Escapade à l’Ile de Pâques

23 novembre 2010 à 16:01 | Publié dans Divers, Ile de pâques | 1 Commentaire


Ubud, le coeur de Bali

3 juillet 2010 à 08:29 | Publié dans Bali | 5 Commentaires

Contrairement à toutes les destinations précédentes, Bali a été synonyme de quasi sédentarité. Après 4 nuits à Jimbaran et avant de terminer par 2 nuits à Kuta (no comment c’est nul) nous avons donc posé nos valises à Ubud, au centre de Bali.

Le Sagitarius hotel aura donc fait une bonne affaire avec les Cékankonvaoù mais moins qu’avec certains habitués comme cette américaine qui vient passer 2 mois ici tous les ans. Pour nous, 14 jours seront suffisants pour profiter à fond de la piscine.

Les quelques jours passés avec la Famille Guironnet nous permettent de partager nos tours du monde et nos projets. Les grands causent, les mômes jouent et ça leur fait du bien de profiter de compagnons de jeu différents. Lola ne lâchera pas Marine pendant notre séjour commun.

Ubud est une pépinière d’artistes : sculptures, peintures, tissus, céramiques … On a le sentiment que chaque Balinais est un artiste. Gusti nous explique que ce savoir est transmis dans les familles. Contrairement à d’autres destinations, toute la fabrication des souvenirs achetés par les touristes sont made in Bali. Chapeau !

Stef et les enfants se régalent à déambuler au marché d’Ubud, Charles attend.

Intrigués les premiers jours par des étalages de bouteilles de jus de citron ou de thé, on comprend le troisième jour qu’il s’agit en fait de carburant pour les scooters.

Ubud, c’est aussi la Monkey Forest, l’occasion pour les enfants de rigoler devant le spectacle des singes plongeant et chahutant dans une piscine.

Une balade dans les alentours d’Ubud nous mène dans les rizières dont on ne se lasse pas.

Autre visite proche d’Ubud, le zoo. Pour les enfants, et pour le dragon de komodo. Pour le reste, c’est surtout très très cher. Et totalement “hors jeu” pour Stef et Charles. Après 10 mois passés à admirer les animaux en liberté, on se trouve très mal à l’aise à zieuter des animaux en cage. Et on se dit que c’est la dernière fois. Si on veut voir des lions … on ira en Afrique !

Deux animaux qui ne sont pas en cage et dont on ne se lasse pas, ce sont nos deux grands garçons qui fêtent leurs anniversaires à Ubud. Ouf, les balinais s’y connaissent en pâtisserie. On se régale de gateau au chocolat.

Nos 2 dernières semaines du tour du monde passées à Ubud auront donc été très douces, fleuries, colorées, spirituelles.

Et maintenant … on va où ? Comment çà c’est fini … On rentre ? Non. Si ?

Offrandes, rituels et cérémonies

29 juin 2010 à 01:00 | Publié dans Bali | 4 Commentaires

Les offrandes

C’est très certainement ce qui nous vient immédiatement à l’esprit lorsqu’il s’agit d’évoquer notre séjour à Bali : les offrandes.

Chaque jour, les balinais présentent leurs offrandes, en signe de respect et de gratitude envers les divinités, ancêtres, esprits et autres démons vivant sur l’île.

Et c’est tout au long de la journée qu’on les voit déposer au temple, dans les autels familiaux, à l’autel voisin ou devant leur porte, les offrandes confectionnées.

Il s’agit le plus souvent d’un petit panier tressé en feuille de palmier garnie de tiges de bambou, de quelques grains de riz et orné de fleurs.

La disposition de l’offrande est accompagnée d’un cérémonial, de courtes prières et de diffusion d’encens.

Les fleurs

Les balinais aiment également disposer partout des fleurs. Ainsi, chaque matin à l’hôtel d’Ubud, nous assistons au même rituel qui consiste à faire tomber les fleurs toutes fraîches des arbres et les disposer partout dans les jardins et devant les chambres. Un plaisir à regarder.

