Ubud, le coeur de Bali
3 juillet 2010 à 08:29 | Publié dans Bali | 5 CommentairesContrairement à toutes les destinations précédentes, Bali a été synonyme de quasi sédentarité. Après 4 nuits à Jimbaran et avant de terminer par 2 nuits à Kuta (no comment c’est nul) nous avons donc posé nos valises à Ubud, au centre de Bali.
Le Sagitarius hotel aura donc fait une bonne affaire avec les Cékankonvaoù mais moins qu’avec certains habitués comme cette américaine qui vient passer 2 mois ici tous les ans. Pour nous, 14 jours seront suffisants pour profiter à fond de la piscine.
Les quelques jours passés avec la Famille Guironnet nous permettent de partager nos tours du monde et nos projets. Les grands causent, les mômes jouent et ça leur fait du bien de profiter de compagnons de jeu différents. Lola ne lâchera pas Marine pendant notre séjour commun.
Ubud est une pépinière d’artistes : sculptures, peintures, tissus, céramiques … On a le sentiment que chaque Balinais est un artiste. Gusti nous explique que ce savoir est transmis dans les familles. Contrairement à d’autres destinations, toute la fabrication des souvenirs achetés par les touristes sont made in Bali. Chapeau !
Stef et les enfants se régalent à déambuler au marché d’Ubud, Charles attend.
Intrigués les premiers jours par des étalages de bouteilles de jus de citron ou de thé, on comprend le troisième jour qu’il s’agit en fait de carburant pour les scooters.
Ubud, c’est aussi la Monkey Forest, l’occasion pour les enfants de rigoler devant le spectacle des singes plongeant et chahutant dans une piscine.
Une balade dans les alentours d’Ubud nous mène dans les rizières dont on ne se lasse pas.
Autre visite proche d’Ubud, le zoo. Pour les enfants, et pour le dragon de komodo. Pour le reste, c’est surtout très très cher. Et totalement “hors jeu” pour Stef et Charles. Après 10 mois passés à admirer les animaux en liberté, on se trouve très mal à l’aise à zieuter des animaux en cage. Et on se dit que c’est la dernière fois. Si on veut voir des lions … on ira en Afrique !
Deux animaux qui ne sont pas en cage et dont on ne se lasse pas, ce sont nos deux grands garçons qui fêtent leurs anniversaires à Ubud. Ouf, les balinais s’y connaissent en pâtisserie. On se régale de gateau au chocolat.
Nos 2 dernières semaines du tour du monde passées à Ubud auront donc été très douces, fleuries, colorées, spirituelles.
Et maintenant … on va où ? Comment çà c’est fini … On rentre ? Non. Si ?
Offrandes, rituels et cérémonies
29 juin 2010 à 01:00 | Publié dans Bali | 4 CommentairesLes offrandes
C’est très certainement ce qui nous vient immédiatement à l’esprit lorsqu’il s’agit d’évoquer notre séjour à Bali : les offrandes.
Chaque jour, les balinais présentent leurs offrandes, en signe de respect et de gratitude envers les divinités, ancêtres, esprits et autres démons vivant sur l’île.
Et c’est tout au long de la journée qu’on les voit déposer au temple, dans les autels familiaux, à l’autel voisin ou devant leur porte, les offrandes confectionnées.
Il s’agit le plus souvent d’un petit panier tressé en feuille de palmier garnie de tiges de bambou, de quelques grains de riz et orné de fleurs.
La disposition de l’offrande est accompagnée d’un cérémonial, de courtes prières et de diffusion d’encens.
Les fleurs
Les balinais aiment également disposer partout des fleurs. Ainsi, chaque matin à l’hôtel d’Ubud, nous assistons au même rituel qui consiste à faire tomber les fleurs toutes fraîches des arbres et les disposer partout dans les jardins et devant les chambres. Un plaisir à regarder.
Les cérémonies
A Bali, la spiritualité est omniprésente. Chaque jour, nous pouvons assister à des prières, des cérémonies ou encore croiser des processions.
Lors de notre séjour, à l’occasion de la pleine lune, nous avons eu la chance d’assister à une cérémonie dans un temple puis une autre sur la plage.
C’est généralement toute une famille ou tout un village qui prie ensemble.
