Isla de Pascua
22 décembre 2009 à 18:05 | Publié dans Chili, Ile de pâques | 8 CommentairesSommes à l’Ile de Paques.stop.Internet compliqué.stop.Séjour absolument FABULEUX¡stop.Décollons pour la Nouvelle Zélande cet aprés-midi.stop.La tête pleine de moais et de ce bout du monde magnifique.stop.Récit et photos prochainement.stop.Rendez-vous à Auckland.stop
ps. pensées spéciales pour Anne Mét’ et Régine.
re ps. Pour Mumu, Bernie et Lydie, les trésors sont dans la poche…
Un peu de poésie…
18 décembre 2009 à 03:58 | Publié dans Chili | 3 CommentairesAvant notre départ en Aout, lors de la préparation de l’année scolaire, Stef a choisi des poèmes pour les garçons en relation avec notre voyage.
Aux états unis ils ont appris “L’oiseau du Colorado” qui mangeait du miel et des gâteaux, des framboises, des roudoudous, de la glace et du caramel mou…
Au Chili, c’est naturellement un poème de l’écrivain local Pablo Neruda qui s’appelle “Il meurt lentement”.
Paolo et Alexis disent qu’avant ils connaissaient Maurice Carême et Robert Desnos, et que maintenant, en plus, ils connaissent Pablo Neruda.
Voici ce magnifique poème, en guise d’au revoir au continent sud américain, l’Ile de Pâques que nous rejoindrons demain étant une destination à part.
“Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!”
Santiago
18 décembre 2009 à 03:48 | Publié dans Chili | 1 CommentaireComme des bébés.
Mais si, le bus, de nuit, 13 heures entre Puerto Montt et Santiago ! Eh bien on a dormi comme des bébés. C’est passé comme une lettre à la poste.
Et donc arrivée à Santiago vers 9h00 du matin. Taxi vers le Backpackers foosteps, notre auberge pour trois jours. Le taxi doit faire un petit détour, il y a manifestation politique dans le centre ville en faveur de Frei qui doit refaire son retard sur Pinera pour la présidentielle !
On s’installe tranquille à l’hôtel pour le premier jour. École d’abord puis une petite sortie dans le parc où les enfants s’éclatent au playground, la routine.
Le lendemain matin, on reprend nos habitudes new-yorkaises : Décollage pour arpenter la ville dès 10H heures du matin.
Notre première halte est la colline de Santa Lucia. Un petit oasis de verdure entouré d’une nuée de building, de voitures, et de pollution.
La photo ci-dessus est prise du haut de Santa Lucia. Vous devinez des montagnes en arrière plan. C’est la cordillère des Andes qui entoure Santiago. Mais le nuage de pollution (et la chaleur ?) ne permettent malheureusement que de la distinguer.
Santiago est une capitale, mais pas touristique. C’est un gigantesque centre commercial. Cette semaine de vacances est l’occasion pour les chiliens de remplir les hottes de Noël, c’est blindé de monde !
On fait comme tout le monde, on lèche les vitrines, et nous arrivons tranquillement vers la place des armes. Contraste entre ancien et moderne.
Stef et Paolo ne résistent pas à la librairie française. Deux bouquins dans la musette.
Y’a des signes qui ne trompent pas, le père Noël se cache mais il est en route…
La journée passe vite, retour en métro vers 17H car les jambes des marmots sont en coton.
Le lendemain, rebelote mais de l’autre coté de la rivière. C’est d’abord le quartier branché Bellavista où l’on trouve les universités, les bars, les boîtes etc… Et toujours au Chili, de la couleur pour les maisons !
Au bout de l’allée Constitution, nous tombons vers l’attraction du jour, la colline San Cristobal. Montée en funiculaire, ballade sur la colline, panorama sur Santiago, empanadas à la viande, glace, et sitting au pied de Notre Dame.
Pour ce qui est de brûler des cierges, les chiliens ne font pas semblant !
C’est déjà la fin du séjour à Santiago. L’impression est curieuse, on a rien vu de spécialement beau, c’est bruyant, pollué, et pourtant on s’y est senti bien dans cette ville d’Amérique du Sud.
Et pour finir une prière.
Ah bah oui forcément quand on nous connaît Stef et moi ça surprend, ça interloque, mais :
- C’est bientôt Noël et je pense fort à ma Grand Mère très croyante et à toute ma famille qui va se rassembler, et nous on ne sera pas là.
- Si on aime pas la religion et encore moins les églises, on a trouvé ce texte (écrit par des hommes on est bien d’accord ?) très beau.
- On fait ce qu’on veut d’abord. C’est notre blog. Non mais !
Donc voilà des extraits de la prière à Notre Dame de San Cristobal qui veille sur la ville de Santiago.
“…Regarde Mère, ta cité.
C’est ici que se trouvent nos maisons et nos quartiers,
Nos usines, nos prisons et nos écoles,
Nos hôpitaux, nos stades et nos rues.
Nous voulons invoquer ta protection sur nous-mêmes,
Fais que jamais le pain manque sur nos tables, ni l’affection dans nos foyers.
Fais que nos lois soient toujours justes et respectueuses de chaque être humain.
Regarde, Mère, nos malades qui te demandent de recouvrer la santé.
Regarde les pauvres et les tristes qui demandent justice et joie.
Regarde les abandonnés et les solitaires qui cherchent amour et compassion.
Regarde nos familles qui ont besoin de dialogue et d’unité.
Protège nos enfants et nos jeunes et n’oublie pas les absents et les voyageurs.