Les cérémonies

A Bali, la spiritualité est omniprésente. Chaque jour, nous pouvons assister à des prières, des cérémonies ou encore croiser des processions.

Lors de notre séjour, à l’occasion de la pleine lune, nous avons eu la chance d’assister à une cérémonie dans un temple puis une autre sur la plage.

C’est généralement toute une famille ou tout un village qui prie ensemble.

Dès que s’annonce une cérémonie, les hommes, les femmes et les enfants revêtent leurs habits de fête. Pour information, les hommes balinais portent au quotidien leur “turban” et le sarong en signe de respect (envers les autres, envers les dieux).

Les processions sont remarquables. Les hommes portent de grandes ombrelles colorées et des autels.  Les enfants jouent de la musique et les femmes portent de belles pyramides de fruits et de fleurs de toutes les couleurs.

Ces véritables trésors, qui ont sûrement nécessité beaucoup de temps et de travail, ne vivent que l’espace d’une prière. Tout comme l’ensemble des offrandes.

Le temps pour les balinais n’est pas le même que pour nous car leur vie s’inscrit dans un éternel recommencement.

Gusti évoque avec nous la croyance des balinais dans la réincarnation. Après l’âge de 25 ans, la mort est considérée comme simplement physique, l’âme restant  quant à elle en vie. Il nous précise par exemple sentir son propre père décédé, présent en lui.

Après quelques chants, des danses et des moments de recueillement, la prière est suivie d’aspersion d’eau et de distribution de riz bénit que les fidèles appliquent sur les tempes, la gorge et le front.

Tous ces rituels sacrés de la vie quotidienne aident les Balinais à atteindre la plénitude et le bonheur spirituel, l’harmonie et la paix. Chaque famille, chaque demeure, possède son propre temple, souvent sous la forme d’un simple autel.

Ces rituels et cet engouement religieux sont vécus avec  simplicité et se fondent parfaitement dans le quotidien. C’est très apaisant.

Les traditions balinaises

Chaque village a conservé des coutumes qui lui sont propres. Nous avons assisté à une tradition très particulière dans le village de Tenganan dans le cadre de l’Usaba Sambah Festival.

A cette occasion, les hommes du village s’affrontent avec des bâtons enroulés dans les feuilles épineuses du pandanus.

Les combats ne durent que quelques secondes mais sont d’une grande violence puisque l’objectif est de blesser son adversaire en frottant les épines de pandanus sur son corps. Les blessures sont bien réelles.

Ces combats restent malgré tout fraternels et sont l’objet d’une liesse collective. Les sourires sont sur tous les visages. Comme nous l’explique Gusti, les hommes sont heureux de ce “sacrifice”, une fois par an.

Nous adhérons difficilement à cette tradition, mais on la respecte néanmoins.

Nous avons beaucoup aimé la façon dont les balinais vivent leur spiritualité et une fois de plus adoré découvrir un culture si éloignée de la nôtre.

En route vers le lac Bratan et les rizières de Jatiluwih

28 juin 2010 à 16:00 | Publié dans Bali | 4 Commentaires

Alleluyah, le ciel est décidément avec nous jusqu’au dernier jours de notre voyage car une fois de plus, la météo nous a été archi favorable. Des orages étaient annoncés régulièrement sur Bali et on a su composer avec les averses pour organiser nos sorties. Le temps évolue très vite sur l’île.
Mais le temps s’annonce catastrophique pour notre dernière excursion. Des trombes d’eau s’abattent sur Ubud toute la nuit et notre départ se fait sous de vraies giboulées et un ciel très chargé. Un orage se prépare. On décide quand même d’y aller, après tout, ce n’est que de la pluie.

Après plus d’une heure de route, nous arrivons au lac Bratan et surtout au Pura Ulun Danu Bratan, un joli petit temple situé sur l’eau, dont Stef parle depuis notre arrivée à Bali.
La pluie s’arrête, on profite de cette chance. Le lieu est superbe. On prend notre temps pour profiter du site, puis on retourne vers la voiture.

