Sur la route de Tirta Gangga

26 juin 2010 à 15:51 | Publié dans Bali | Un commentaire

On a une nouvelle batterie pour notre appareil photo! Charles a profité du départ de la famille Guironnet (oui, encore eux, on va penser à les garder comme amis…) vers l’aéroport pour se rendre à Denpasar et dénicher une recharge compatible avec notre appareil. Ouuuuuuf. On peut finir notre voyage-reportage en toute sérénité.

C’est donc la batterie pleine et l’appareil photo prêt à fumer qu’on prend la route vers l’est de Bali.

Premier stop de la journée à Semarapura (anciennement Klungkung) et son Taman Kertha Gosa. Non, nous ne crânons pas en essayant de parler l’indonésien, ce sont les noms d’ici!

On se balade tranquillement dans les jardins qui entourent le palais, la « salle de justice » et le « pavillon flottant ».

On profite en prime des mélodies proposées par un joueur de gangsa, sorte de gros xylophone et apprend quelques rythmes aux enfants. L’art musical n’a pas réellement d’école, les mélodies sont apprises par cœur et transmises de génération en génération.

Gusti nous propose ensuite un stop dans une fabrique de sarongs. On assiste ainsi à chacune des étapes de fabrication du sarong, de l’assemblage des couleurs au séchage, en passant par l’effilage puis au tissage final. Le travail est minutieux et conséquent. Une journée est nécessaire pour la confection d’un sarong de qualité.
Nous sommes étonnés de constater que de très jeunes garçons et filles sont au travail. Gusti nous explique que c’est ainsi dans les familles les moins aisées. Les enfants vont à l’école le matin puis travaillent l’après-midi ou vice-versa. Les enfants réalisent leur chance.

En chemin, nous retrouvons de belles rizières mais aussi des plants de cacahuètes.

La route empruntée nous permet d’apprécier une belle vue sur le Gunung Agung, le mont le plus haut (3000m) et le plus révéré de Bali. Comme précisé dans tous les guides, ce dernier se trouve effectivement sous la brume.

Nous arrivons ensuite au point le plus à l’est de notre parcours, à Tirta Gangga. Signifiant littéralement « eaux du Gange », le Taman Pura Gangga et son palais aquatique, composé de plusieurs piscines et bassins décoratifs, est un site absolument magnifique. Une chance, le soleil est au rendez-vous et la lumière splendide. Aux alentours du palais, des collines et des rizières à perte de vue.

Les enfants s’en donnent à cœur joie.

Au cours du déjeuner, on pose à nouveau tout un tas de questions et Gusti nous explique le système des castes à Bali. Il en existe quatre qui déterminent essentiellement le rôle lors des rituels religieux ainsi que le niveau de langage à utiliser.  On apprend ainsi que « Gusti » est en fait le nom de la caste qu’il occupe et non pas son prénom. Mais malgré l’usage des titres, l’importance des castes tend à diminuer et le « mérite » prend peu à peu le dessus.

On reprend la route du retour, en contournant le versant sud du Gunung Agung, entre Amlapura et Rendang. On ne se lasse absolument pas de ces paysages de rizières que l’on traverse encore et toujours. On savait qu’on allait en apercevoir mais sans pour autant imaginer qu’elles couvrent autant de surface sur l’île. On s’étonne également du vert intense des rizières comparées à celles plus sèches ou au contraire totalement inondées du Vietnam. Gusti nous confirme que l’absence de réelle sèche saison sur l’île permet aux balinais de cultiver et bénéficier de récoltes tout au long de l’année.

On poursuit notre chemin jusqu’au dernier temple du jour, le Pura Kehen. L’édifice est situé à flanc de colline et au milieu d’une végétation très dense. On y apprécie une nouvelle fois le meru aux onze toits, ainsi que des sanctuaires ornés de trônes pour la trinité hindoue : Brahma, Shiva et Vishnu.

Bizarrement, l’overdose de temples ne se fait absolument pas sentir. Au contraire, la diversité des monuments et leur environnement, mais également le côté « ouvert » des édifices est superbe. Sans pouvoir se l’expliquer, Stef est absolument sous le charme. Charles un peu moins, mais quand même. C’est une ambiance…

On reprend la route et on croise une procession. Une cérémonie, à laquelle on ne peut malheureusement pas assister, va avoir lieu dans un temple tout proche. Une prochaine fois peut-être…

Quelques kilomètres plus loin, on assiste à une autre sorte de cérémonie. Un groupe d’hommes  tue et prépare le le cochon, comme ça, au bord de la route (nous avons choisi de faire soft au niveau de la photo, car c’était assez gore quand même). Ce soir les enfants, c’est jambon!

On s’offre un dernier arrêt avant de rentrer sur Ubud, histoire de déguster le lait de Coco.

Encore une journée bien remplie, on est crevés. Demain, c’est repos.

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Un commentaire »

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  1. j’imagine même pas la tête à Stef si elle n’avait pas eu l’appareil photo!! les clichés sont superbes, le vert magnifique, l’image des enfants sur les galets dans les piscines du temples, absolument splendide!!!!
    gros bisous et à très très bientôt!!!
    agrrrr, nous ausssi, ça va nous faire drôle!!!
    bisous


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