Fais de nous un pays de frères…”
Puerto Varas, Ensenada, le volcan Osorno et Cie
12 décembre 2009 à 15:15 | Publié dans Chili | 5 CommentairesAprès un dernier au revoir à notre cabane palace de Castro, re-4 heures de bus en direction de Puerto Varas. La traversée en ferry nous permet de saluer quelques surfeurs en combinaison ultra moulante … des lions de mer profitent des vagues créées par le ferry ! Un peu plus loin d’autres excellent à la plongée sans tuba ni bouteilles à oxygène ! Ils sont trop forts les lions de mer.
A peine débarqués à la Casa Margouya, notre hospedaje pour 4 jours à Puerto Varas, nous filons quelques mètres plus loin, c’est à dire à la plage, devant sa majesté le volcan Osorno et le lac Llanquihue.
Tout va bien, et pourtant, on se regarde avec Stef, on est d’accord … pour la première fois on le sent … on va se faire chier à Puerto Varas ! La météo s’annonce maussade, la ville est un peu chicos, les possibilités d’activités ne sont pas adaptées aux mouflets (rafting, canyoning, … casino !) et le paysage ne nous émeut pas. Pas de wahouh ! Les Bourget sont blasés, ils veulent du champagne millésimé, de la limousine, du Belmondo quoi !
Du coup on se met sur pause. Coup de bol, Nico, le boss français de la Casa Margouya est marié avec le mot hospitalité. On est bien dans son auberge, les petits déjs sont extras, les lits superconfortables, la connexion Wifi du feu de Dieu… ET… il y a un grand jeu d’échec en bois et deux chiens. Papa apprend à jouer à Paolo et Alexis qui adorent ce jeu. Lola n’a pas peur des chiens, c’est une première. Et Maman épluche la bibliothèque pour échanger des bouquins écrits en français (elle parle muy bien le spanish but elle le lit pas encore dans le texte).
On essaye quand même de raccourcir le séjour au Chili pour partir à l’Ile de Pâques puis en Nouvelle Zélande plus tôt, grrr, pas possible vols complets pour Auckland. On décide de rester 4 jours à Puerto Varas et de réserver ensuite une nouvelle cabana à Ensenada, au pied de l’Osorno… et on bulle, on glandouille, on feignasse, et on fait école quand même !
Il pleuviote, les nuages recouvrent l’Osorno, on sort quand même faire les courses, c’est l’occasion de prendre conscience que nous sommes en Décembre. Déjà ?! Ah oui Papa Noël est de sortie.
Après quatre jours à Puerto Varas, nous quittons la Casa Margouya en laissant un superbe dessin d’Alexis dans le livre d’or de l’auberge. A nous Ensenada, son unique rue, son supermarché de 3m2, son arrêt de bus virtuel et… sa Cabana Brisas del lagos avec vue imprenable sur le lac et l’Osorno ! On revit !! Alléluia, c’est super beau, on est sauvés.
Du coup à peine arrivés, on profite du beau temps revenu pour foncer aux Saltos de Petrohué, des cascades impressionnantes plantées dans un décor magnifique. Un mur végétal d’un coté, l’Osorno et d’autres montagnes enneigées de l’autre, magnifique.
Nous poursuivons jusqu’au lac Todos los Santos. Et là “Vent de force 5 à 6 soufflant en rafale etc… “(c’est curieux elle me manque pas la météo marine sur France Inter). Enfin bref, il vente, mais les enfants s’en moquent, ils cueillent des pierres de lave au bord du lac, elles sont trooop belles !
Retour à la Cabana, spectacle des enfants. Lola dans le rôle de Valentine a été projetée dans le passé en se cognant contre la balançoire, Paolo est un ninja au début, un autre personnage ensuite, Alexis est samouraï, les parents de Valentine sont morts dans des conditions encore inexpliquées, il va y avoir de la bagarre, des cascades (décidément !) et des retrouvailles à la fin..
Trois jours de plage et de farniente devant la Cabana et nous irons visiter la capitale Santiago.
A part ça, ce week end y’a élection présidentielle au Chili. Vous pariez plutôt sur Pinera ou sur Frei ?
L’île Chiloé
9 décembre 2009 à 02:40 | Publié dans Chili | 2 CommentairesFjords calmes, petits ports de pêche et leurs bateaux échoués à marée basse, villages perdus aux noms improbables (Castro, Achao, Cucaro de velez, Conchi…), maisons en bardeaux de bois, palafitos (maisons en bois multicolores et sur pilotis en bord de mer), plus de 300 églises (dont 16 font partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000), petits cimetières de campagne, des moutons, des chevaux, des paysages verdoyants… Nous sommes sur l’île de Chiloé.
Comme un air de Bretagne, on ne s’est pas sentis dépaysés. Et une fois de plus, nous sommes passés à côté de la pluie, paraît-il permanente sur l’île. Trop de chance.
Notre petit plaisir sur Chiloé a été de louer une cabana (chalet ou maisonnette, il en pousse partout au Chili) avec certainement une des plus belles vues de l’île. Un bonheur. De l’espace rien que pour nous et des espaces verts pour que les enfants se défoulent. Le timing étant large, il se pourrait bien qu’on renouvelle l’expérience dans la région des lacs.