Et là, un nouveau miracle se produit. Le ciel se dégage légèrement et surtout, le soleil parvient à pointer son nez! Une demi-seconde de réflexion et voilà Stef qui fait demi-tour pour « refaire le match » avec le temple. Elle est aux anges.

Le Pura Ulun Danu Bratan est dédié à Dewi Danau, la déesse des eaux. Temple “hindou boudhiste”, il a été fondé au 17ème siècle.
Le meru hindou avec son toit de chaume, les montagnes embrumées en arrière plan, le lac tout autour et les balinais présents sur le site apportent à ce lieu une vraie magie.

La journée s’annonce bien. On prend ensuite la direction de Jatiluwih et ses superbes rizières en terrasse, certainement les plus belles de Bali.

Une petite halte nous permet de profiter de la végétation tropicale de l’île tout en admirant au loin le Gunung Batur et le Gunung Agung.

Nous passons de longs moments à nous promener en voiture à deux à l’heure ou à pieds lors de belles balades. Les paysages sont « ouaaaah ». Le soleil perce à travers les nuages et la lumière sur les rizières est à tomber par terre. On en prend plein les yeux.

Les rizières sont à perte de vue et on prend un plaisir fou à observer les fermiers travailler. Quel pied!

Il est temps de quitter toutes ces cartes postales pour nous diriger vers notre dernier temple balinais, le Pura Luhur Batukau. Ce dernier est situé sur les versants Gunung Batukau et au milieu d’une forêt. On y observe un meru à sept étages consacré à Mawa Dewa, l’esprit gardien de la montagne, ainsi que de sanctuaires dédiés aux lacs Bratan, Buyan et Tambligan.

La lumière commence à décliner. Nous sommes un peu moins sous le charme, même si nous apprécions être seuls sur site, ce qui rend l’atmosphère assez particulière.

Et nous reprenons une dernière fois la route. Gusti nous dépose ce soir à Kuta où nous passons notre dernier jour du tour du monde.

Oui, gloups.

Sur la route de Tirta Gangga

26 juin 2010 à 15:51 | Publié dans Bali | 1 Commentaire

On a une nouvelle batterie pour notre appareil photo! Charles a profité du départ de la famille Guironnet (oui, encore eux, on va penser à les garder comme amis…) vers l’aéroport pour se rendre à Denpasar et dénicher une recharge compatible avec notre appareil. Ouuuuuuf. On peut finir notre voyage-reportage en toute sérénité.

C’est donc la batterie pleine et l’appareil photo prêt à fumer qu’on prend la route vers l’est de Bali.

Premier stop de la journée à Semarapura (anciennement Klungkung) et son Taman Kertha Gosa. Non, nous ne crânons pas en essayant de parler l’indonésien, ce sont les noms d’ici!

On se balade tranquillement dans les jardins qui entourent le palais, la « salle de justice » et le « pavillon flottant ».

On profite en prime des mélodies proposées par un joueur de gangsa, sorte de gros xylophone et apprend quelques rythmes aux enfants. L’art musical n’a pas réellement d’école, les mélodies sont apprises par cœur et transmises de génération en génération.

Gusti nous propose ensuite un stop dans une fabrique de sarongs. On assiste ainsi à chacune des étapes de fabrication du sarong, de l’assemblage des couleurs au séchage, en passant par l’effilage puis au tissage final. Le travail est minutieux et conséquent. Une journée est nécessaire pour la confection d’un sarong de qualité.
Nous sommes étonnés de constater que de très jeunes garçons et filles sont au travail. Gusti nous explique que c’est ainsi dans les familles les moins aisées. Les enfants vont à l’école le matin puis travaillent l’après-midi ou vice-versa. Les enfants réalisent leur chance.

En chemin, nous retrouvons de belles rizières mais aussi des plants de cacahuètes.

