Hanoi et notre bilan du Vietnam

20 mai 2010 à 01:57 | Publié dans Vietnam | 3 Commentaires

HANOI

On avoue d’emblée, on a séché la visite d’Hanoi. Nous y sommes pourtant passés trois fois, mais la ville nous a davantage servi de transit, de préparation et de repos entre Tam Coc et la baie d’Along, la baie d’Along et Sapa, Sapa et Tokyo. A chaque fois, la fatigue et la chaleur nous ont freinés.

On s’est contenté de balades dans la vielle ville et au bord du lac Hoan Kiem. On a retrouvé le bruit et la circulation de Ho Chi Minh, mais en plus concentré…trop concentré. Un regret, le très populaire spectacle des marionnettes sur l’eau, qu’on aurait aimé voir la nuit, était complet à nos dates…

NOTRE BILAN DU VIETNAM

Le Vietnam correspond à nos premiers pas en Asie. Un bilan s’impose! On est conscients que notre seule comparaison possible est avec des pays occidentaux et le Chili. D’autres familles tourdumondistes, avec qui nous sommes en contact, ont fait le tour de l’Asie, en passant notamment par le Cambodge, la Thaïlande, le Laos, le Népal ou encore l’Inde.  Les données changent, leur recul est tout autre et leur avis sur le Vietnam forcément différent. C’est très intéressant.

Nous étions prévenu que le Vietnam n’était pas la destination la plus facile pour le touriste et que la méfiance était de rigueur. On a rencontré aucun souci particulier. On a évité au mieux les marchandages et autres tentatives d’escroqueries des agences de voyage et hôtels en nous organisant un maximum par nous-même et en empruntant le plus possible les transports publics. Un grand merci également au réseau “bons plans des tourdumondistes” et aux forums internet, de vraies mines d’informations qui facilitent énormément l’organisation.

Voici en vrac, le Vietnam comme on l’a vécu

On a aimé :

- Notre chance avec la météo. Ça nous a permis d’apprécier chacune de nos destinations. Plus on avance et plus on constate qu’une bonne météo et donc une bonne lumière est indispensable pour profiter pleinement des paysages.

- Découvrir une culture si éloignée de la nôtre.

- L’étrange contraste entre à la fois un sentiment de monotonie (d’une ville à l’autre, le “paysage” était toujours le même) et la grande diversité dans nos découvertes et nos rencontres.

- Les rencontres humaines qu’on a fait.

- La cuisine vietnamienne et pour les enfants, manger avec les baguettes.

- Le coût de la vie pour nous occidentaux.

- Être au milieu de tant de cartes postales rêvées avant ce tour du monde : la folie d’Ho Chi Minh et son balai de motos, les paysans et leurs chapeaux coniques, les femmes portant leurs panières à bout de bras, le travail dans les rizières, les paysans et leurs buffles, la couleur et la diversité des rizières (jaune dans les champs, verte dans les marais, en terrasse dans les haut-plateaux), les vélos partout dans le pays, les canotiers dans leurs barques, la vie dans le Delta du Mékong, la fameuse baie d’Along, les minorités des hauts-plateaux…Ouaouuuuh!

On a moins aimé

- Le manque de ciel. Les ciels et les horizons magnifiques qu’on connaît depuis le début de notre voyage nous ont manqué. Au Vietnam le ciel est souvent resté blanc.

- La chaleur étouffante à  Ho Chi Minh et encore davantage à Hanoi.

- La pollution, la saleté dans les rues, les déchets dans le Mékong et dans la baie d’Along.

- La côté sans-gêne des vietnamiens. Par exemple dans la rue, les enfants sont régulièrement bousculés, c’est chacun pour soi.

- Les tentatives d’arnaque et le manque total de scrupule des agences et des hôtels qui vendent des prestations aux touristes. On a intérêt à savoir ce qu’on veut et être au courant des tarifs pratiqués, sans quoi c’est perdu. C’est dommage car cela fausse l’image qu’on peut avoir des vietnamiens. A contrario, tous les gens qu’on a rencontré dans les services publics (bus et train) où les prix sont fixes, ont été adorables. On a surtout constaté ce côté négatif dans le nord du pays (comme on nous l’avait dit).

- Le manque d’espace dans les hôtels. Après les parcs, les plages, les campings et leurs “playgrounds” ou les grandes auberges avec coin cuisine, pièce à vivre et salle de jeux, l’espace restreint au Vietnam a été difficile à gérer pour les enfants.

- Les enfants ont été saoulés d’être touchés voire embrassés sans arrêt. On a constaté ça davantage dans la partie sud du pays. Les vietnamiens du nord sont plus distants.

A part ça

- On est bien content que le métier de doubleur existe en France. Au Vietnam, les doublages de films et dessins-animés sont catastrophiques. Il n’y en a pas en fait. Les voix originales sont laissées telles quelles et une seule voix vietnamienne, monocorde à souhait, repasse pas dessus en faisant tous les personnages. Assez raté comme truc (les Simpsons avec une seule voix qui s’ennuie…les enfants n’ont pas supporté). Beaucoup de films ne sont carrément pas doublés mais simplement sous-titrés. On préfère. C’est moins insupportable et permet de se familiariser avec “la musique english”.

- Le massage vietnamien manque de douceur. Stef a d’abord testé le massage du crâne, puis avec Paolo et Lola comme témoins, le massage des pieds. Au secours! Rien à voir avec le massage français visant à détendre. Au Vietnam, le “massage” consiste en fait à exercer des points de pression…très forts les points de pression. Ca ne détend pas vraiment, mais on se marre bien. On a entendu parlé de massages similaires en Thaïlande…Et ailleurs en Asie, kesako?

- Au Vietnam, les femmes sont belles et travaillent sans relâche. Admirables.

- Au Vietnam, on oublie la voiture. Ici, c’est moto, vélo ou barque.

- Internet et wifi gratuit partout dans le pays (Nouvelle Zélande si tu nous entends…).

- Les vietnamiens mangent à toute heure de la journée, assis sur des petits tabourets et en pleine rue. On a l’impression qu’ils mangent des noodles à chaque repas.

- Les vietnamiens crachent souvent dans la rue, avec des bruits de bouche assez épouvantables. Pas top.

- Au Vietnam, il n’y a pas vraiment de trottoir. Les vietnamiens y sont installés toute la journée, pour manger, faire la vaisselle dans des bassines, vendre leurs produits, discuter…Le touriste doit contourner les différents obstacles.

- Il n’y a pas non plus de règle de circulation. Quasiment pas de feux et très peu de passage piétons. Traverser la rue est tout un art car jamais aucune voiture ni aucun scooter ne s’arrête en voyant un malheureux piéton au bord de la route. Il faut s’avancer lentement mais sûrement et laisser les véhicules t’éviter. Effrayant au début, on s’adapte finalement très bien.

- 1 euro vaut 25000 dongs. C’est une sensation étrange de se retrouver avec des millions en poche pendant un mois.

- Au Vietnam, les prix ne sont pas affichés, ce qui permet de les fixer a la tête du client (enfin du touriste).

-La très grande majorité des vietnamiens parlent parfaitement bien anglais. Le français est quant à lui tout juste bredouillé, et encore.

- Chaque vietnamien a quelque chose à vendre, parfois trois fois rien, mais à toute heure de la journée. Des fruits, des livres, des souvenirs, des boissons, un tour en scooter…

- Le cure-dent est d’utilité publique. Ils sont systématiquement servis avec le repas.