Punta Arenas
3 décembre 2009 à 01:56 | Publié dans Chili | 4 CommentairesAprès notre petit séjour Argentin, retour au Chili par la case Punta Arenas. Pour se faire, rien de plus simple : bus d’El Calafate pour Puerto Natales, voyage de 6h au lieu des 5h de l’aller car les douaniers chiliens ont eu la bonne idée de vouloir vérifier tous les sacs (gros sacs en soute et sacs à dos) de chacun des passagers (2 bus de 40 voyageurs!). Les barres de chocolat planquées dans la poche intérieure de mon manteau sont passées…ouf ! On rate la première correspondance de bus, on poireaute donc plus de deux heures à Puerto Natales, puis re-bus de 3h en direction de Punta Arenas. Partis le matin à 8h30, nous sommes arrivés à destination à 20h…olé ! Les enfants n’ont pas dormi une seule seconde, les parents si…
Punta Arenas est une petite ville portuaire au bord du détroit de Magellan au sud de la Patagonie Chilienne. Nous sommes ici dans la région la plus australe de notre voyage.
Voici la vue de la ville depuis les collines.
Ici, c’est un peu “la fin du monde” pour les chiliens, la Terre de Feu et Ushuaia étant en Argentine. Les directions et distances des différentes villes du monde sont indiquées en haut de la ville. Pour info, Paris n’est qu’à 13280km…peut mieux faire.
Nous serions des parents indignes si en venant ici, nous n’étions pas allés à la Pingüinera de Seno (baie) Otway. Cette baie est située au nord-ouest de Punta Arenas et donne accès aux canaux de Patagonie. Otway est un mot qui désigne un lieu de nidification des manchots. On observe en effet, sur les rives du Seno Otway, toute une colonie de manchots de Magellan qui nichent et se reproduisent d’octobre à mars, période pendant laquelle ils restent à terre.
Ici, deux spécimens qui se bécotent, seuls au monde.
La colonie actuelle est estimée à 10 000 manchots. Il s’agit du manchot de Magallanes, haut de 70 cm, avec un double collier noir. Les animaux évoluent en toute liberté, dans une steppe aride balayée par des vents froids et violents. Génial, ça faisait longtemps!
J’ai bien dit “manchot” et pas “pingouin”! Mais pourquoi donc puisque ça s’appelle une Pingüinera? Explication : En anglais et en espagnol, penguin et pingüino désignent le “manchot” français et non pas le “pingouin” (traduit lui pas “auk”). Même si la ressemblance physique existe, ces oiseaux sont complétement différents. Les pingouins vivent dans l’hémisphère nord et ils peuvent voler. Quant aux manchots, ce sont des oiseaux marins de l’hémisphère austral, incapables de voler à cause de leur adaptation à la vie aquatique.
Eh Oh, eh oh, on rennnntre du boulot !
Trois enfants et une peluche derrière
Sur le chemin on a croisé papa Nandu et ses petiots.
On se souviendra aussi de Punta Arenas pour sa population … israélienne ! Même constat à Puerto Natales et El Calafate…Explication donnée par l’un des 15 à 20 jeunes israéliens séjournant à notre hôtel : “Après les deux années d’armée obligatoires, tous les jeunes du pays ont besoin de vacances. On part donc voyager en groupe d’amis, principalement en Amérique du Sud mais aussi beaucoup en Inde et en Nouvelle Zélande.” Chalom !
Demain, petit vol de 2 heures vers Puerto Montt, puis bus pour rejoindre les Iles Chilöé.
Z’avez vu ? Y a du neuf à droite de l’écran, vous pouvez vous abonner à Cékankonvaoù.(spécial dédicace pour Monikouette !).
Torres del Paine
29 novembre 2009 à 18:51 | Publié dans Chili | 4 CommentairesTorres del Paine est un parc national du Chili situé entre la Cordillère des Andes et la steppe de Patagonie.
Situé à 112 km au nord de Puerto Natales, il fait partie des onze zones protégées existantes dans la Région de Magallanes et de l’Antarctique chilien. Au total, les zones sylvestres protégées représentent 51% de la superficie de la région.
Sa principale fonction est la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la diversité génétique. Sa surface se caractérise par son hétérogénéité paysagère, où convergent des montagnes, des glaciers, des vallées, des étangs et de grands lacs.
Cette réserve de l’Unesco comporte plusieurs sommets : Torres del Paine (2800m), Paine Grande (3050m), Los Cuernos (2600m). Également quelques glaciers et plusieurs lacs que nous longerons en voiture : Lago Sarmiento de Gamboa, Lago Nordenskjöld, Launa Verde, Lago del Toro, Lago Péhoé, Lago Grey. C’est LE parc lié au trekking au Chili.
Nous avons plusieurs options pour le rejoindre depuis Puerto Natales. Bus faisant 3 arrêts dans le parc, pas cher mais frustrant, bus faisant de nombreux arrêts, plus sympa mais plus cher, enfin location de voiture, moins cher que le second bus et nous sommes en liberté. C’est parti pour la voiture.
A priori on ne devrait pas être embêté pour trouver la route, y en a qu’une !
Petite filouterie de Stef, l’idée est de partir très (très très) tôt le matin pour franchir l’accès au parc avant que le guichet n’ouvre : 30000 pesos d’économie, c’est toujours ça de pris.
Nous voilà donc partis à 5 heures du mat ( j’ai des frissons, je claque des dents et je monte le son … les vieux vous avez reconnu la chanson ?)
C’est le bonheur, la route est top, on traverse la pampa, au détour d’un virage on aperçoit les fjords, la nuit est claire, on s’arrête prendre des photos. Tutto va bene !