Dès que s’annonce une cérémonie, les hommes, les femmes et les enfants revêtent leurs habits de fête. Pour information, les hommes balinais portent au quotidien leur “turban” et le sarong en signe de respect (envers les autres, envers les dieux).
Les processions sont remarquables. Les hommes portent de grandes ombrelles colorées et des autels. Les enfants jouent de la musique et les femmes portent de belles pyramides de fruits et de fleurs de toutes les couleurs.
Ces véritables trésors, qui ont sûrement nécessité beaucoup de temps et de travail, ne vivent que l’espace d’une prière. Tout comme l’ensemble des offrandes.
Le temps pour les balinais n’est pas le même que pour nous car leur vie s’inscrit dans un éternel recommencement.
Gusti évoque avec nous la croyance des balinais dans la réincarnation. Après l’âge de 25 ans, la mort est considérée comme simplement physique, l’âme restant quant à elle en vie. Il nous précise par exemple sentir son propre père décédé, présent en lui.
Après quelques chants, des danses et des moments de recueillement, la prière est suivie d’aspersion d’eau et de distribution de riz bénit que les fidèles appliquent sur les tempes, la gorge et le front.
Tous ces rituels sacrés de la vie quotidienne aident les Balinais à atteindre la plénitude et le bonheur spirituel, l’harmonie et la paix. Chaque famille, chaque demeure, possède son propre temple, souvent sous la forme d’un simple autel.
Ces rituels et cet engouement religieux sont vécus avec simplicité et se fondent parfaitement dans le quotidien. C’est très apaisant.
Les traditions balinaises
Chaque village a conservé des coutumes qui lui sont propres. Nous avons assisté à une tradition très particulière dans le village de Tenganan dans le cadre de l’Usaba Sambah Festival.
A cette occasion, les hommes du village s’affrontent avec des bâtons enroulés dans les feuilles épineuses du pandanus.
Les combats ne durent que quelques secondes mais sont d’une grande violence puisque l’objectif est de blesser son adversaire en frottant les épines de pandanus sur son corps. Les blessures sont bien réelles.
Ces combats restent malgré tout fraternels et sont l’objet d’une liesse collective. Les sourires sont sur tous les visages. Comme nous l’explique Gusti, les hommes sont heureux de ce “sacrifice”, une fois par an.
Nous adhérons difficilement à cette tradition, mais on la respecte néanmoins.
Nous avons beaucoup aimé la façon dont les balinais vivent leur spiritualité et une fois de plus adoré découvrir un culture si éloignée de la nôtre.
En route vers le lac Bratan et les rizières de Jatiluwih
28 juin 2010 à 16:00 | Publié dans Bali | 4 CommentairesAlleluyah, le ciel est décidément avec nous jusqu’au dernier jours de notre voyage car une fois de plus, la météo nous a été archi favorable. Des orages étaient annoncés régulièrement sur Bali et on a su composer avec les averses pour organiser nos sorties. Le temps évolue très vite sur l’île.
Mais le temps s’annonce catastrophique pour notre dernière excursion. Des trombes d’eau s’abattent sur Ubud toute la nuit et notre départ se fait sous de vraies giboulées et un ciel très chargé. Un orage se prépare. On décide quand même d’y aller, après tout, ce n’est que de la pluie.
Après plus d’une heure de route, nous arrivons au lac Bratan et surtout au Pura Ulun Danu Bratan, un joli petit temple situé sur l’eau, dont Stef parle depuis notre arrivée à Bali.
La pluie s’arrête, on profite de cette chance. Le lieu est superbe. On prend notre temps pour profiter du site, puis on retourne vers la voiture.
Et là, un nouveau miracle se produit. Le ciel se dégage légèrement et surtout, le soleil parvient à pointer son nez! Une demi-seconde de réflexion et voilà Stef qui fait demi-tour pour « refaire le match » avec le temple. Elle est aux anges.
Le Pura Ulun Danu Bratan est dédié à Dewi Danau, la déesse des eaux. Temple “hindou boudhiste”, il a été fondé au 17ème siècle.
Le meru hindou avec son toit de chaume, les montagnes embrumées en arrière plan, le lac tout autour et les balinais présents sur le site apportent à ce lieu une vraie magie.