- Le lait (aliment de base pour 4/5 de notre famille) est très sucré. Pas super bon mais on prend quand même. Il est très peu consommé par les vietnamiens eux-mêmes. Trop cher.

- Les Vietnamiens sont très pratiquants, bouddhistes en majorité (les pagodes sont partout).

- Le pays est en paix depuis seulement 35 ans et commence ainsi doucement à se construire. Respect.

- On prévoit de se pencher davantage sur l’histoire du pays pour comprendre notamment cette différence très nette ressentie entre le nord et le sud.

- On a envie de revoir les films “Indochine” et “L’amant” pour reconnaître les paysages et de lire des livres qui se déroulent au Vietnam pour ressentir différemment l’ambiance du pays.

- Notre découverte du Vietnam et nos échanges avec d’autres voyageurs nous ont donné envie de visiter les pays voisins…et pourquoi pas toute l’Asie!

à suivre…

Prochaine étape :  Cékankonvaoù made in Japan !!!



Les visages de Sapa

18 mai 2010 à 01:11 | Publié dans Vietnam | 3 Commentaires

Vous l’aurez compris, on s’est senti bien à Sapa. On a aimé déambuler dans la ville, qu’on a trouvé calme et harmonieuse et non pas, comme on a pu le lire, ultra touristique. Voilà donc quelques clichés de la ville, pris entre deux excursions et deux averses.

Sapa et son église.

Pour la petite histoire, Sapa a été fondée en 1922 par les français. On retrouve ainsi sur la place du village une église “bien de chez nous” et on apprend en effet, que contrairement à la majorité des vietnamiens pratiquants bouddhistes, à Sapa et dans la région, c’est la catholicisme qui est le plus souvent pratiqué.

Sapa et sa place du marché.

Sapa et ses ruelles.

Sapa, c’est aussi et surtout ses minorités Hmongs et Dzao, les plus présentes dans la région.

Bien que nombre d’entre eux n’aient jamais été scolarisés et ne sachent ni lire ni écrire, Dzao et Hmongs sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le tourisme, et notamment les plus jeunes qui manient avec une surprenante aisance la langue de Shakespeare, et occasionnellement celle de Voltaire.
C’est sur la place du marché et dans les ruelles de la ville que l’on rencontre les différentes minorités, reconnaissables à leurs habits.

Les Dzao Rouges, leurs magnifiques coiffes et leurs vêtements rouges et/noirs ornés de pièces d’argent.

Les Hmongs, facilement reconnaissables à leur costume, des vêtements de chanvre teints avec une plante naturelle (noir/bleu) : l’indigo. Les femmes portent fréquemment des jupes plissées et brodées, parfois remplacées par des pantalons d’indigo. Leurs cheveux sont recouverts  d’écharpes colorées, de petits chapeaux carrés ou alors coiffés de gros peignes.

Contrairement aux Dzao, les plus jeunes Hmongs revêtent leurs habits traditionnels lorsqu’elles viennent à Sapa mais portent des vêtements modernes dans leur village.

Les enfants portent un bonnet superbement décoré.

On est ravis de constater le merveilleuse entente qui règne entre les différentes minorités. Les mariages mixtes sont d’ailleurs possibles et nous avons compris dans l’explication de Man May (Dzao Rouge mais  dont la maman est Hmong noir) que c’est l’appartenance au village choisi qui détermine les habits portés.

On quitte Sapa le cœur léger. On rentre sur Hanoi par le train de nuit. Notre séjour au Vietnam touche à sa fin…

Les villages de Lao Chai et Ta Van

14 mai 2010 à 07:22 | Publié dans Vietnam | 2 Commentaires

Encore sous l’émotion de notre journée vers Ta Phin, nous prévoyons une nouvelle randonnée au sud de Sapa, vers les villages de Lao Chai et Ta Van. Enfin, si le ciel est d’accord ! Car après une journée parfaitement ensoleillée la veille, le lendemain voit Sapa recouvert d’un épais brouillard et d’une fine pluie. Tant pis, il nous reste une journée de rab, on en profite pour se reposer et faire école.

Oui mais voilà, pour notre dernier jour, rebelote. En plus du brouillard, une forte pluie vient nous miner le moral. On ne va pas partir comme ça, sans aller une nouvelle fois admirer les rizières, sans marcher des heures dans les montagnes, sans faire la connaissance de jeunes femmes Hmongs au village de Lao Chai ???!!!

On commence à ne plus y croire quand sur le coup de 11h, la brume se lève et le ciel s’éclaire. Notre bonne étoile ne nous  lâche pas, on fonce! On doit être à l’hôtel à 17h pour un retour en bus vers Lao Cai.

Sur la place du marché, l’activité reprend doucement et nous croisons rapidement deux jeunes femmes Hmongs, Tiu et Tu. On engage la conversation et ô miracle, elles sont de Lao Chai et acceptent volontiers de nous y mener. On est bénis! Départ prévu 15mn plus tard, le temps d’acheter quelques provisions.  Entre temps, on perd Alexis, dont le ventre ne semble pas résister à l’eau malencontreusement avalée au robinet. Charles reste avec lui et c’est donc à trois que nous partons pour cette excursion, Lola en tête. Se joint à nous, May, d’un village voisin et croisée quelques jours plus tôt à Sapa.

Nous empruntons rapidement les chemins de terre rendus très glissants par la pluie. Les premières vues sur la vallée Hoan Lien sont magnifiques. Celle-ci est entièrement recouverte de rizières. On ne s’en lasse pas.

Paolo et Lola sont adorables et marchent sans difficulté. Paolo profite à fond de la nature et s’arrête tous les 100m pour caresser un buffle ou observer un papillon (il est très polyvalent). Il parvient même à attraper une minuscule grenouille qui fait une partie du chemin avec nous. Lola est quant à elle une fois de plus prise sous l’aile protectrice de nos guides, elle est bichonnée tout au long de l’excursion.


Tu, Tiu et May sont fières de nous mener vers leur village et nous profitons du chemin pour échanger sur nos vies respectives. Tu et Tiu ont 17 et 18 ans, sont toutes les deux de toutes jeunes mariées. Elles se rendent chaque matin sur le marché de Sapa et rejoignent chaque soir leur village, parfois en scooter, souvent à pied. May doit marcher 2h de plus pour rejoindre le village voisin. Les distances sont toutes relatives par ici…
Elles expliquent dans un anglais parfaitement compréhensible comment sont rythmées leurs journées, entre le travail au marché, dans les champs et la vie de famille.

Nous observons ce jour là de nombreux hommes et femmes travailler durement sur leurs parcelles de terre. Le travail dans les rizières a démarré au début du mois de mai, on voit apparaître de temps en temps le vert qui deviendra éclatant les mois suivants. La récolte aura lieu quant à elle à partir de fin septembre – début octobre.

Après 3h de marche, nous traversons enfin le village Hmong de Lao Chai. Les enfants sortent de l’école, jouent dans les ruelles ou rejoignent leurs parents aux champs.

Nous traversons un peu plus loin le village de Ta Van, habitée par les Zays. Ces derniers ont des habits beaucoup moins traditionnels. Outre un foulard coloré et un haut très « flashi », rose, vert ou bleu, les femmes portent un pantalon et des vestes tout ce qu’il y a de plus moderne.

Il est déjà 16h, c’est l’heure du retour sur Sapa. On achète comme convenu des souvenirs à chacune de nos guides et on monte sur le scooter. Le brouillard refait surface et couvre toute la vallée en 5mn. Oui on sait, on est chanceux!