Va bene jusqu’à Cerro Castillo, son église, ses 10 baraques qui se battent en duel … et sa déviation. Fin de la route pavée, début de la piste, et des panneaux de déviation qui nous emmènent … nulle part. On est paumés de chez paumés. Un petit tour dans un cul de sac, un petit tour jusqu’à une rivière, pas de pont, qu’est ce qu’on fait ??? On la franchit, ce sera la deuxième fois que Charles coulera un bielle après un Clio noyée en Touraine. Ouf ça passe, on fait deux trois bornes sur la piste, on voit une route sur notre gauche avec plus de circulation, c’est pas possible on n’est pas sur la bonne route !!! Retour à la rivière. Les nerfs commencent à lâcher. On revient finalement avant ce p…. de bled de Cerro Castillo où un joli panneau nous invite à tourner à gauche pour rejoindre Torres del paine. Le calme revient, cette fois c’est bon. On a juste perdu 1 heure … et 30000 pesos puisque on arrivera finalement à 8h30 devant le guichetier près à recevoir nos biftons.
A part le gardien et nous, pas un chat. Pas un chat mais des lamas, des nandus, des condors, des flamands roses et toutes sortes d’oiseaux. Et puis des collines, des montagnes, des lacs, une cascade. C’est magnifique !
Le vent est quasi nul. On peut admirer le reflet des montagnes et des lamas dans les lacs. De toute beauté.
Et une fois de plus, les dieux du ciel nous ont réservé une météo parfaite. Le soleil ne nous lâchera pas de la journée.
On prend le petit déjeûner devant une cascade. On flâne dans le parc, on roule à 2 à l’heure, on laisse traverser les lamas et les nandus. Le temps passe trop vite. Le cadre du parc, ses collines et ses lacs mettent en valeur les montagnes.
En milieu de journée, dans la plaine, les enfants jouent dans les prés, le vent est très fort, Lola manque de s’envoler (je romance là). Après le casse croûte on file vers l’ouest du parc où nous attend le Lago Grey.
Et devant nous, à quelques mètres de la plage, un iceberg ! Waouh ! On admire, on prend des photos, on film, on marche le long de la plage. Et puis, alors que Stef et les enfants tapent la causette, Charles s’écrie : “Regardez l’iceberg !”. Un énorme bloc se détache, disparait completement sous l’eau puis remonte crée une vague, et se remet à flotter. L’autre partie de l’iceberg tangue avant de s’immobiliser. Et enfin retour au calme. C’était génial !
La journée de se termine déjà. Encore quelques points de vue superbes, une petite pose devant un énième lac et c’est le retour à Puerto Natales par le sud (on évite Cerro Castillo !).
On voulait du Waouh, on a eu du Waouh. Ça y est on est vraiment copains avec la Patagonie.
Croisière Balmaceda et Serrano
29 novembre 2009 à 13:51 | Publié dans Chili | 1 CommentaireOn s’offre une excursion au départ de Puerto Natales, en direction des glaciers Balmaceda et Serrano.
Il est 8h du matin, quand, emmitouflés dans nos manteaux on se dirige vers le ponton principal.
Le bateau appareille rapidement et on commence notre traversée du fjord Ultima Esperanza. Le froid est cinglant mais sur le pont, on peut profiter des différents paysages, la steppe patagone, des montagnes couvertes de forêts, mais aussi des chutes d’eau, des colonies de lions de mer, des colonies de cormorans ou encore des condors qui planent au-dessus des falaises.
Après trois heures de navigation, nous arrivons à hauteur du Balmaceda. Il y a encore 20 ans, le glacier atteignait la mer !
On poursuit la route et une courte marche nous mène jusqu’au superbe glacier Serrano. Les blocs de glace tombent dans le lac, laissant appraître des petits ilôts d’icebergs. Certains passagers s’offriront un tour de zodiac entre les icebergs.
Après avoir bien profité du glacier, c’est le retour à Puerto Natalès via une auberge perdue au bord du Fjord. On y mange un succulent mouton et Charles se délecte d’un verre de vin rouge chilien.
Bilan, c’est un bonne entrée en matière pour la Patagonie mais on n’a pas fait Waouh quand même. On attend Torres del Paine de pied ferme.
Puerto Natales
29 novembre 2009 à 03:22 | Publié dans Chili | 1 CommentaireC’est sous la chaleur et un peu de blues que nous quittons San Pedro de Atacama par le bus nous menant à l’aéroport de Calama.
Pour rejoindre la Patagonie, nous passons une nuit dans les airs, de Calama à Punta Arenas, en passant par Santiago où nous aurons un transit de 2h30. Les enfants s’adaptent, comme toujours, on investit les banquettes de l’aéroport de Santiago en attendant notre vol vers Punta Arenas, on est bien.
L’arrivée se fait dans le froid à Punta Arenas à 6h du matin. Nous avions prévu le coup et les manteaux sont déjà sur nous à la descente de l’avion.
Nous avions décidé en préparant notre voyage de remonter directement vers Puerto Natales, à 3h de bus, ce sera l’occasion de terminer notre nuit. Nous profiterons de Punta Arenas en fin de séjour.
Léger hic au moment de prendre les billets de bus, celui de 8h est plein … ou plutôt non, il reste 2 places… Le prochain bus étant à 13h, on ‘nhésite pas longtemps, on prend les 2 places pour nous 5. Paolo et Alexis sur les genoux, Lola bien calée au milieu, le trajet de 3h se passe sans souci, avec au programme : dodo, yeux rivés sur les paysages qui défilent sous nos yeux et gros câlins. On n’a plus froid du tout !
Ce sont nos premiers pas (enfin premier bus) en Patagonie, on traverse pendant 250km des grandes plaines désolées. C’est beau.