La journée s’annonce bien. On prend ensuite la direction de Jatiluwih et ses superbes rizières en terrasse, certainement les plus belles de Bali.
Une petite halte nous permet de profiter de la végétation tropicale de l’île tout en admirant au loin le Gunung Batur et le Gunung Agung.
Nous passons de longs moments à nous promener en voiture à deux à l’heure ou à pieds lors de belles balades. Les paysages sont « ouaaaah ». Le soleil perce à travers les nuages et la lumière sur les rizières est à tomber par terre. On en prend plein les yeux.
Les rizières sont à perte de vue et on prend un plaisir fou à observer les fermiers travailler. Quel pied!
Il est temps de quitter toutes ces cartes postales pour nous diriger vers notre dernier temple balinais, le Pura Luhur Batukau. Ce dernier est situé sur les versants Gunung Batukau et au milieu d’une forêt. On y observe un meru à sept étages consacré à Mawa Dewa, l’esprit gardien de la montagne, ainsi que de sanctuaires dédiés aux lacs Bratan, Buyan et Tambligan.
La lumière commence à décliner. Nous sommes un peu moins sous le charme, même si nous apprécions être seuls sur site, ce qui rend l’atmosphère assez particulière.
Et nous reprenons une dernière fois la route. Gusti nous dépose ce soir à Kuta où nous passons notre dernier jour du tour du monde.
Oui, gloups.
Sur la route de Tirta Gangga
26 juin 2010 à 15:51 | Publié dans Bali | 1 CommentaireOn a une nouvelle batterie pour notre appareil photo! Charles a profité du départ de la famille Guironnet (oui, encore eux, on va penser à les garder comme amis…) vers l’aéroport pour se rendre à Denpasar et dénicher une recharge compatible avec notre appareil. Ouuuuuuf. On peut finir notre voyage-reportage en toute sérénité.
C’est donc la batterie pleine et l’appareil photo prêt à fumer qu’on prend la route vers l’est de Bali.
Premier stop de la journée à Semarapura (anciennement Klungkung) et son Taman Kertha Gosa. Non, nous ne crânons pas en essayant de parler l’indonésien, ce sont les noms d’ici!
On se balade tranquillement dans les jardins qui entourent le palais, la « salle de justice » et le « pavillon flottant ».
On profite en prime des mélodies proposées par un joueur de gangsa, sorte de gros xylophone et apprend quelques rythmes aux enfants. L’art musical n’a pas réellement d’école, les mélodies sont apprises par cœur et transmises de génération en génération.
Gusti nous propose ensuite un stop dans une fabrique de sarongs. On assiste ainsi à chacune des étapes de fabrication du sarong, de l’assemblage des couleurs au séchage, en passant par l’effilage puis au tissage final. Le travail est minutieux et conséquent. Une journée est nécessaire pour la confection d’un sarong de qualité.
Nous sommes étonnés de constater que de très jeunes garçons et filles sont au travail. Gusti nous explique que c’est ainsi dans les familles les moins aisées. Les enfants vont à l’école le matin puis travaillent l’après-midi ou vice-versa. Les enfants réalisent leur chance.
En chemin, nous retrouvons de belles rizières mais aussi des plants de cacahuètes.
La route empruntée nous permet d’apprécier une belle vue sur le Gunung Agung, le mont le plus haut (3000m) et le plus révéré de Bali. Comme précisé dans tous les guides, ce dernier se trouve effectivement sous la brume.
Nous arrivons ensuite au point le plus à l’est de notre parcours, à Tirta Gangga. Signifiant littéralement « eaux du Gange », le Taman Pura Gangga et son palais aquatique, composé de plusieurs piscines et bassins décoratifs, est un site absolument magnifique. Une chance, le soleil est au rendez-vous et la lumière splendide. Aux alentours du palais, des collines et des rizières à perte de vue.
Les enfants s’en donnent à cœur joie.
Au cours du déjeuner, on pose à nouveau tout un tas de questions et Gusti nous explique le système des castes à Bali. Il en existe quatre qui déterminent essentiellement le rôle lors des rituels religieux ainsi que le niveau de langage à utiliser. On apprend ainsi que “Gusti” est en fait le nom de la caste qu’il occupe et non pas son prénom. Mais malgré l’usage des titres, l’importance des castes tend à diminuer et le “mérite” prend peu à peu le dessus.