La route empruntée nous permet d’apprécier une belle vue sur le Gunung Agung, le mont le plus haut (3000m) et le plus révéré de Bali. Comme précisé dans tous les guides, ce dernier se trouve effectivement sous la brume.

Nous arrivons ensuite au point le plus à l’est de notre parcours, à Tirta Gangga. Signifiant littéralement « eaux du Gange », le Taman Pura Gangga et son palais aquatique, composé de plusieurs piscines et bassins décoratifs, est un site absolument magnifique. Une chance, le soleil est au rendez-vous et la lumière splendide. Aux alentours du palais, des collines et des rizières à perte de vue.

Les enfants s’en donnent à cœur joie.

Au cours du déjeuner, on pose à nouveau tout un tas de questions et Gusti nous explique le système des castes à Bali. Il en existe quatre qui déterminent essentiellement le rôle lors des rituels religieux ainsi que le niveau de langage à utiliser.  On apprend ainsi que “Gusti” est en fait le nom de la caste qu’il occupe et non pas son prénom. Mais malgré l’usage des titres, l’importance des castes tend à diminuer et le “mérite” prend peu à peu le dessus.

On reprend la route du retour, en contournant le versant sud du Gunung Agung, entre Amlapura et Rendang. On ne se lasse absolument pas de ces paysages de rizières que l’on traverse encore et toujours. On savait qu’on allait en apercevoir mais sans pour autant imaginer qu’elles couvrent autant de surface sur l’île. On s’étonne également du vert intense des rizières comparées à celles plus sèches ou au contraire totalement inondées du Vietnam. Gusti nous confirme que l’absence de réelle sèche saison sur l’île permet aux balinais de cultiver et bénéficier de récoltes tout au long de l’année.

On poursuit notre chemin jusqu’au dernier temple du jour, le Pura Kehen. L’édifice est situé à flanc de colline et au milieu d’une végétation très dense. On y apprécie une nouvelle fois le meru aux onze toits, ainsi que des sanctuaires ornés de trônes pour la trinité hindoue : Brahma, Shiva et Vishnu.

Bizarrement, l’overdose de temples ne se fait absolument pas sentir. Au contraire, la diversité des monuments et leur environnement, mais également le côté « ouvert » des édifices est superbe. Sans pouvoir se l’expliquer, Stef est absolument sous le charme. Charles un peu moins, mais quand même. C’est une ambiance…

On reprend la route et on croise une procession. Une cérémonie, à laquelle on ne peut malheureusement pas assister, va avoir lieu dans un temple tout proche. Une prochaine fois peut-être…

Quelques kilomètres plus loin, on assiste à une autre sorte de cérémonie. Un groupe d’hommes  tue et prépare le le cochon, comme ça, au bord de la route (nous avons choisi de faire soft au niveau de la photo, car c’était assez gore quand même). Ce soir les enfants, c’est jambon!

On s’offre un dernier arrêt avant de rentrer sur Ubud, histoire de déguster le lait de Coco.

Encore une journée bien remplie, on est crevés. Demain, c’est repos.

Sur la route du Gunung Batur

24 juin 2010 à 08:15 | Publié dans Bali | 3 Commentaires

Nous prenons aujourd’hui le chemin du Gunung Batur, au centre-nord de Bali. Gusti, notre chauffeur attitré pour la découverte de l’île, prend les petites routes, roule à deux à l’heure et s’arrête fréquemment pour nous permettre de marcher le long des rizières ou observer les autochtones. C’est parfait.

Enfin presque parfait car une boulette vient quelque peu perturber notre programme, nous avons perdu la recharge de batterie de l’appareil photo! A quinze jours du retour…no comment. On a demandé sans succès à chaque personne de l’hôtel si leur recharge était compatible avec la nôtre et la batterie montre des signes de faiblesse…Au secours. Stef sans appareil photo, c’est impensable. “On y va mais on a peur” (sic).

On s’arrête en chemin au Gunung Kawi et ses monuments anciens. Il s’agit d’un des plus grands et des plus antiques monuments de Bali.