Premier stop : Puerto Natales. Il fait froid, il y a du vent, tout est normal. On pose nos bagages dans l’hôtel Danicar. Si c’est un bon plan niveau budget, passez votre chemin si vous recherchez un peu de chaleur humaine…
On prend en douceur nos marques avec nos manteaux sur le dos … et nos nouveaux bonnets couleur locale … sauf Alexis qui choisit un bonnet tout ce qu’il y a de plus normal.
Puerto Natales est une petite ville agréable posée au bord du fjord de la Ultima Esperanza. C’est aussi un port de pêche et de liaison des ferries, relié à l’océan Pacifique par le golfe Almirante Montt.
La principale activité de la région reste aujourd’hui l’élevage d’ovins et le tourisme, la ville étant la porte d’entrée du parc Torres del Paine.
Une balade sur la Costanera (le bord de mer) est très agréable, surtout lorsque le soleil pointe son nez. Tout au bout se situe le port de pêche, avec ses lanchas colorés. Les pêcheurs chargent leurs bateaux avant de partir pour plusieurs mois dans les fiords.
Sommets enneigés, glaciers, pampa, labyrinthes de fiords et d’îles entourent la ville.
Le climat en Patagonie est imprévisible, il se dit ici que les 4 saisons peuvent défiler en une seule journée. Lorsqu’on évoque la météo pour nos excursions, on nous répond avec un grand sourire : « Ici, impossible de savoir, alors tu y vas et tu espères… ». Bon, on va espérer alors.
D’une manière générale, en été les températures varient entre 17°C et 5°C et les vents sont extrêmement soudains et violents. Au cœur de l’été, il fait jour durant prêt de 18 heures et inversement nuit en hiver. Tout est vrai, on a vérifié et on s’y fait…c’est dingue !
Balade à cheval et visite de Pukara de Quitor
21 novembre 2009 à 20:06 | Publié dans Chili | 5 CommentairesDepuis la Monument Valley, ça nous titillait de jouer les cow-boys, sentir le crottin, enfiler les santiags et avoir le regard de Clint Eastwood dans le bon la brute et le truand.
Alors quand on a vu que l’hôtel proposait du “Horse riding” aux alentours de San Pedro on s’est dit banco ! Sauf que dans banco il y a banque illico et que ça fait cher tout ces petits plaisirs sans compter que la poussinette (Lola) et Blondin (Alexis) sont un peu jeunes pour monter sur le bestiau. Au final on négocie 2 places à cheval et le reste de la troupe en vélo. Et là vous êtes surs que c’est Stef qui monte sur le bourrin vu que tonton Charly, il s’est jamais risqué à chevaucher ne serait ce qu’un poney…
Perdu ! Le Charly il a envie de tenter sa chance et de taper la causette avec Nino Julio (le cheval). Le second cavalier, c’est Paolo, heureux comme un roi de chevaucher Marengo. Pour nous guider, un caballeros super classe (voir la vidéo) qui maitrise son cheval comme Philou Gatien sa raquette de ping. Le reportage photo est assuré par Stef sur son VTT, en tandem avec Lolita qui ne comprend pas au début pourquoi son guidon est bloqué… Alexis enfourche la dernière bicycletta et navigue tantôt devant tantôt derrière les chevaux.
Après une balade dans San Pedro, nous nous dirigeons tranquillos vers la Vallée de la Muerte. Un vrai bonheur de contempler le paysage en se laissant bercer par le pas du cheval. Le guide est silencieux comme un sicilien. Paolo est sûr cette fois que c’est la plus belle journée du tour du monde. Les vélos et les chevaux se séparent au bout d’une heure, les cavaliers continuent dans la vallée, les cyclistes montent vers Pukara de Quitor.
Au site de Pukara de Quitor, forteresse du XIIème siècle qui fut occupée par les Incas. Des restes de construction sont dispersés sur tout un flanc de montagne. Située en hauteur, cette forteresse était un emplacement stratégique permettant de contrôler le bassin de San Pedro.
L’ascension vaut la peine car on a une vue d’ensemble sur San Pedro de Atacama, l’altiplano et les volcans.
Après deux heures de balade, c’est la fin de journée, retour à San Pedro. Des maillots verts irlandais font grise mine, la France est qualifiée pour la Coupe du Monde ! On ne saura que plus tard que Thierry Henry s’était pris pour Maradona…
On a adoré notre séjour ici, les déserts nous réussissent bien.
Nous partons vers de nouveaux horizons, ceux de la Patagonie…sortez les manteaux!
PS : Le défi du Chili est réussi, mais alors…tranquiiiille.
L’Altiplano et les Lagunes Chaxa, Miscanti et Miñiques
21 novembre 2009 à 19:28 | Publié dans Chili | 1 CommentaireNotre dernière excursion depuis San Pedro de Atacama est aussi la plus longue puisqu’elle nous occupera une journée entière. Le mini-bus nous conduira au milieu du Salar d’Atacama à 2300 mètres d’altitude puis continuera sa route pour nous mener auprès de grands lacs à plus de 4000 mètres, les lagunes altiplaniques. L’Altiplano signifie “Plaine d’altitude”.
Dans le Salar d’Atacama, au niveau de la Laguna Chaxa, le sol est constellé de sel. Il s’agit d’un des déserts les plus arides au monde.
Malgré la sécheresse de cette région du Salar, de nombreux oiseaux trouvent dans cette eau suffisamment de nourriture pour pouvoir y vivre. On trouve notamment de nombreux Flamants Roses. Trois types de Flamants Roses cohabitent ici : les Flamants Roses Andins, les Flamants Roses Chiliens et les Flamants Roses de James. Leur taille mais aussi leur couleur varient en fonction de l’altitude où ils vivent la plus grande partie de l’année mais dépendent aussi de leur nourriture.