On reprend la route du retour, en contournant le versant sud du Gunung Agung, entre Amlapura et Rendang. On ne se lasse absolument pas de ces paysages de rizières que l’on traverse encore et toujours. On savait qu’on allait en apercevoir mais sans pour autant imaginer qu’elles couvrent autant de surface sur l’île. On s’étonne également du vert intense des rizières comparées à celles plus sèches ou au contraire totalement inondées du Vietnam. Gusti nous confirme que l’absence de réelle sèche saison sur l’île permet aux balinais de cultiver et bénéficier de récoltes tout au long de l’année.
On poursuit notre chemin jusqu’au dernier temple du jour, le Pura Kehen. L’édifice est situé à flanc de colline et au milieu d’une végétation très dense. On y apprécie une nouvelle fois le meru aux onze toits, ainsi que des sanctuaires ornés de trônes pour la trinité hindoue : Brahma, Shiva et Vishnu.
Bizarrement, l’overdose de temples ne se fait absolument pas sentir. Au contraire, la diversité des monuments et leur environnement, mais également le côté « ouvert » des édifices est superbe. Sans pouvoir se l’expliquer, Stef est absolument sous le charme. Charles un peu moins, mais quand même. C’est une ambiance…
On reprend la route et on croise une procession. Une cérémonie, à laquelle on ne peut malheureusement pas assister, va avoir lieu dans un temple tout proche. Une prochaine fois peut-être…
Quelques kilomètres plus loin, on assiste à une autre sorte de cérémonie. Un groupe d’hommes tue et prépare le le cochon, comme ça, au bord de la route (nous avons choisi de faire soft au niveau de la photo, car c’était assez gore quand même). Ce soir les enfants, c’est jambon!
On s’offre un dernier arrêt avant de rentrer sur Ubud, histoire de déguster le lait de Coco.
Encore une journée bien remplie, on est crevés. Demain, c’est repos.
Sur la route du Gunung Batur
24 juin 2010 à 08:15 | Publié dans Bali | 3 CommentairesNous prenons aujourd’hui le chemin du Gunung Batur, au centre-nord de Bali. Gusti, notre chauffeur attitré pour la découverte de l’île, prend les petites routes, roule à deux à l’heure et s’arrête fréquemment pour nous permettre de marcher le long des rizières ou observer les autochtones. C’est parfait.
Enfin presque parfait car une boulette vient quelque peu perturber notre programme, nous avons perdu la recharge de batterie de l’appareil photo! A quinze jours du retour…no comment. On a demandé sans succès à chaque personne de l’hôtel si leur recharge était compatible avec la nôtre et la batterie montre des signes de faiblesse…Au secours. Stef sans appareil photo, c’est impensable. “On y va mais on a peur” (sic).
On s’arrête en chemin au Gunung Kawi et ses monuments anciens. Il s’agit d’un des plus grands et des plus antiques monuments de Bali.
Au milieu d’une vallée luxuriante, il s’agit en fait principalement de ruines. Gunung Kawi se compose de plusieurs “candi” (ou autels commémoratifs) creusées dans la falaise. Charles et Lola prient comme les balinais.
Au retour, Lola zieute les échoppes d’artisanat et les balinais prennent la pose avec toujours autant de gentillesse.
Gunung Kawi se situe au sud de Tampaksiring. Un autre temple, le Pura Tirta Empul se situe au nord à quelques kilomètres de là. Stef a évidemment prévu de voir ce monument et ses sources sacrées dans lesquelles les balinais se baignent souvent. Oui, mais voilà, on l’a zappé! Déconcentrée par la batterie de l’appareil photo, on a poursuivi la route. Grrrrrrrrrr.
Lors de notre balade, Gusti nous arrête dans une coopérative d’épices. Nous découvrons notamment des arabicas, des cacaoyers, des arbres à clous de girofles, des ananas et des “snake skin”, le fruit du serpent dont la peau est effectivement d’aspect et de consistance très ressemblante avec un serpent.