Man May, fée de Ta Phin

13 mai 2010 à 14:58 | Publié dans Vietnam | 1 Commentaire

Nous venons d’arriver à Sapa et nous ressortons déjà de l’hôtel pour aller flâner sur la place du marché. Des femmes Hmongs noirs et Dzao rouges proposent des sacs, pochettes, étoffes de leur fabrication. Elles sont insistantes, elles nous suivent mais contrairement aux “vrais” vietnamiens, c’est fait avec gentillesse, sans agressivité.

On fait alors connaissance avec deux femmes Dzao rouges dont l’une, Man May, parle un peu l’anglais. Le courant passe tout de suite, elle est magnifique avec sa coiffe rouge et son visage tout en rondeur. Il se trouve qu’elle habite Ta Phin, le village que nous souhaitons visiter. Nous lui demandons à tout hasard si elle accepterait de nous y mener. Visiblement, ce n’est pas quelque chose d’habituel pour elle qui vient à Sapa pour vendre ses étoffes contrairement à d’autres femmes Dzao mais surtout Hmongs qui maîtrisent l’anglais et proposent ce type de balade aux touristes. Mais elle est enthousiaste et accepte volontiers. Rendez vous est donné à neuf heures le lendemain matin.

Le soir et une partie de la nuit, on se colle aux bulletins météo sur internet. Charmés par Man May et à l’idée de marcher avec elle dans les montagnes, on prie pour que l’ange gardien qui nous suit depuis presque 10 mois ne nous lâche pas et nous apporte le soleil.

Comme convenu, le lendemain matin, Man May est au rendez vous avec son amie et voisine Pha May. Nous comprenons au moment d’étudier une carte géographique ou de leur demander d’épeler leurs prénoms que Man et Pha ne savent ni lire ni écrire. On effectue 3 km en scooter pour nous mener au chemin de randonnée et c’est parti pour 3 heures de marche.

Le soleil est là et les paysages sont magnifiques. Les cultures en terrasse sont sublimes, certaines parcelles sont verdoyantes du riz déjà levé, d’autres sont caramel, couleur de la boue et de l’eau qui les irriguent. C’est un spectacle magique !

Les rizières en terrasses sont construites sur les pentes où l’approvisionnement en eau est suffisant pour fournir l’irrigation partout dans la période de pousse. Elles nécessitent une quantité de travail énorme pour créer et entretenir les rizières.  En l’absence d’instruments modernes,  cela exige une technique héréditaire complexe, déjà utilisée par les paysans chinois avant qu’ils n’aient émigré pendant la deuxième moitié du 19è le siècle.

La superficie des terrasses projetées est calculée selon le flux d’eau disponible. Toutes les terrasses doivent être parfaitement horizontales, afin de maintenir un niveau constant d’eau avant qu’elle ne  se verse dans la terrasse d’en dessous.

Les paysans et leurs buffles travaillent la terre, des femmes et leurs paniers remplis d’herbe nous saluent.

Nous ne rencontrons aucun touriste sur le chemin qui mène à Ta Phin. Les enfants, comme chaque fois lors des grands moments du tour du monde se mettent au diapason, ils sont adorables. Et nous, nous croyons vivre un rêve éveillé. Quel privilège de se trouver ici avec ces femmes admirables et dans un tel décor ! L’émotion nous étreint. On aimerait que le temps s’arrête.

Après 2 heures de marche, nos guides Dzao prennent un minuscule sentier qui monte vers la maison de Man May. Celle-ci laisse son panier à son amie et prend Lola sur son dos avec son porte bébé Dzao. Lola ronronne, elle est aux anges et manque s’endormir, bercée par Man May.

Nous arrivons enfin chez notre hôte. Sa vaste maison en bois est accueillante, le feu crépite à même le sol en terre. C’est extrêmement sommaire mais rien ne manque et la maison respire l’harmonie. L’eau pure arrive de la montagne par un rudimentaire système d’irrigation. Il y a l’électricité et une lampe qui éclaire l’ensemble de la pièce. Pas de parabole satellite contrairement à beaucoup d’autres maisons isolées autour de Sapa. Seule concession à la modernité, l’usage du téléphone portable, utile pour se joindre quand l’une est au marché de Sapa et l’autre aux champs.

Les enfants de Man May et Pha May préparent les légumes, rejoints par nos trois bambins. Elle nous épluche quelques pêches de vignes, fait frire du gras de porc, cuire du riz et les légumes verts et nous passons à table. Nous sommes très émus et honorés par l’accueil qui nous est réservé. Tout se passe le plus naturellement du monde. C’est un moment de grâce, notre plus belle rencontre humaine du tour du monde.

Nous vivons un autre moment de partage très fort lorsque nous montrons à nos hôtes les photos de notre voyage. Man May et Pha May, qui ne sont jamais allées plus loin que Sapa et pour qui la Statue de la Liberté n’évoque rien, expriment des “Ooooooh, it’s beautiful” devant ces paysages du monde qui défilent sous leurs yeux. Comme on aimerait les emmener sur un bout de chemin avec nous…Moment magique.

Accessoirement, c’est l’endroit idéal pour effectuer le défi vietnamien exigé par nos amis (voir page Défis !).

Paolo Alexis et Lola rejoignent les enfants Dzao pour jouer autour de la maison. Et bientôt nous reprenons la marche vers une route goudronnée où les scooters nous ramèneront à Sapa. Nous admirons une dernière fois les cultures en terrasse sous une belle lumière et la maison de Man May qui s’éloigne.

Nous quittons notre parenthèse enchantée de Ta Phin (clin d’œil à Mel et Jeff ) à la sortie du sentier quand nous apercevons les premiers touristes puis leur bus. On se félicite d’avoir choisi le mode solo !

De retour à Sapa, nous remercions la fée Man May pour cette journée inoubliable.

Si nous rentrons nous reposer à l’hôtel, elle, retourne au marché avec son panier vendre ses étoffes jusqu’à la nuit tombée. Le matin même elle y avait pris place dès 6 heures, bien avant notre rendez vous.

Nous étions impressionnés et admiratifs par les femmes vietnamiennes en général, nous sommes émerveillés par cette femme Dzao.

Mille mercis Man May.

Le marché de Bac ha

12 mai 2010 à 01:48 | Publié dans Vietnam | 2 Commentaires

Comme pour la baie d’Ha Long, on a beaucoup hésité pour visiter les ethnies montagnardes de Sapa entre les agences de voyages ou un parcours perso. Notre calendrier étant très serré on se demandait aussi s’il fallait ou non aller jusqu’au marché de Bac Ha. Ce dernier n’a lieu que le dimanche matin et après une nuit passée dans le train on avait quelques  craintes sur l’état des troupes !

Les prix élevés des agences d’une part et la rencontre chez Loan d’une famille française installée à Hanoi et revenant de Sapa en mode perso a fini par nous convaincre. On se débrouille et on va à Bac Ha. On se reposera quand on sera vieux !

Bien joué ! Les couchettes du train SP3 Hanoi-Lao Cai sont nickels et pas chères. Les enfants étrennent pour l’occasion un nouveau moyen transport dans ce tour du monde.

Il est 6h15. Le train est plus ponctuel que le TGV Tours-Paris et les “rabatteurs” nous attendent avec les minibus pour assurer la liaison Lao Cai – Bac Ha. Prix de départ 60 $ aller, finalement ce sera 30 $ aller-retour pour nous 5… On finirait presque par prendre goût au marchandage.