La Laguna Chaxa est une réserve nationale de Flamants Roses. Nous aurons donc droit à un vrai festival, avec un superbe effet miroir de la lagune.
Le village le plus proche, Toconao, existe depuis plus de 13 000 ans. La population actuelle est de 700 villageois pratiquant encore les anciennes traditions. Nous y ferons escale en fin de journée, sur le retour. L’occasion ici de faire un bisou au lama local, prénommé Macarena.
Mais avant cette visite, nous irons par la piste voir les Lagunes Miscanti et Miñiques situées dans le Parc National Los Flamencos. Ces deux lacs à 4200 mètres d’altitude sont dominés par deux hauts sommets portant respectivement le nom de chacun des deux lacs. Manque de chance, ce jour là, le ciel était couvert, la couleur des lagunes est donc moins intense. Le spectacle reste quand même de toute beauté…
Nous y rencontrerons de nouveau des Vicuñas venus se ressourcer dans les lagunes.
Nous avons également fait escale dans le petit village de Socaire, qui vit en partie de l’agriculture. On y voit notamment des cultures en terrasse.
Cette journée en altitude n’a posé aucune difficulté, nous sommes prêts pour l’ascension des volcans…Bon, une prochaine fois alors…
Les Geysers del Tatio
21 novembre 2009 à 13:45 | Publié dans Chili | 1 CommentaireSitués à moins de 100 kilomètres au nord de San Pedro de Atacama et à 4320 mètres d’altitude, les Geysers del Tatio constituent l’un des champs géothermiques les plus élevés de la planète. Avec près de 40 geysers actifs, 60 sources chaudes et 70 fumerolles, El Tatio est le plus grand site de geysers de l’hémisphère sud et le troisième par sa taille après celui du parc du Yellowstone aux USA et celui de Dolina Giezerov en Russie.
Ce site se visite à l’aube, lorsque la différence de température permet d’admirer la formation des cheminées de vapeur. Départ donc dès 4h du matin. En altitude, les températures sont fraîches, nous emmenons avec nous toutes les couches de vêtement que nous avons. Finalement, nous n’aurons pas si froid que ça.
Après 2h30 de route sur une piste à retourner tous les estomacs, nous arrivons sur site avec un lever de soleil qui éclaire le champ de Geysers. Les vapeurs s’échappent des fumerolles, c’est presque irréel.
Paolo et Lola ne sont pas au mieux, les autos-tamponneuses longue durée mélangées à l’altitude ne leur réussissent pas. Alexis lui se porte comme un charme et profite à fond de tout ce qu’il voit.
On s’aventure au milieu des geysers. On mitraille à tout va!
Les lumières changent à chaque instant, c’est magnifique.
Quelques kilomètres plus loin, on profite d’une petite piscine de fortune alimentée par une source chaude. Il est 8h30 du matin. On n’est pas mal quand même….
Le retour vers San Pedro de Atacama se fait par les montagnes, la piste poursuit son travail de sape…dur dur. Lola ne veut plus “jamais prendre de piste de toute sa vie”…pas avant deux jours ma chérie, promis.
Les paysages traversés sont à tomber par terre, les couleurs sont parfaites.
Nous avons la chance de rencontrer sur notre route des Vicuñas, des « chameaux indiens » (d’amérique biensûr) qui vivent en altitude et à l’état sauvage.
des lamas
Et aussi nos premiers flamands roses. On est aux anges.
Nous nous arrêtons dans le petit village de Machuca, encore habité par une ou deux familles. On goûte pour l’occasion du lama grillé en barbecue, c’est un régal, la viande est salée et très tendre.
Nous rentrons sur San Pedro de Atacama fatigués mais les yeux plein d’images plus dingues les unes que les autres. Encore une journée incroyable.
Laguna Cejar, Ojos del Salar et Laguna Tebinquinche
21 novembre 2009 à 12:12 | Publié dans Chili | 1 CommentaireA 20 kilomètres au sud de San Pedro de Atacama se trouve la Laguna Cejar.
Après une piste qu’on n’aurait jamais osé prendre avec notre camping car de l’ouest américain, nous arrivons sur ce petit lac contenant une très grande proportion de cristaux de sels, lui donnant ainsi une couleur magnifique et surtout un fort niveau de flottaison. On teste et ça marche, on flotte!
L’eau du lac Cejar est transparente et quand on sort de l’eau, l’air sec du désert nous sèche la peau en laissant à sa surface une pellicule blanche de sel. Le guide a emporté de l’eau douce pour se rincer…ouf.
Nous poursuivons notre route plus au sud et avançons dans le Salar d’Atacama. Nous passons entre los Ojos del Salar (les yeux du désert), deux bassins naturellement ronds d’un diamètre d’une vingtaine de mètres chacun, très profonds, et contenant de l’eau douce. Au delà, il y a le désert qui n’en finit plus.
Dernière étape, le coucher du soleil depuis la Laguna Tebinquiche, un petit lac dont la profondeur n’excède pas les 5 cm. Des îlots de sel bordent la lagune, c’est splendide. On a adoré.
On s’en ait donné à coeur joie, nos peaux et nos vêtements s’en souviennent encore, ces derniers sont restés tout rêches même après deux lavages!