Au milieu d’une vallée luxuriante, il s’agit en fait principalement de ruines. Gunung Kawi se compose de plusieurs “candi” (ou autels commémoratifs) creusées dans la falaise. Charles et Lola prient comme les balinais.

Au retour, Lola zieute les échoppes d’artisanat et les balinais prennent la pose avec toujours autant de gentillesse.

Gunung Kawi se situe au sud de Tampaksiring. Un autre temple, le Pura Tirta Empul se situe au nord à quelques kilomètres de là. Stef a évidemment prévu de voir ce monument et ses sources sacrées dans lesquelles les balinais se baignent souvent. Oui, mais voilà, on l’a zappé! Déconcentrée par la batterie de l’appareil photo, on a poursuivi la route. Grrrrrrrrrr.

Lors de notre balade, Gusti nous arrête dans une coopérative d’épices. Nous découvrons notamment des arabicas, des cacaoyers, des arbres à clous de girofles, des ananas et des “snake skin”, le fruit du serpent dont la peau est effectivement d’aspect et de consistance très ressemblante avec un serpent.

Nous dégustons des thés au citron et au gingembre, du chocolat local, du moka, mélange de café et de chocolat (excellent !!) et du Kopi. Ce café est le plus cher au monde ! Il faut dire que sa fabrication vaut le détour. Les grains de café produits sur place sont grillés puis mangés et digérés par des mangoustes ! Les crottes de l’animal sont ensuite lavées, les grains de café récupérés et torréfiés. Le résultat est semble t’il exceptionnel et quoi qu’il en soit hors de prix !

La visite de la coopérative est l’occasion pour le producteur qui nous accueille de nous montrer sa maîtrise du français. Il nous fera éclater de rire à plusieurs reprises avec ses blagues et jeu de mots en français ! Il finira de séduire Paolo en l’appelant Harry Potter. Un excellent moment.

Nous arrivons au Gunung Batur en fin de matinée et déjeunons en terrasse avec un panorama splendide sur le volcan, sa “double caldeira” (ses deux cratères l’un dans l’autre) et son lac. Pour la petite info, l’activité du volcan ces dernières années a fait naître plusieurs petits cônes sur son flanc. Des secousses et une activité géologique sont en effet régulièrement enregistrées. On observe d’ailleurs très nettement les traces des éruptions passées, dont la dernière date de 1994.

Nous poursuivons notre route et nous arrêtons un peu plus loin au Pura Ulun Danu Batur. Comme à chaque fois, les enfants revêtent avec un grand plaisir le traditionnel sarong et la ceinture.

On retrouve dans ce temple les “merus” aperçus quelques jours plus tôt. Ce sont nos chouchous à Bali.

Et on assiste à la prière de quelques fidèles, seuls autorisés à pénétrer dans l’enceinte sacrée. Les photos sont pourries car prises avec la caméra…bah oui, la batterie de l’appareil faiblit ! Trop trop dur…

Dans l’enceinte du temple, une cérémonie vient d’avoir lieu et on aperçoit un groupe d’hommes préparer un terrain en terre. Un combat de coqs va se dérouler. Les enfants sont aux anges.

Mélange de sacrifice, de sport et de jeu, les combats de coqs font en effet régulièrement partie des cérémonies dans les temples. Lorsque les festivités commencent, les participants réunissent les deux coqs et leurs attachent une pointe en métal à la patte. Puis les hommes se rapprochent du cercle de combat et lancent les paris. L’atmosphère devient alors électrique.

Les coqs sont jetés l’un contre l’autre. Les plumes volent de toutes parts. Le combat ne dure qu’une trentaine de secondes quand un des coqs s’écroule, en sang. Un peu violent comme “cérémonie”.

Après le combat, on évoque cette tradition avec Gusti. On lui apprend pour l’occasion que le coq est l’emblème de la France et lui, répète avec amusement l’expression “être fier comme un coq”.