Et le marché de Bac Ha vaut le déplacement. Les couleurs du Vietnam sont ici, à moins de 20km de la frontière chinoise, au pays des Hmongs Fleurs, une des 54 ethnies montagnardes qui peuplent le Nord du Vietnam.

Ces femmes sont magnifiques et fières. Malgré une chaleur étouffante elles portent leur habit traditionnel de velours, perles et tissus multicolores. Il faut plusieurs mois à ces femmes pour réaliser un costume complet.

Les porte bébés, les sacs à main, les jambières, tout est lumineux.

Et quel bonheur de déambuler au marché auprès de toutes ces femmes en habit de fête venues de leur montagne pour acheter tout ce dont elles ont besoin pour vivre. On a l’air de ploucs avec nos habits occidentaux !

Le marché de Bac Ha se compose de différents quartiers (vêtements et bibelots, animaux, outils, légumes, viande, restaurant…).

On se régale pendant deux heures, on multiplie les portraits et on cède volontiers devant l’insistance de quelques unes qui tiennent à ce qu’on leur “buy something for me please ?”.

Notre entrée en matière dans la région de Sapa est éblouissante, on rentre vers Sapa,des étoiles dans les yeux avec notre “rabatteur” de minibus, qui est aussi le frère d’une propriétaire d’hôtel (10$ la chambre familiale) si bien qu’on refait affaire avec lui. Les prix baissent encore pour le retour en minibus vers Lao Cai trois jours plus tard, adjugé 5$ pour nous 5.

Notre après-midi à Sapa nous donne l’occasion de nous balader en ville. Les Hmongs Fleurs ont laissé place aux Dzao rouges (les plus belles) et Hmongs noirs (les plus petites). Leurs visages sont souriants, sereins et marqués par le travail. On est totalement sous le charme de ces minorités et heureux de les voir fières de ce qu’elles sont. Après les indiens Navajo, les Aborigènes d’Australie et certains Kanaks, c’est un bonheur et un soulagement de voir des minorités ethniques trouver toute leur place dans la société tout en conservant leurs traditions.

Bac Ha nous a enchanté et le meilleur reste à venir, puisque nous n’avons pas encore rencontré la fée Dzao rouge… (à suivre…)

Cat Ba, baie de Lan ha et baie d’Ha Long

8 mai 2010 à 11:28 | Publié dans Vietnam | 7 Commentaires

Des heures à tourner le truc dans tous les sens. On passe par une agence ou pas, on va à Haiphong, à Bai Chai (Ha Long city) ou à Cat Ba, on fait cette baie ci ou cette baie là ? Au bout du suspens, on décide de la jouer perso et à Cat Ba, une île au sud de la baie d’Ha Long. On bookera une croisière sur place avec Mr Lo, un contact donné par la famille Guironnet à qui on devra au moins un apéro à Bali fin juin.

C’est donc parti de l’une des nombreuses gares routières d’Hanoi (Luong Yen) après avoir écumé les agences de voyages nous proposant du 30€ par personne et 6 heures de périple. Non monsieur, on a vu sur internet qu’on pouvait le faire pour 6 € par personne et en pas plus 4H30 … Pour cela il faut juste retirer le billet directement à la gare. A Hanoi, pour les billets de transport en bus ou train, ne jamais passer par l’hôtel ou une agence ils triplent au minimum le prix réel !

Après un voyage tranquille devant des paysages affreux, on débarque sur l’Ile de Cat Ba pour quelques kilomètres de bus jusqu’à Cat Ba city. L’île est jolie, tropicale avec une végétation au faux air de Nouvelle Calédonie.

A l’arrivée, on écume quelques hôtels avant de trouver notre bonheur. Un chambre pour 5  avec vue sur le port … pour 8 Dollars US !!!

Nous réservons une jonque privée pour 2 jours/une nuit. Au programme, deux baies pour le prix d’une, la baie de Lan Ha puis la baie d’Ha Long, la visite d’une grotte, du kayak, de la baignade et enfin la visite de l’île aux macaques (besoin de vous dire le pourquoi du nom …?).

On dispose d’une journée à Cat Ba avant le départ, qu’on met à profit pour prendre notre premier bain dans l’océan indien. Les gamins s’éclatent comme des fous. Une grande bouffée d’oxygène après la promiscuité un peu pesante des hôtels vietnamiens depuis 3 semaines. On en profite également pour s’exercer au Da Câu. Pas facile!

Le lendemain c’est le grand jour. Mr Lo nous conduit au port et on embarque sur la jonque. Dès les 5 premières minutes on sait que c’est gagné. Il y a de l’espace, un salon à ciel ouvert avec 2 banquettes et une vue magnifique, et on navigue à 2 à l’heure. On est bien purée, on est bien…

Sur la baie de Lan Ha, nous croisons de nombreux villages flottants de pêcheurs. C’est superbe et inconcevable. Les familles vivent dans une minuscule maison à pièce unique posée sur des flotteurs, et entourée de parcs à coquillages sur flotteurs eux aussi. Il y des chiens, l’antenne de télé, une plaque avec l’adresse, des commerçantes ambulantes qui passent de maison en maison avec leur barque remplie de victuailles. Ils travaillent du lever au coucher du soleil. Leur seul privilège, ils vivent au cœur d’un paysage magnifique, une eau calme couleur de jade et des roches majestueuses. Encore un choc culturel et visuel.

On poursuit notre découverte de la baie de Lan Ha en kayak. Après avoir accosté chez un pêcheur, on s’offre une heure de ce sport universel (on en a vu partout où il y a de l’eau dans ce tour du monde) et tout le monde y va de son coup de pagaie.

On reprend la jonque vers le Nord et la baie d’Ha Long. Une seconde escale sur une mini plage collée à un rocher voit Paolo jouer les Robinson Crusoë.

Plus la journée avance et plus le temps s’éclaircit ce qui est apparemment assez rare. On fait le plein de photos et on finit par faire demi-tour pour rejoindre notre hôtel flottant. Le coucher du soleil sur la baie est magnifique.

Après un dîner excellent, on change d’embarcation pour une jonque plus spacieuse et dotée des fameuses voiles traditionnelles rouges aperçues sur toute photo de la baie qui se respecte (en vrai, nous n’avons vu qu’une seule jonque avec les voiles hissées). La sensation de s’endormir, bercés par la mer est nouvelle pour nous cinq. La nuit est assez bonne. Pourtant le lendemain, Paolo avouera “je ne suis pas fait pour dormir sur l’eau”. CQFD.

On a oublié de vous dire que nos 2 mariniers sont charmants mais ne parlent pas un traitre mot d’anglais. On a donc du mal à savoir le programme précisément, mais hasta la vista, on se laisser porter bébé !

Notre deuxième jour nous voit reprendre une partie du chemin de la veille avec un petite halte chez le gazier (flottant toujours !) pour changer la bouteille et c’est parti pour la baie d’Ha Long jusqu’à atteindre la “grotte des surprises” prévue dans la visite.

On a beau ne pas être particulièrement fan de ce genre de visite, on doit reconnaître que la grotte en question a de la gueule. Elle est immense, une vraie cathédrale, et très variée. Il nous faudra juste veiller à ne pas visiter quoi que ce soit avec une trentaine de touristes chinois. Ils font un boucan inimaginable ! On a géré l’allure pour établir un cordon de protection phonique (30 mètres au bas mot) entre cette joyeuse chorale et nous !