La Vallée de la Mort et la vallée de la Lune
21 novembre 2009 à 00:27 | Publié dans Chili | 2 CommentairesPremière excursion. Nous découvrons ici notre deuxième Vallée de la Mort du voyage, une immensité de roches et le désert à perte de vue. On se sent tout petits.
La vallée de la Lune quant à elle nous propose de découvrir un paysage composé de formations géologiques lunaires (of course) et de dunes géantes. A défaut de roches, nous marchons sur du sel pétrifié qui craque sous nos pas. On est hors du temps.
Ci-dessous Alexis devant les Tres Marias (trois maries qui prient) qui ne sont plus que deux depuis qu’un touriste en a cassé une…oups. Les enfants ont préféré y voir un dinosaure…chacun ses croyances.

Des paysages qui laissent songeurs…à quoi bon vouloir aller sur Mars ou sur la Lune quand il suffit de venir dans le désert d’Atacama?
On termine la journée en attendant le coucher du soleil…sur la lune rajouteront les enfants.
San Pedro de Atacama
20 novembre 2009 à 23:18 | Publié dans Chili | 1 CommentaireNous revoilà! Nous sommes arrivés en Patagonie, notre premier arrêt étant à Puerto Natales. Pour le moment, on est un peu fatigués, un peu perdus aussi, il faut qu’on s’organise. On passe de la chaleur du désert d’Atacama au froid des grandes plaines, dur dur. En quelques heures ici, nous avons eu du soleil, des nuages et de la pluie (c’est connu le temps change sans arrêt) mais il fait toujours froid…Mais on vous racontera tout ça plus tard, pour le moment place à notre séjour dans le désert d’Atacama.
Le mercredi 11 novembre, après 1h45 de bus de Valparaiso à Santiago, 2h d’avion de Santiago à Calama puis à nouveau 1h30 de bus, nous voilà enfin arrivés à San Pedro de Atacama.
Ci-dessus, l’arrivée à Calama. On adore ce petit aéroport en plein désert, la sortie de l’avion nous a mis dans l’ambiance tout de suite.
Nous restons à San Pedro de Atacama un peu plus d’une semaine, de manière à profiter d’excursions à la journée tout en prenant le temps de nous acclimater en douceur à l’altitude (nous attendons la fin de notre séjour pour réaliser les excursions en haute altitude) mais aussi faire école, se reposer ou déambuler tranquillement dans ce village tant attendu depuis nos préparatifs de voyage. Quel bonheur d’être là !
San Pedro de Atacama est une oasis en plein désert d’Atacama, à 2400m d’altitude, qui ressemble à un village de western avec ses maisons d’argile et ses ruelles en terre battue. Ce village est quasiment entièrement tourné vers le tourisme, avec seulement 2000 habitants et une trentaine d’agences de tourisme et autant de petits magasins de souvenirs. Le désert d’Atacama offre des paysages d’une grande variété et d’une beauté à couper le souffle. Le village bénéficie également de la proximité des frontières bolivienne et argentine.
Les ruelles de San Pedro
Son église
Son marché
A San Pedro, nous sommes installés à l’hôtel Cabur, petit havre de paix. Tout y est parfait, si ce n’est que l’eau coule vraiment à tout petits flots pour les douches, quand toutefois l’eau coule…Mais, après un an et demi d’existence, l’Hostal Cabur s’offre un nouveau système d’eau la veille de notre départ… la fête ! En restant 8 jours ici, nous faisons office d’anciens, la moyenne du séjour étant de 3 ou 4 jours. Nous rencontrons beaucoup de jeunes voyageant seuls ou à deux, parlant parfaitement l’anglais, l’espagnol et parfois même le français. Avec notre niveau bac, nous sommes légèrement frustrés. Nous communiquons certes mais c’est beaucoup plus délicat pour tenir une conversation informelle. Au Chili, on parle beaucoup anglais, Stef mixe systématiquement anglais et espagnol dans la même phrase et face à un refus d’anglais de son interlocuteur, Charles utilise à merveille le mime. Les enfants ne perdent pas une miette de tous ces échanges, ils sont prévenus, le mieux dans la vie est d’être polyglotte ! Ils se sont sentis ici comme chez eux, comme partout, et ont été adoptés par tous… bref,un excellent séjour.
Valparaiso ou Valpo pour les intimes
16 novembre 2009 à 23:54 | Publié dans Chili | 5 CommentairesValparaiso, à 1h45 en bus de Santiago se situe au bord du Pacifique. C’est le premier port et la deuxième ville du pays. La ville forme une baie dominée par 44 collines, formant ainsi un amphithéâtre naturel donnant sur l’océan. Les habitants de Valparaiso sont appelés en espagnol les Porteños (« habitants d’un port ») .
Valparaiso est divisée en deux parties :« El Plan », situé sur la partie plate de la ville où se trouve le port ainsi qu’une grande majorité des commerces de la ville (« ville basse »).

Plus haut, les Cerros ou collines dominent la ville. C’est dans ces collines que la majorité de la population vit,et ce sont leurs maisons de tôle aux couleurs si variées qui donnent à la ville son allure unique (« ville haute »).



Les hauteurs de Valpo, c´est le charme bohémien de la ville, les maisons les unes sur les autres et un enchevêtrement de fils électriques entre les maisons à rendre dépressif le meilleur électricien chevronné. Les pentes sont impressionnantes et les balayeurs se contentent du minimum, car le milieu des rues appartient davantage aux chiens et aux chats.
Ces collines sont desservies par 15 ascensores (funiculaires) accrochés à flanc de collines qui mènent aux cerros (hauts quartiers).