On reprend la route en direction d’Ubud et on échange beaucoup avec Gusti qui prend un réel plaisir à nous faire découvrir son île.

Parmi nos discussions du jour : la svastika, dont le symbole figure en pendentif dans la voiture de Gusti. Si l’Asie nous aura offert quelques chocs culturels, la svastika n’est pas la moindre.

Kézako ??? Rien moins que la croix gammée mais pas dans le même sens et surtout pas avec la signification qu’on lui connaît en Europe. On en a vu énormément au Vietnam et à nouveau beaucoup à Bali. Et on se rend compte à quel point le contexte est important.

Ce symbole est notamment utilisé en Orient dans la symbolique jaïne, hindoue et bouddhique  pour symboliser l’éternité. En Occident, le svastika pointant vers la droite et généralement incliné de 45 degrés, a été adopté comme emblème par les Nazis, et acquit dès lors une forte connotation négative qui en a fait quasiment disparaître l’usage en Occident après la seconde guerre mondiale.

On peut décrire la svastika comme une croix  composée de quatre potences prenant la forme d’un gamma grec en capitale, d’où son autre appellation de croix gammée.

Aucune gêne ici, même en temps qu’européen, à voir ce symbole partout présent dans les temples, mais il est inconcevable de le ramener en Europe pour le mettre en décoration dans une maison comme souvenir ! Un regret : ni Stef ni Charles ne se souviennent avoir appris à l’école la signification originelle de la svastika. C’est pourtant très intéressant de comprendre comment et pourquoi un dictateur s’empare d’un symbole positif universel pour en faire un instrument de terreur.

Sur le chemin du retour, on s’offre de magnifiques paysages de rizières. On y observe un enfant jouant avec son cerf-volant, activité reine de Bali. On achève ici notre batterie avec ces dernières photos, il est temps de rentrer.

Merci Gusti pour cette superbe journée.

Pura Taman Ayun et Pura Tanah Lot

20 juin 2010 à 15:20 | Publié dans Bali | 2 Commentaires

Pour notre séjour à Bali, nous installons notre camp de base à Ubud. En effet, après quelques hésitations, nous décidons de changer notre rythme pour cette dernière destination et décidons de rester quinze jours à Ubud  (un vrai record) et faire des excursions à la journée plutôt que voyager en itinérance et changer plusieurs fois de d’hôtel sur l’île. Comme prévu, on prend le temps de ne rien faire  avant notre retour en France.

C’est donc entre deux sauts dans la piscine, de longues séances de bouquinage, de flânerie dans les rues d’Ubud, de discussions passionnées avec la famille Guironnet (autour de bons plats balinais) ou encore de parties de jeux endiablées des enfants que nous partons explorer l’île à la journée.

On consacrera un article sur Ubud et ses environs proches en fin de séjour. Patience. Avant cela, exploration de l’île.

Pour notre première sortie, on se contente d’une demi-journée en prenant la direction du temple de Tanah Lot, à voir au coucher du soleil.

E chemin, nous nous arrêtons au Pura Taman Ayun, qui signifie littéralement “temple dans un beau jardin”.

Le Pura Taman Ayun est un immense temple d’Etat construit au 17ème siècle.  L’enceinte est inaccessible car considérée comme sacrée et abrite de multiples “meru” ou sanctuaires à plusieurs toits. Ceux-ci ne sont pas sans nous rappeler les pagodes à plusieurs étages rencontrées au Japon… mais “à la balinaise”.

Le temple est érigé au centre d’un bassin et symbolise le monde hindouiste de Bali. Les autels et les meru symbolisent les montagnes balinaises et les temples principaux, si bien que le fidèle peut y prier comme s’il était en présence des “originaux”. Le meru de onze étages, le plus haut, symbolise le Gunung Batukau, la deuxième montagne de l’île après le Gunung Agung.

Le lieu respire la sérénité. Stef a le coup de coeur.