L’entrée et la sortie de la grotte, surélevées par rapport à la mer nous donnent une vue imprenable sur la baie d’Ha Long.

On prend le chemin du retour, on déjeune le même excellent poisson que la veille et on fait escale dans une crique, sous un beau soleil et une eau magnifique. Et c’est parti pour la baignade. Les garçons nagent d’abord , puis sautent du pont du bateau, puis du toit, c’est la fête. Lola nouvellement certifiée en brasse “à la Lola” y va elle aussi de son petit saut. Les mariniers en profitent pour faire la sieste.

A leur réveil il est temps de rentrer, non sans une dernière halte sur l’île aux macaques. Ces petits singes sont aussi jolis qu’agressifs. On reste donc à distance respectable et on les admire siroter des bouteilles de jus de citron.

Le soleil de fin d’après midi nous donne une belle lumière sur les villages de pêcheurs qui annoncent l’arrivée au port de Cat Ba.

On profite encore un peu de la baie de Lan Ha et du calme sur la jonque. Il est 17h, on arrive au port et les écoliers jouent aux billes en attendant de rentrer chez eux en barque. On est une fois de plus dans un “autre monde”. On adore.

On met pied à terre, enchantés par notre croisière de deux jours sur les baies de Lan Ha et Along. Il nous reste à prier pour que les prévisions météo évoluent favorablement les prochains jours pour notre visite des ethnies montagnardes du Nord du Vietnam.

Tam Coc ou la “Baie d’Along terrestre”

1 mai 2010 à 09:48 | Publié dans Vietnam | 4 Commentaires

Après une nuit à peu près correcte dans le bus en provenance de Hué, nous voilà arrivés à Ninh Binh. Il est 5h30 du matin, le bus nous dépose sur le bord de la route (version Bagdad Café bis pour ceux qui suivent le tour du monde depuis le début), le jour se lève, un taxi se pointe. Hyper gentil le taxi sauf qu’il ne parle pas un mot d’anglais ni de français et que nos cinq mots de vietnamiens ne suffisent pas. On écrit sur un bout de papier, on fait des gestes, on s’arrête demander et on arrive à notre hôtel, situé en bord de route et au milieu de nulle part. Tout est fermé, normal il est 5h30. Gloups.

Comme la grande majorité des maisons au Vietnam, la façade est très étroite et en hauteur car les terrains coûtent une fortune.

Et puis le miracle se produit. Après l’activité du marché qu’on avait remarqué en traversant le village, on voit arriver du bourg juste en face une cinquantaine de personnes défiler avec costumes, char , musique et  ceci en l’honneur de la “fête du Roi”. L’hôtel “Chez Loan” se réveille. Loan nous accueille avec son grand sourire, on se repose, on petit-déjeune, on écoute le silence et on observe la vie de la campagne vietnamienne. On sait d’emblée qu’on va être bien ici.

Nous sommes à Tam Coc. C’est exactement le Vietnam tel qu’on se l’imagine : les rizières vertes, les paysans et leurs chapeaux coniques, les buffles paressant le long des cours d’eau, les fermiers à vélo ou encore les fameuses formations calcaires qui émergent ça et là des rizières. Même la brume est présente en permanence. On est en plein décor de film. C’est d’ailleurs ici qu’a été en grande partie tourné le film “Indochine”.

Ici, les gens vivent au ralenti. Nous aussi. Notre principale occupation est de nous promener à vélo à deux à l’heure à travers les rizières et les villages. Un pur bonheur.

On file jusqu’à la petite pagode de Bich dong , enfouie dans une grotte au milieu de nulle part et à deux roues de vélo de Chez Loan. Dans “Indochine”, c’est ici que  le marin Jean-Baptiste et la fugitive Camille se réfugient.

On traverse des paysages reposants.

On prend le temps d’observer les gens. Ici, les hommes se prélassent au bord de la rivière ou jouent au jeu de To Tôm, une sorte de loto, sur la place du marché.

“Chez Loan” est un havre de paix et le lieu parfait pour observer le “vrai Vietnam”. Loan est adorable. Elle a appris le français très récemment et le parle avec un très bon accent. Les standards de la chanson française passent d’ailleurs en boucle, on adore. Pour ne rien gâcher, sa cuisine est excellente. Lola ne s’y trompe pas et l’accompagne volontiers au marché.

Entre deux promenades à vélo, nous apprécions également la balade en barque sur la rivière Ngo Dong. Durant 2 heures, on se laisse glisser sur l’eau au milieu des rizières et des formations karstiques (voir ici pour les géologues en herbe) et ses trois grottes, d’où son surnom de “Baie d’Along terrestre”.

Les rameurs ou plutôt les rameuses utilisent leurs pieds pour se reposer les bras.

Cette balade est merveilleuse jusqu’au moment où on vérifie mot pour mot l’alerte de notre Lonely Planet bien aimé : les multiples embarcations qui nous accostent à l’extrémité de la rivière pour nous vendre des boissons, la rameuse qui déballe sur le chemin du retour toute sa collection de broderies, nappes et autres tee-shirts et qu’elle nous propose sans relâche et enfin la demande de pourboire en fin de parcours. Il ne manquait plus que le gardien du parking à vélo qui nous réclame 10000 dongs au lieu des 6000 sur lesquels on s’était mis d’accord et on est agacé. Ça ne gâchera pas notre plaisir mais c’est dommage.Voilà, c’est dit.

On s’offre une autre escapade vers la pagode de Hang Mua située en haut d’un piton calcaire. Après 450 marches (un jeu d’enfant…pour les enfants), on a une vue superbe sur la rivière Ngo Dong.

On quitte Tam Coc et Loan regonflés à bloc. Après cette pause au calme, nous sommes prêts à affronter Hanoi.

Hué

30 avril 2010 à 04:35 | Publié dans Vietnam | 2 Commentaires

4 heures de bus depuis Hoi An et nous voilà à Hué. Ancienne capitale impériale du Vietnam, Hué s’étend de part et d’autre de la rivière des Parfums (Song Huong). La rive sud, autrefois enclave française, regroupe les hôtels et restaurants et la rive nord, plus tranquille, est dominée par la Citadelle. Hormis la Citadelle, les autres sites d’intérêt, tombeaux, temples et autres pagodes sont éparpillés dans la campagne environnante.

Vu la météo annoncée, on décide d’organiser dès le lendemain une virée en scooter dans les environs. On envisage dans un premier temps de se débrouiller tout seuls, puis on se ravise et on “engage” deux chauffeurs. Bien vu, cela nous permet de prendre les chemins de traverse et d’en profiter pleinement.

Départ à 8h du matin, les enfants s’éclatent déjà comme des fous. Nous sommes 4 sur un scooter et 3 sur l’autre. Ce sera la grande attraction de la journée.

Toute la journée, nous partons à la découverte de plusieurs sites.

Le pont Thanh Toan, un pont couvert japonais dont l’architecture ressemble à celui de Hoi An. Situé en pleine campagne, celui-ci a un certain charme. Une vieille femme profite du calme matinal pour y faire la sieste.

Le tombeau de l’empereur Tu Duc, qui trône au milieu de jolis bassins et jardins.

Le tombeau Khai Dinh, situé à flanc de colline.

La pagode Tu Hieu, située au cœur d’une forêt de pins et respirant l’esprit “zen”. Nous assistons en milieu de matinée à la prière des moines et élèves bouddhistes.