De là, nous avons une vue sur toute la baie.

C’est cette partie haute de la ville que nous avons davantage visité, déambulant tranquillement dans les ruelles pentues et tortueuses.


Notre petit hôtel familial est d’ailleurs idéalement situé dans le Cerro Allegre, le coeur historique de la ville.
L’ensemble de la zone historique a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2003.
Valparaíso, qui a su maintenir ses traditions, est une source d’inspiration inépuisable pour les artistes.

Les graffitis sont magnifiques et donnent des couleurs et un charme incontestable aux ruelles de la ville.

Valparaiso, c´est aussi la jeunesse étudiante des 20 printemps de Pablo Neruda, étudiant sans le sou épris de la musicalité des mots, et son retour 40 ans plus tard, reconnu mondialement comme homme de lettres ( Prix nobel de littérature en 1972). Il fit constuire à Valparaiso une maison, la Sébastiana, qui domine la baie. Nous n’aurons pas le temps de visiter son autre demeure installée à Isla Negra, à quelques kilomètres de Valparaiso.
A Valparaiso, nous avions un rendez-vous important, notre rencontre avec la famille Guironnet également en tour du monde et avec qui nous sommes en contact depuis de nombreux mois. Nous avons déambulé ensemble dans les ruelles, avons longuement échangé nos impressions de voyage et les enfants ont fait à nouveau le plein de copains français.
Cette famille très sympa est aussi enthousiasmée que nous par son voyage. Après l’ouest américain, la Bolivie, le Pérou et une courte escale au Chili, ils s’envolent pour l’Australie. Nous pourrons peut-être nous retrouver au Japon ou à Bali.
Le temps d’une soirée en compagnie de la famille Guironnet, Carolina (la propriétaire de notre hôtel), nous a chanté deux chansons connues de tous les Porteños, littéralement amoureux de leur ville. Cet amour pour Valpo rend la ville très émouvante. L’air des chansons nous est resté en tête pendant plusieurs jours.
Voici en vidéo la chanson « Valparaiso » chanté par “El gitano Rodriguez” avec des images de la ville.
Valparaiso est à vivre, il s’agit d’un passage incontournable pour un séjour au Chili.
Nous sommes actuellement dans le desert d Atacama, c est sublime. Internet faisant defaut, il faudra patienter pour les recits et les photos…
Bienvenidos a Chile
9 novembre 2009 à 15:18 | Publié dans Chili | 6 CommentairesHola los amigos!
Nous sommes bien arrivés au Chili, notre lieu de voyage pour les 45 prochains jours. 14 heures d’avion passées assez vite finalement entre les films ou dessins animés, les jeux, les repas et un peu de dodo. Arrivée à Santiago à 6h heure locale mais 1h du matin heure de Los Angeles…Ensuite, 1h30 de bus vers Valparaiso, où nous restons 3 jours (la visite de Santiago se fera à la fin de notre périple chilien).
Nous avons été très chaleureusement accueillis par Carolina, qui s’occupe du Valpo’s Hotel. Ici, c’est tout confort, il y a des jeux pour les enfants et même une petite fille de 2 ans, Macarena, qui sert de poupée vivante à Lola… On résiste au sommeil pour se caler directement dans nos nouveaux horaires et on tente de se mettre rapidement à l’espagnol. Stef et Paolo sont allés se balader une petite heure dans les ruelles, juste pour voir…ils aiment l’ambiance et les couleurs.
Aujourd’hui, nous retrouvons la famille Guironnet, également en tour du monde et avec qui nous sommes en contact depuis les préparatifs du voyage.
A nous la découverte de Valparaiso!
Recherches chiliennes
21 juin 2009 à 22:08 | Publié dans Chili | 1 CommentaireTags : Hébergement
Le programme du Chili se précise.
Consulter les sites sur San Pedro de Atacama donne vraiment envie de partir !
Quelques adresses d’hébergement se détachent (kombo base, hostal cabur, taka taka, quinta adela…). De toute façon, le village est entièrement tourné vers le tourisme et se résume à Hotels, Agences d’excursion, Bars restaurants et cafés Internet.
Pour l’Ile de Paques ce sera l’auberge Kona Tau.
Et pour Santiago ce sera peut-être rien du tout. Arrivant de Los Angeles à 6 heures du matin il est possible que l’on reprenne le bus pour rejoindre directement Valparaiso. On a ciblé sur deux hotels : la Bicyclette ou La maison du Filou, tous deux tenus par des français.
Au Sud, nous franchirons finalement la frontière pour profiter de l’Argentine. On va concentrer notre séjour sur la région des lacs (Puerto Montt et au dessus) et la Patagonie chilienne et argentine (Puerto Natales, Torres del Paine, El Calafate jusqu’à El Chalten).
Déjeuner sympa avec “Les andes en roue libre”
5 juin 2009 à 15:57 | Publié dans Chili | Laisser un commentaireTags : Mercis
Un grand merci à Damien et Sandrine qui nous ont accueilli ce midi pour nous présenter leur aventure (cf le titre de l’article). Une année en vélo en Amérique du Sud !!! Sensationnel voyage et des infos précieuses à nous donner pour préparer notre escale au Chili … qui pourrait se propager à l’Argentine. Vous pouvez vous régaler avec leur blog en cliquant ici.
Tur-bus , liderazgo que da confianza
12 avril 2009 à 16:25 | Publié dans Chili | Laisser un commentaireTags : bus, Transport

Le siège dans le bus chilien, vous le voulez comment ? Clasico , Semicama ou Premium ???
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