Nous dégustons des thés au citron et au gingembre, du chocolat local, du moka, mélange de café et de chocolat (excellent !!) et du Kopi. Ce café est le plus cher au monde ! Il faut dire que sa fabrication vaut le détour. Les grains de café produits sur place sont grillés puis mangés et digérés par des mangoustes ! Les crottes de l’animal sont ensuite lavées, les grains de café récupérés et torréfiés. Le résultat est semble t’il exceptionnel et quoi qu’il en soit hors de prix !
La visite de la coopérative est l’occasion pour le producteur qui nous accueille de nous montrer sa maîtrise du français. Il nous fera éclater de rire à plusieurs reprises avec ses blagues et jeu de mots en français ! Il finira de séduire Paolo en l’appelant Harry Potter. Un excellent moment.
Nous arrivons au Gunung Batur en fin de matinée et déjeunons en terrasse avec un panorama splendide sur le volcan, sa “double caldeira” (ses deux cratères l’un dans l’autre) et son lac. Pour la petite info, l’activité du volcan ces dernières années a fait naître plusieurs petits cônes sur son flanc. Des secousses et une activité géologique sont en effet régulièrement enregistrées. On observe d’ailleurs très nettement les traces des éruptions passées, dont la dernière date de 1994.
Nous poursuivons notre route et nous arrêtons un peu plus loin au Pura Ulun Danu Batur. Comme à chaque fois, les enfants revêtent avec un grand plaisir le traditionnel sarong et la ceinture.
On retrouve dans ce temple les “merus” aperçus quelques jours plus tôt. Ce sont nos chouchous à Bali.
Et on assiste à la prière de quelques fidèles, seuls autorisés à pénétrer dans l’enceinte sacrée. Les photos sont pourries car prises avec la caméra…bah oui, la batterie de l’appareil faiblit ! Trop trop dur…
Dans l’enceinte du temple, une cérémonie vient d’avoir lieu et on aperçoit un groupe d’hommes préparer un terrain en terre. Un combat de coqs va se dérouler. Les enfants sont aux anges.
Mélange de sacrifice, de sport et de jeu, les combats de coqs font en effet régulièrement partie des cérémonies dans les temples. Lorsque les festivités commencent, les participants réunissent les deux coqs et leurs attachent une pointe en métal à la patte. Puis les hommes se rapprochent du cercle de combat et lancent les paris. L’atmosphère devient alors électrique.
Les coqs sont jetés l’un contre l’autre. Les plumes volent de toutes parts. Le combat ne dure qu’une trentaine de secondes quand un des coqs s’écroule, en sang. Un peu violent comme “cérémonie”.
Après le combat, on évoque cette tradition avec Gusti. On lui apprend pour l’occasion que le coq est l’emblème de la France et lui, répète avec amusement l’expression “être fier comme un coq”.
On reprend la route en direction d’Ubud et on échange beaucoup avec Gusti qui prend un réel plaisir à nous faire découvrir son île.
Parmi nos discussions du jour : la svastika, dont le symbole figure en pendentif dans la voiture de Gusti. Si l’Asie nous aura offert quelques chocs culturels, la svastika n’est pas la moindre.
Kézako ??? Rien moins que la croix gammée mais pas dans le même sens et surtout pas avec la signification qu’on lui connaît en Europe. On en a vu énormément au Vietnam et à nouveau beaucoup à Bali. Et on se rend compte à quel point le contexte est important.
Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique pour symboliser l’éternité. En Occident, le svastika pointant vers la droite et généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les Nazis, et acquit dès lors une forte connotation négative qui en a fait quasiment disparaître l’usage en Occident après la seconde guerre mondiale.
On peut décrire la svastika comme une croix composée de quatre potences prenant la forme d’un gamma grec en capitale, d’où son autre appellation de croix gammée.
Aucune gêne ici, même en temps qu’européen, à voir ce symbole partout présent dans les temples, mais il est inconcevable de le ramener en Europe pour le mettre en décoration dans une maison comme souvenir ! Un regret : ni Stef ni Charles ne se souviennent avoir appris à l’école la signification originelle de la svastika. C’est pourtant très intéressant de comprendre comment et pourquoi un dictateur s’empare d’un symbole positif universel pour en faire un instrument de terreur.
Sur le chemin du retour, on s’offre de magnifiques paysages de rizières. On y observe un enfant jouant avec son cerf-volant, activité reine de Bali. On achève ici notre batterie avec ces dernières photos, il est temps de rentrer.