Nous reprenons la route et ses nombreux nids de poule (bonne idée de nous laisser guider par un chauffeur local!). Stef et Sandrine craquent une seule fois pour demander un arrêt photo! De belles rizières se trouvaient sur notre chemin, impossible de résister…

Puis nous arrivons sur le très touristique site du Tanah Lot. Nous déambulons longuement entre les échoppes d’artisanat et de souvenirs. Les enfants ne résistent pas à essayer les masques aperçus lors des spectacles de danse.

Nous arrivons enfin sur site. Comme le Pura Ulu Watu , le Pura Tanah Lot est un temple dédié à la mer.  Il se dit d’ailleurs que chacun des temples de la mer est visible depuis le suivant et qu’ils forment ainsi une longue chaîne le long de la côte sud-ouest de l’île.

Tanah Lot est juché sur une énorme roche, entourée d’eau à marée haute et accessible à marée basse. On rejoint la foule de touristes (mais qu’est-ce qu’ils font tous là?) pour se rapprocher du temple.

Puis on se dirige un peu plus loin pour l’admirer en attendant le coucher du soleil. Les enfants s’amusent comme des fous, on prend la pose, on mitraille dans tous les sens…on se fait plaisir.

Le coucher du soleil ne sera pas à la hauteur de nos espérances, ça ne peut pas marcher à tous les coups. C’est tout de même splendide, on n’est loin d’être blasés. Ils vont nous manquer les couchers du soleil…

Les danses balinaises

19 juin 2010 à 05:55 | Publié dans Bali | 4 Commentaires

Les spectacles de danse sont profondément enracinés dans la culture balinaise. ll est donc impensable pour nous de venir à Bali sans assister aux spectacles proposés chaque soir par plusieurs groupes d’artistes.

Les spectacles mêlent à la fois le chant et la danse et racontent très souvent des épisodes de récits mythologiques ou de récits historiques de l’Indonésie. Les danses de kecak, de barong et de legong  sont les plus réputées.

Les balinais aiment mêler sérieux et burlesque dans leurs spectacles, ce qui fait le bonheur des grands et des petits.

Les danses sont le fruit d’un grand travail et ont une signification précise. Chaque geste du poignet, de la main et des doigts à un sens ; les expressions du visage découlent d’une chorégraphie rigoureuse. Les danseuses gardent toujours les lèvres fermées.

Le Kecak

Nous avons assisté à la danse du kecak à Ulu Watu.

Le kecak est la danse la plus récente des danses balinaises. Elle raconte un épisode du Ramayana (récit épique hindou) au cours duquel l’armée des singes, commandée par Hannuman, aide Rama à délivrer son épouse Sita, prisonnière de Ravanna, le roi de Lanka, qui l’a enlevée. Tout le monde a suivi ?

Le kecak est accompagnée par un chœur d’hommes (plusieurs dizaines) debout ou assis en rond autour d’un feu, qui produisent eux-même le rythme de la danse en poussant des ‘tchac – tchac – tchac’ imitant le cri des singes. D’où le nom donné à la danse : le kecak (prononcer ketchak).

Après le spectacle, les artistes acceptent de prendre la pose avec le public. Les enfants ne se font pas prier. Lola adore la jolie danseuse balinaise, les garçons préfèrent l’acteur déguisé en singe blanc.

Nous profitons de notre séjour à Ubud, la capitale culturelle de l’île, pour découvrir les autres danses. C’est avec la famille Guironnet que nous assistons à un spectacle proposant les danses de Legong et de Barong. La salle de spectacle et les décors mettent dans l’ambiance. C’est magnifique.

Le Legong

La danse de Legong, la plus gracieuse de toutes, est exécutée par des jeunes filles. On se rend compte à quel point la précision des gestes des danses balinaises nécessite un long et difficile apprentissage. Les mouvements très complexes des mains et des yeux exigent une coordination parfaite entre les artistes. Les costumes sont magnifiques et les danseuses ont également recours à des accessoires comme des éventails ou des fleurs.