La pagode Thien Mu, édifiée elle aussi sur une colline et dominant la rivière des Parfums.

Le grand plaisir de cette virée reste quand même cette longue promenade en scooter à travers les chemins de campagne, les rizières (on ne s’en lasse pas), les marchés ou encore les petits villages. On est au cœur du “vrai” Vietnam et c’est ce qu’on aime avant tout. A noter deux crevaisons (une par scooter) réparées en moins de 10mn. On aurait moins fait les malins sans chauffeurs !

Alexis profite d’une pause pour apprendre à fabriquer l’encens…avec son casque!

Le virus est pris. C’est décidé, on louera des scooters pour se balader à Bali et on s’achètera un scooter en France. Sauf qu’on ne pourra circuler qu’à 2 par véhicule, c’est trop nul.

Le lendemain, on prend la direction de la Citadelle et on visite la Cité Impériale et toute la clique de temples (dont la plupart sont en rénovation) à l’intérieur. C’est beau, mais l’overdose de temples n’est pas loin. Mais c’est beau. Mais…

A Hué, on ressent aussi nos premiers agacements. A plusieurs reprises, les commerçants ambulants ne se contentent pas d’un refus poli et nous suivent sur plusieurs centaines de mètres. On constate  aussi que l’anglais est compris seulement quand ça arrange. De leur côté, les enfants ressentent  un ras le bol des caresses et des bisous. Bref, à Hué on s’est éclaté sur le scooter à sillonner les routes de campagne, pour le reste, on passe notre chemin.

Quelques anecdotes à retenir tout de même.

A Hué, on a connu deux coupures d’électricité de plusieurs heures. Après celles plus fréquentes mais moins longues à Saigon et Hoi An, on s’interroge. L’explication est toute simple : les contrats avec la Chine ne sont pas toujours bien honorés, ce qui entraîne très régulièrement des coupures nationales . Ici, aucune panique, c’est “normal”, chacun possède un générateur électrique et continue à faire tourner sa boutique. Certaines coupures sont même annoncées à la TV. On vit vraiment dans un monde différent.

Comme on avait déjà pu le constater à Saigon, les pluies sont ici d’un débit et d’une puissante impressionnants. Voilà le résultat à la sortie de notre hôtel juste après une grosse averse…

Pour rejoindre Tam Coc, la “Baie d’Along terrestre”, c’est parti pour une nuit en bus couchette !

Hoi An et My Son

24 avril 2010 à 03:34 | Publié dans Vietnam | 7 Commentaires

Nous voilà rendus au centre du pays. Pour rejoindre Hoi An depuis l’aéroport de Danang, nous évitons les 60 km de bus grâce à Roman, rencontré dans l’avion et qui nous a gentiment proposé de nous déposer à note hôtel avant de poursuivre la route vers Quy Nhon, une centaine de kilomètres plus au sud.  Nous avons convenu de lui offrir une bière lors de notre prochaine rencontre autour du globe. Un grand merci.

Hoi An est une invitation à la flânerie. Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la vieille ville a gardé tout son charme. Nous déambulons dans les ruelles  colorées par les multitudes de lampions et nous imprégnons de l’atmosphère.

En vedette, le pont couvert japonais et une multitude de pagodes.

Nous passons de l’activité grouillante du marché au calme de l’atelier d’artisanat où l’on observe la confection d’objets traditionnels en bois, en pierre, en soie, des chapeaux coniques…

Chaque soir, la ville s’illumine. C’est splendide.

Nous profitons également d’une balade en bateau sur la rivière Thu Bon et observons les pêcheurs. Les enfants s’éclatent à tour de rôle aux commandes .

Nous programmons une visite à My Son, à une cinquantaine de kilomètres de Hoi An. Ce site révèle des lieux sacrés des Cham et les plus importants vestiges de l’ancien royaume du Champa. Les monuments ne sont plus que des ruines au milieu d’une végétation luxuriante.

Pour aller sur le site, nous évitons les bus organisés bondés de monde et optons pour un chauffeur (cela nous revient au même prix). Nous partons à 7h du matin et nous retrouvons seuls sur le site. Nous profitons ainsi de l’atmosphère si particulière de My Son, à la fois intime et mystérieuse. Nous sommes conquis. Les temples d’Ankor, au Cambodge, faisaient déjà partie de la liste exhaustive des merveilles du monde que nous comptons aller admirer…on confirme.

Nous adorons le trajet de Hoi An à My Son, traversant les villages et les rizières. Nous y observons le travail continu des vietnamiens. Les méthodes de travail ressemblent à celles de nos grands-parents aux champs et forcent l’admiration. En visite dans une ferme, on nous explique que chaque année et durant les deux mois de saison des pluies l’eau monte à plus de 1m50 dans les maisons et les habitants se réfugient dans les montagnes. Respect.

Sur le bord des routes sont étalés le piment et les écorces de riz. Trois mois sont nécessaires pour le séchage.

Nous louons des vélos et poursuivons notre exploration des alentours de Hoi An. C’est un plaisir de circuler à travers  les rizières et les marais.

Notre approche du Vietnam est très différente des autres pays pour l’instant. Très contemplatifs jusqu’ici de paysages magnifiques, le Vietnam nous attire beaucoup plus par ses modes de vie et sa culture. Cela se ressent aussi sur notre manière de le transmettre dans nos articles. On vous faisait partager nos sentiments, nos émotions face à la beauté des paysages. Ici, le témoignage se concentre sur les personnages. C’est différent et tout aussi captivant pour nous.

Il est temps de quitter Hoi An. Un dernier Cao Lau, spécialité culinaire locale (salades, soja, viande et noodles) et nous prenons le bus vers Hue.


Le Delta du Mékong

23 avril 2010 à 16:13 | Publié dans Vietnam | 1 Commentaire

Après Cu Chi, nous prenons la direction du Delta du Mékong pour 2 jours. Contrairement à la quasi totalité de notre tour du monde, au Vietnam, nous devons souvent organiser nos visites via une agence. Ce sera TNK travel déjà choisie pour la visite de Cu Chi. Bonne surprise, nous partons dans un bus d’une quinzaine de personnes seulement. Les journées sont denses mais parfaitement organisées, le groupe est zen et le guide très pro. On a adoré cette première approche dans la vie du Delta.

La première journée nous conduit à My Tho puis Ben Tre avant de passer la nuit à Can Tho. Au programme tout d’abord : un nouvel ami Python pour Paolo, la dégustation de fruits locaux, des chants traditionnels,  une balade à pied au milieu de la végétation locale et un tour mémorable en pirogue sur un petit canal du Mékong.

On poursuit par une visite d’une petite fabrique de caramels à la noix de coco. Les enfants sont bien sûr initiés par les vietnamiennes.

Et c’est déjà l’heure de reprendre la route vers Can Tho. Notre guide nous prévient que le passage du ferry peut s’avérer très long, une attente de deux heures étant  “normale”. Coup de chance, nous sommes dimanche et nous passons directement! Nous sommes donc à Can Tho dès la fin d’après-midi et pouvons flâner dans la ville tranquillement.

On s’offre un resto by night sur le bord du Mékong. Au menu, crevettes. Lola est une poupée de porcelaine pour les vietnamiennes qui viennent lui toucher le visage et les cheveux. Cela peut paraître choquant et vite désagréable mais nous étions prévenus par la famille Guironnet qui nous a précédé (comme d’habitude) au Vietnam.