Merci Gusti pour cette superbe journée.
Pura Taman Ayun et Pura Tanah Lot
20 juin 2010 à 15:20 | Publié dans Bali | 2 CommentairesPour notre séjour à Bali, nous installons notre camp de base à Ubud. En effet, après quelques hésitations, nous décidons de changer notre rythme pour cette dernière destination et décidons de rester quinze jours à Ubud (un vrai record) et faire des excursions à la journée plutôt que voyager en itinérance et changer plusieurs fois de d’hôtel sur l’île. Comme prévu, on prend le temps de ne rien faire avant notre retour en France.
C’est donc entre deux sauts dans la piscine, de longues séances de bouquinage, de flânerie dans les rues d’Ubud, de discussions passionnées avec la famille Guironnet (autour de bons plats balinais) ou encore de parties de jeux endiablées des enfants que nous partons explorer l’île à la journée.
On consacrera un article sur Ubud et ses environs proches en fin de séjour. Patience. Avant cela, exploration de l’île.
Pour notre première sortie, on se contente d’une demi-journée en prenant la direction du temple de Tanah Lot, à voir au coucher du soleil.
E chemin, nous nous arrêtons au Pura Taman Ayun, qui signifie littéralement “temple dans un beau jardin”.
Le Pura Taman Ayun est un immense temple d’Etat construit au 17ème siècle. L’enceinte est inaccessible car considérée comme sacrée et abrite de multiples “meru” ou sanctuaires à plusieurs toits. Ceux-ci ne sont pas sans nous rappeler les pagodes à plusieurs étages rencontrées au Japon… mais “à la balinaise”.
Le temple est érigé au centre d’un bassin et symbolise le monde hindouiste de Bali. Les autels et les meru symbolisent les montagnes balinaises et les temples principaux, si bien que le fidèle peut y prier comme s’il était en présence des “originaux”. Le meru de onze étages, le plus haut, symbolise le Gunung Batukau, la deuxième montagne de l’île après le Gunung Agung.
Le lieu respire la sérénité. Stef a le coup de coeur.
Nous reprenons la route et ses nombreux nids de poule (bonne idée de nous laisser guider par un chauffeur local!). Stef et Sandrine craquent une seule fois pour demander un arrêt photo! De belles rizières se trouvaient sur notre chemin, impossible de résister…
Puis nous arrivons sur le très touristique site du Tanah Lot. Nous déambulons longuement entre les échoppes d’artisanat et de souvenirs. Les enfants ne résistent pas à essayer les masques aperçus lors des spectacles de danse.
Nous arrivons enfin sur site. Comme le Pura Ulu Watu , le Pura Tanah Lot est un temple dédié à la mer. Il se dit d’ailleurs que chacun des temples de la mer est visible depuis le suivant et qu’ils forment ainsi une longue chaîne le long de la côte sud-ouest de l’île.
Tanah Lot est juché sur une énorme roche, entourée d’eau à marée haute et accessible à marée basse. On rejoint la foule de touristes (mais qu’est-ce qu’ils font tous là?) pour se rapprocher du temple.
Puis on se dirige un peu plus loin pour l’admirer en attendant le coucher du soleil. Les enfants s’amusent comme des fous, on prend la pose, on mitraille dans tous les sens…on se fait plaisir.
Le coucher du soleil ne sera pas à la hauteur de nos espérances, ça ne peut pas marcher à tous les coups. C’est tout de même splendide, on n’est loin d’être blasés. Ils vont nous manquer les couchers du soleil…
Les danses balinaises
19 juin 2010 à 05:55 | Publié dans Bali | 4 Commentaires
Les spectacles de danse sont profondément enracinés dans la culture balinaise. ll est donc impensable pour nous de venir à Bali sans assister aux spectacles proposés chaque soir par plusieurs groupes d’artistes.
Les spectacles mêlent à la fois le chant et la danse et racontent très souvent des épisodes de récits mythologiques ou de récits historiques de l’Indonésie. Les danses de kecak, de barong et de legong sont les plus réputées.
Les balinais aiment mêler sérieux et burlesque dans leurs spectacles, ce qui fait le bonheur des grands et des petits.
