400 km à l’est de l’Australie dans la Mer de Corail.Nature luxuriante, plages de sable, paysages variés de la Grande terre avec ses chaînes montagneuses, ses falaises, ses vastes plaines, ses baies et le lagon le plus grand du monde ave sa faune et sa flore époustouflantes…il suffit d’un masque, d’un tuba, des chaussures de randonnée et nous voilà les rois du monde!

Cette terre mélanésienne, territoire français d’Outre-Mer, est riche des cultures des peuples qui la composent : kanaks, calédoniens (descendants des colons) et métropolitains fraîchement débarqués.

Avec ses dépendances, le Territoire forme trois groupes d’îles.

La Grande Terre (et l’île des Pins), longue de 400km et large de 50km, est traversée par une chaîne montagneuse, la partageant en deux régions : la côte est luxuriante et la côte ouest plus sèche aux savanes herbeuses dominées par des montagnes riches en minerais.

Les deux autres groupes d’îles sont les îles de la Loyauté à l’Est (Lifou, Maré, Ouvéa) et les îles Chesterfield au Nord-ouest.

La Calédonie est aussi appelée « le caillou » ou « l’île de l’éternel printemps ».

Séjour envisagé

Nouméa

La grande terre

L’île des Pins

L’île d’Ouvéa ou l’île de Maré ou l’île de Lifou

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