Le lendemain, nous découvrons la vie sur le Mékong, en bateau tout d’abord puis en nous baladant  ensuite sur les rives et à travers les villages. Nous observons dans le désordre les habitations au bord du fleuve, le marché flottant de Cai Rang, la fabrication des noodles, les cultures sur les rives du fleuve…et rencontrons des vietnamiens toujours souriants, ravis de faire un coucou aux enfants.

Nous revenons du delta impressionnés par l’activité incessante des vietnamiens, et plus encore des vietnamiennes.

Ajoutez à cela une nourriture très équilibrée et on vous défie de trouver un vietnamien malade de l’obésité.

4 heures de route nous ramènent vers Saigon. Notre excellent guide, Binh, nous instruit sur le Vietnam et notamment sur la signification du nom de Saigon. C’est le nom d’un arbre (sai) dont le fruit, un espèce de haricot de coton(!) s’appelle gon. Il y a quelques siècles, avant d’être une ville, Saigon était une plaine remplie de cet arbre.

Nous quittons la guest house Giang et Son non sans avoir récupéré de bons tuyaux pour la suite de notre voyage auprès de la famille Frédéric et de leur petite Lilan (encore merci !). Direction Hoi An via Danang. Nous prenons l’avion, le prix étant le même que le train mais proposant 1h15 de transport contre 16h…le choix est vite fait…

Un problème d’overbooking par la Vietnam Airlines nous retarde le vol de 2h. Passé l’agacement, nous apprécierons le remboursement du tiers de la valeur du billet. Il nous en aura couté 130€ à 5 pour ce vol intérieur.

Welcome aboard !

Cu Chi

20 avril 2010 à 01:44 | Publié dans Vietnam | 2 Commentaires

Stef est à fond depuis l’arrivée au Vietnam. A croire qu’elle mange du Lonely Planet à tous les repas. Bref, elle est au point.

Elle a écumé les agences. Le programme c’est 1 journée à Cu Chi et 2 jours pour visiter le Mékong avec l’agence TNK travel avant de remonter en avion vers le centre du pays.

Cu Chi est un site musée de la guerre du Vietnam … vu des tunnels. Pendant le trajet de bus aller, notre guide, Dong, dans un anglais très couleur locale nous donne quelques éléments d’histoire sur le Vietnam. Une fois de plus, après les indiens d’Amérique, les chiliens, les aborigènes d’Australie, et les Kanaks, on peut constater à quel point des peuples  souffrent ou ont souffert de la volonté de domination ou de l’invasion de leur terre par d’autres peuples. Les vietnamiens ont ainsi dû se battre contre les invasions chinoises, françaises puis contre les américains bien sûr avant de se déchirer entre Vietnam du Nord et du Sud.

La paix au Vietnam ne date que de 1975.

Les vietnamiens ont dû s’adapter. Ils n’avaient pas ou peu d’armes traditionnelles, ils ont donc fait preuve d’intelligence et ont utilisé leur environnement par exemple tailler des pieux de bambous et les disposer au fond d’un piège recouvert de végétation.

25 années pour creuser un réseau de tunnels de plusieurs centaines de kilomètres sur le site de Cu Chi cerné par plusieurs bases américaines. Une terre appropriée puisque profonde (25 mètres de la surface jusqu’à la nappe phréatique) permet l’aménagement de 3 niveaux de souterrains. 1 niveau pour combattre, 1 niveau pour vivre, et 1 niveau pour fuir vers la rivière en cas d’attaque. Dong nous explique les méthodes guerrières, les stratégies des américains et les réponses des viets khongs.

C’est très très intéressant … et ça fait froid dans le dos. Les américains ont utilisé les bombes, le feu, les armes chimiques, les chiens pour s’infiltrer dans les tunnels. Les vietnamiens ont toujours trouvé des réponses pour repousser et terroriser l’ennemi y compris se laver avec du savon américain pour déjouer le flair des chiens.

Plusieurs ateliers nous présentent les armes et leur fonctionnement et nous pouvons en fin de visite emprunter un tunnel de 60 mètres. Adapté au gabarit des enfants Bourget et des vietnamiens, beaucoup moins au gabarit américain.

Les vietnamiens utilisent aussi des pneus pour se fabriquer des sandales hyper résistantes.

On repart de Cu Chi sans la moindre envie de faire la guerre (avant non plus remarquez) ! Les enfants eux, ont pris cela comme un jeu (les tunnels, l’ingéniosité des armes) en dehors d’un film documentaire en noir et blanc où les images leur font bien comprendre la gravité de ce qui se passe à Cu Chi.

On apprécie un discours modéré, loin de la propagande à la seule gloire des combattants vietnamiens. Il est aussi beaucoup question de la vie des vietnamiens dans les tunnels, les stratégies pour ne pas faire de fumée au moment de cuisiner, les circuits d’aération jusqu’à la surface et les méthodes de dissimulation etc…

On est loin des grands espaces et des beaux paysages mais cette journée à Cu Chi est aussi un moment fort du tour du monde.

Ho Chi Minh City ou Saigon

18 avril 2010 à 01:38 | Publié dans Vietnam | 8 Commentaires

Nous voilà au Vietnam , pays que nous allons découvrir durant un mois. Avant d’arriver, on s’attend à notre premier réel « choc culturel » dans une Asie que l’on ne connaît absolument pas, on est impatients. Les enfants sont plus sceptiques, la barrière de la langue et la nourriture étant de grandes questions existentielles.

Un transit à Hong Kong nous met immédiatement dans l’ambiance, nous sommes bel et bien en Asie.

A notre arrivée à Ho Chi Minh, nous décidons de nous plonger directement dans l’ambiance de la ville et de prendre le bus pour rejoindre le District 1, le quartier où nous logeons. Le billet pour 5 nous coûte 12000 dongs, soit 50 centimes d’euros!
Au bout de 5mn, on est déjà en plein film. Des voitures et des scooters par milliers s’entrecroisent dans les rues et jouent du klaxon en continu. C’est un balai incessant, ici les feux et les priorités semblent ne pas exister et le bus se faufile au mieux, en évitant les scooters qui déboulent dans tous les sens et de tous les côtés. On est scotchés.

A cela, on ajoute un bon 37 degrés et un taux d’humidité important, on étouffe. Avec le bruit, les scooters qui défilent sous nos yeux et la fatigue du voyage, les enfants s’endorment dans le bus à mi-parcours. On les réveille lorsqu’on arrive au terminus, une marche de 15mn nous attend sous un soleil de plomb pour rejoindre notre hôtel.
D’emblée, tout ce que nous avions lu ou entendu sur le Vietnam et sur Ho Chi Minh se vérifie. Nous sommes gentiment apostrophés tous les 10 mètres par un chauffeur de scooter ou de pousse-pousse nous proposant leur service et les vietnamiens regardent les enfants comme des bêtes curieuses, ils ont droit à leurs premiers sourires et leurs premières caresses sur la tête.

Nous réussissons également notre première grand défi : la traversée de rue. On profite du passage d’un couple allemand pour leur emboîter le pas et on fait comme on nous a dit : on traverse ensemble, lentement mais sans ralentir et on regarde les scooters nous éviter. Arrivés de l’autre côté, nous sommes hyper fiers, nous avons réussi!

Notre hôtel est situé en plein centre mais dans une petite ruelle au calme. La gérante parle français et est d’une gentillesse infinie, nos chambres sont spacieuses et climatisées, on se sent bien.