Les danses sont le fruit d’un grand travail et ont une signification précise. Chaque geste du poignet, de la main et des doigts à un sens ; les expressions du visage découlent d’une chorégraphie rigoureuse. Les danseuses gardent toujours les lèvres fermées.
Le Kecak
Nous avons assisté à la danse du kecak à Ulu Watu.
Le kecak est la danse la plus récente des danses balinaises. Elle raconte un épisode du Ramayana (récit épique hindou) au cours duquel l’armée des singes, commandée par Hannuman, aide Rama à délivrer son épouse Sita, prisonnière de Ravanna, le roi de Lanka, qui l’a enlevée. Tout le monde a suivi ?
Le kecak est accompagnée par un chœur d’hommes (plusieurs dizaines) debout ou assis en rond autour d’un feu, qui produisent eux-même le rythme de la danse en poussant des ‘tchac – tchac – tchac’ imitant le cri des singes. D’où le nom donné à la danse : le kecak (prononcer ketchak).
Après le spectacle, les artistes acceptent de prendre la pose avec le public. Les enfants ne se font pas prier. Lola adore la jolie danseuse balinaise, les garçons préfèrent l’acteur déguisé en singe blanc.
Nous profitons de notre séjour à Ubud, la capitale culturelle de l’île, pour découvrir les autres danses. C’est avec la famille Guironnet que nous assistons à un spectacle proposant les danses de Legong et de Barong. La salle de spectacle et les décors mettent dans l’ambiance. C’est magnifique.
Le Legong
La danse de Legong, la plus gracieuse de toutes, est exécutée par des jeunes filles. On se rend compte à quel point la précision des gestes des danses balinaises nécessite un long et difficile apprentissage. Les mouvements très complexes des mains et des yeux exigent une coordination parfaite entre les artistes. Les costumes sont magnifiques et les danseuses ont également recours à des accessoires comme des éventails ou des fleurs.
L’histoire, très stylisée et symbolique, met en scène deux “legong”, l’une imitant les mouvements de l’autre tel son reflet dans un miroir.
La musique qui accompagne les danses balinaises (hormis le kecak) est propre à l’île. Elle est exécutée par un orchestre appelé gamelan. Celui-ci est principalement composé d’instruments de percussion, comme des gongs ou des métalophones, et complété par des flûtes.
Le Barong
Egalement appelée « danse du kriss », le Barong est une des danses les plus célèbres de Bali.
Elle doit son premier nom à l’animal mythique qui apparaît dans la danse et son second nom à un accessoire intervenant également au cours de cette danse : le poignard balinais à lame ondulée : le kriss.
Dans la mythologie balinaise, le Barong est le symbole des forces positives de l’univers. Il est opposé à la sorcière Rangda. Cette dernière parvient à contraindre les hommes qui la combattent aux côtés du Barong à retourner leurs kriss contre eux-même. Il faut tout le pouvoir magique du Barong lui-même pour éviter la mort de ses compagnons et vaincre Rangda.
Au cours de cette danse, les danseurs aux kriss entrent en transe.
Le Barong est actionné pas deux danseurs qui prennent place dans un costume : l’un occupe la partie avant de l’animal, l’autre sa partie arrière. La tête de l’animal est faite d’un masque de bois, et le danseur fait claquer sa mâchoire au cours de la danse. Sa fourrure est faite de longs poils soyeux, il est paré d’or et porte une barbe décorée de fleurs. Le barong est dépeint comme peureux, un peu naïf, mais d’un courage et d’une dévotion immense.
Nous sommes réjouis par cette nouvelle découverte culturelle, si loin du Japon que nous venons de quitter. C’est vraiment ce qui nous enthousiasme dans ce tour du monde, passer du jour au lendemain d’un monde à l’autre.
Les enfants ont également adoré ces spectacles. Avec les copains, c’est encore plus la fête.
Jimbaran et Ulu Watu
17 juin 2010 à 00:09 | Publié dans Bali | 3 Commentaires
Enfin les vacances ! Après 10 mois de travaux forcés autour du monde, on vient se poser à Bali. Mérité non ?