On est ici dans le quartier principal, celui des backpackers, des agences de tourisme et des restaurants. Nous allons tester notre premier resto en bas de l’hôtel.  Les enfants sont frileux et prennent un bon vieux plat de spaghettis, mais tiennent à essayer les baguettes. Nous on teste la cuisine locale. Quel plaisir ces odeurs et ces saveurs vietnamiennes! Les enfants lorgnent sur nos plats, c’est bon signe. Dès le lendemain, c’est gagné, ils goûtent et, alléluia, ils aiment. Nous payons l’équivalent de 6 euros pour l’ensemble, c’est tout vu, au Vietnam, fini les courses, la cuisine et la vaisselle, ce sera resto.

Dès l’après-midi, Stef part en vadrouille avec pour objectif, une plongée dans la ville et le tour des agences de tourisme afin d’organiser une excursion dans le Delta du Mékong. Paolo ne résiste pas à l’accompagner. Ils se sentent bien à déambuler dans ce brouhaha organisé et en rentrant en début de soirée, ils assistent, dans le parc situé à côté de l’hôtel, à des parties de badminton, de  Da Câu (des passes au pied avec un grand volant) et de  Câu Mây (un tennis-ballon avec un filet de volley et une balle tressée). Sports et dextérité typiquement asiatiques. On filme.

Nous consacrons nos deux journées aux visites du District 1 et du quartier Cholon. Une bonne bouffée d’air et c’est reparti dans la jungle urbaine. A nouveau, on se voit proposer les services de chauffeurs à chaque coin de rue. On ne sait pas trop si on doit répondre en anglais ou en français. L’anglais semble tout de même beaucoup plus courant et d’ailleurs très bien parlé.

On assiste avec le même regard étonné à la circulation. Aucune file n’est respectée, les voitures, les scooters, les vélos et  les pousse pousse se mélangent. Les trottoirs sont également régulièrement investis pour aller plus vite. On aperçoit souvent plusieurs enfants sur les motos avec leurs parents.


Les vélos, les motos ou les chariots transportent parfois des volumes inimaginables pour nous.

De nombreux vietnamiens portent un masque pour se protéger (des microbes, de la pollution, du soleil?). Certaines femmes utilisent également des gants qui leur recouvrent entièrement les bras. De nombreuses femmes portent le chapeau traditionnel et ce sont elles que l’on voit porter les marchandises sur le dos, puis s’installer à même le sol pour vendre leurs produits. Les hommes sont à réparer les motos. On en voit également coudre en pleine rue.

Notre passons par le marché de Ben Thanh. Ici, impossible d’échapper aux vendeurs qui nous mettent leurs produits sous notre nez et nous prennent par les bras pour nous inciter à acheter. Au marché alimentaire, nous voyons les fourneaux juste derrière les étals, à vue de tous.

Page people, nous croisons le chemin de Denis Brogniard qui à la gentillesse d’accepter une photo. Comme nous, c’est appareil photo en main qu’il arpente les allées.


Nous parcourons le circuit des différents monuments présents dans le secteur du District 1: l’opéra, la poste centrale, le palais de la réunification, la mairie, le musée d’histoire de Ho Chi Minh. Nous allons jusqu’à la pagode de l’empereur de Jade, un temple chinois.

Dans le quartier Cholon, on retrouve la même fourmilière, avec de nombreuses pagodes en prime. On passe également par le marché Binh Tay, tout aussi étonnant que le précédent.

Mais c’est bel et bien la rue qui est LE spectacle à voir ici. Tout est condensé, partout, tout le temps. Nous nous adaptons parfaitement à et ne craignons plus de traverser les rues.


Le trajet en bus de Cholon au centre est surréaliste, le bus se trouve en permanence avec sa voie encombrée de scooters qui filent à contre sens. Le klaxon marche en continu. On se croirait sur le périphérique de Los Angeles aux heures de pointe mais avec des milliers de scooters et aucune règle de circulation. C’est de la folie.

A Saigon c’est 1 scooter par vietnamien. Et aussi un petit commerce par vietnamien. Tout le monde a quelque chose à vendre. Un tour en scooter, un livre, un éventail, un bol de soupe jusqu’au commerce à la française.

C’est fatigués et du bruit plein la tête que nous rentrons le soir à l’hôtel. Il fait très chaud, jamais on aura bu autant d’eau.

On remarque un étonnant  décalage entre le bruit et l’activité incessante qui règne dans la ville et les gens qui semblent au contraire calmes et parlent avec douceur.

Certes, il est impossible de s’imaginer vivre à Ho Chi Minh, quelques jours suffisent amplement, mais c’est une expérience à vivre absolument. On est heureux de notre entrée en matière et de rejoindre prochainement des contrées plus sereines. Le Vietnam et sa culture nous attendent.

Pour la petite info, ici on lit partout Saïgon et non pas Ho Chi Minh. Un monsieur croisé dans un bus nous confirme que ce sont seulement les plus jeunes et les étrangers qui utilisent le nouveau nom, les anciens préfèrent Saïgon.

Visa Vietnam

30 avril 2009 à 11:29 | Publié dans Vietnam | Laisser un commentaire
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visa vietnamContact ce matin avec l’ambassade du Vietnam à Paris pour des infos sur les visas touristiques de moins d’un mois.

Compte tenu de notre séjour qui aura lieu du 15 avril au 15 mai 2010, les instructions sont d’attendre la fin de cette année pour faire la demande dans l’ ambassade vietnamienne en Nouvelle Zélande ou en Australie.

Le top pour nous serait quand même de le faire en Nouvelle Calédonie où nous serons moins mobiles (le délai pour éditer le visa est d’une semaine si démarches faîtes en ambassade).

Présentation et programme prévisionnel du Vietnam

4 octobre 2008 à 19:17 | Publié dans Divers, Vietnam | 1 Commentaire

Le Vietnam est un pays de l’Asie du sud-est, avec comme voisins la Chine, le Laos et le Cambodge.Le Vietnam s’étend sur 1700 Km du nord au Sud, c’est dire que le climat peut varier. Sa largeur ne dépasse pas 300 Km, avec même 50 Km dans sa partie la plus étroite.


Le pays peut être découpé en trois zones distinctes du nord au sud.

Au nord la région montagneuse du Tonkin qui domine la plaine du fleuve Rouge (Hanoï). Au centre l’Annam avec ses montagnes et ses hauts plateaux face à une étroite plaine côtière. Au sud, la Cochinchine et ses vastes plaines qui abritent le delta du Mékong, c’est la région de Saïgon (anciennement nommée Ho Chi Minh ville) qui demeure la plus habitée du pays.

Le plus grand fleuve du Vietnam est le Mékong qui prend sa source sur les haut plateaux du Tibet.Ses 82 millions d’habitants sont à 85% d’origine Viet (Khin), mais il existe quelques 54 ethnies.

Sa capitale est Hanoi.

Coins du pays envisagés du sud au nord

Ho Chi Minh ville

Le Delta du mékonk les marchés flottants, Can Tho, Chau Doc

Phan Tiet grande plage de sable blanc et orangé

Région du Annam lacs, villages, cascades, balade à dos d’éléphants

Hoi An pagode, temples, rivière, plage

Hué le col des nuages, la cité impériale, la rivière dees parfums

Nord-est de la région du Tonkin Lac Babe, Bac Ninh, Lang Song

Hanoi

La baie d’Along croisière, paysage du delta du fleuve rouge

Hoa Lu et Ninh Binh la baie d’along terrestre

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