Les conditions sont remplies pour lézarder. Hôtel très agréable avec piscine, soleil, clim et super resto pour pas cher. En dehors d’une petite sortie le premier jour vers la plage (très très sale), on aura juste visité le temple d’Ulu Watu et assisté au spectacle de danse Kecak durant nos trois jours à Jimbaran, dans la péninsule de Bukit. Pour le reste, école, piscine, dodo. On se réveillera à Ubud ! Peut-être.
Stef, plus matinale est également allée prendre quelques photos des pêcheurs au lever du jour.
Au sud de la péninsule de Bukit, le site d’Ulu Watu est réputé pour ses spots de surf tout comme Kuta beach un peu plus au nord. Vincent, le beau-frère de Charles et surfeur version grande classe, connaît bien le site pour y avoir surfé à plusieurs reprises.
Le Pura Luhur Ulu Watu, temple dédié aux esprits de la mer, est perché au sommet d’une falaise vertigineuse qui plonge dans les vagues. Le temple n’a rien à voir avec l’architecture vietnamienne ou japonaise. Il ‘est pas spécialement joli, mais son emplacement rend le lieu vraiment attrayant. Pour accéder au temple, les adultes doivent avoir les jambes recouvertes d’un sarong prêté ou loué sur place. Si les jambes sont jugées suffisamment recouvertes, alors une simple ceinture suffit.
Par contre le coucher de soleil sur son toit de chaume, suspendu au bord de la falaise face à l’océan est à voir absolument. Ce soir-là, il est superbe et nous rappelle un peu celui de l’Ile de Pâques…On n’est pas mal.
On a été plus qu’avertis qu’il fallait nous méfier des fameux singes chapardeurs, présents tout autour du temple. Et effectivement, plusieurs touristes ont vu leurs lunettes attrapées au vol par les singes ultra-rapides. On ne fait pas les fiers car les singes sont agressifs et montrent facilement les crocs. Charles s’est même retrouvé avec un singe sur le dos essayant de lui prendre son chapeau, heureusement retenu par les ficelles. Plusieurs balinais se postent sur le parcours et viennent au secours des touristes en lançant des fruits aux singes qui rendent ainsi les lunettes, chapeaux et autres barrettes chapardées (ceci contre quelques roupies, faut pas pousser !).
L’autre intérêt de notre visite à Ulu Watu est le spectacle de danse de kecak donné sur le site. Mais on vous en dira davantage lors d’un prochain article consacré aux danses balinaises.
Avant de partir de Jimbaran, nous fêtons le premier anniversaire de la série, celui de notre petite (grande!) Lola. 6 ans à Bali, c’est la classe. Ca fait juste 8 mois qu’elle réclame « une belle robe comme les balinaises » pour ses 6 ans! Nous y voici enfin, ne reste plus qu’à trouver LA robe.
Nous prenons maintenant le chemin d’Ubud où nous retrouvons pour une semaine la famille Guironnet, déjà croisée à Valparaiso. Nous nous réjouissons de partager nos tours du monde respectifs, qui s’achèvent le même jour !
Présentation et programme prévisionnel de Bali
3 octobre 2008 à 16:57 | Publié dans Bali | Laisser un commentaireBali sera notre dernière destination. Nous comptons y passer 3 bonnes semaines, pour bien profiter de ce qui nous semble être un petit paradis terrestre…et aussi pour buller avant de rentrer.
Bali est très différente des autres îles de l’Indonésie.
Sur une surface relativement modeste, 5600 Km2, elle cumule des sommets de plus de 3000 m, des plages de sable fin où il fait bon se baigner, des récifs coralliens pour plonger et d’ autres endroits pour surfer sur des vagues parmi les plus renommées du monde.
Bali et ses plages, mais aussi ses rizières, ses volcans, ses temples.
Il faut savoir prendre son temps pour découvrir le Bali des rites, des fêtes, des cérémonies et des danses.
Apparemment à ne pas rater :
Uluwatu le temple en haut de la falaise, à voir au coucher du soleil, et également ses vagues géantes, paradis des surfeurs.
Tanah Lot l’un des plus jolis temples
Lovina pour voir les dauphins et profiter de la plage
Lac Bratan le temple sur le lac Batur au pied des volcans
Ubud et ses environs
Besakih le plus grand temple de Bali : le temple mère
Amed la plage, ses pêcheurs et la plongée à Tumlaben
Candidasa sa plage
Sanur sa plage et son ambiance
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