L’histoire, très stylisée et symbolique, met en scène deux “legong”, l’une imitant les mouvements de l’autre tel son reflet dans un miroir.

La musique qui accompagne les danses balinaises (hormis le kecak) est propre à l’île. Elle est exécutée par un orchestre appelé gamelan. Celui-ci est principalement composé d’instruments de percussion, comme des gongs ou des métalophones, et complété par des flûtes.

Le Barong

Egalement appelée « danse du kriss », le Barong est une des danses les plus célèbres de Bali.

Elle doit son premier nom à l’animal mythique qui apparaît dans la danse et son second nom à un accessoire intervenant également au cours de cette danse : le poignard balinais à lame ondulée : le kriss.

Dans la mythologie balinaise, le Barong est le symbole des forces positives de l’univers. Il est opposé à la sorcière Rangda. Cette dernière parvient à contraindre les hommes qui la combattent aux côtés du Barong à retourner leurs kriss contre eux-même. Il faut tout le pouvoir magique du Barong lui-même pour éviter la mort de ses compagnons et vaincre Rangda.

Au cours de cette danse, les danseurs aux kriss entrent en transe.

Le Barong est actionné pas deux danseurs qui prennent place dans un costume : l’un occupe la partie avant de l’animal, l’autre sa partie arrière. La tête de l’animal est faite d’un masque de bois, et le danseur fait claquer sa mâchoire au cours de la danse. Sa fourrure est faite de longs poils soyeux, il est paré d’or et porte une barbe décorée de fleurs. Le barong est dépeint comme peureux, un peu naïf, mais d’un courage et d’une dévotion immense.

Nous sommes réjouis par cette nouvelle découverte culturelle, si loin du Japon que nous venons de quitter. C’est vraiment ce qui nous enthousiasme dans ce tour du monde, passer du jour au lendemain d’un monde à l’autre.

Les enfants ont également adoré ces spectacles. Avec les copains, c’est encore plus la fête.

Jimbaran et Ulu Watu

17 juin 2010 à 00:09 | Publié dans Bali | 3 Commentaires

Enfin les vacances ! Après 10 mois de travaux forcés autour du monde, on vient se poser à Bali. Mérité non ?

Les conditions sont remplies pour lézarder. Hôtel très agréable avec piscine, soleil, clim et super resto pour pas cher. En dehors d’une petite sortie le premier jour vers la plage (très très sale), on aura juste visité le temple d’Ulu Watu et assisté au spectacle de danse Kecak durant nos trois jours à Jimbaran, dans la péninsule de Bukit. Pour le reste, école, piscine, dodo. On se réveillera à Ubud ! Peut-être.

Stef, plus matinale est également allée prendre quelques photos des pêcheurs au lever du jour.

Au sud de la péninsule de Bukit, le site d’Ulu Watu est réputé pour ses spots de surf tout comme Kuta beach un peu plus au nord. Vincent, le beau-frère de Charles et surfeur version grande classe, connaît bien le site pour y avoir surfé à plusieurs reprises.

Le Pura Luhur Ulu Watu, temple dédié aux esprits de la mer, est perché au sommet d’une falaise vertigineuse qui plonge dans les vagues. Le temple n’a rien à voir avec l’architecture vietnamienne ou japonaise. Il ‘est pas spécialement joli,  mais son emplacement rend le lieu vraiment attrayant. Pour accéder au temple, les adultes doivent avoir les jambes recouvertes d’un sarong prêté ou loué sur place. Si les jambes sont jugées suffisamment recouvertes, alors une simple ceinture suffit.

Par contre le coucher de soleil sur son toit de chaume, suspendu au bord de la falaise face à l’océan est à voir absolument. Ce soir-là, il est superbe et nous rappelle un peu celui de l’Ile de Pâques…On n’est pas mal.

On a été plus qu’avertis qu’il fallait nous méfier des fameux singes chapardeurs, présents tout autour du temple. Et effectivement, plusieurs touristes ont vu leurs lunettes attrapées au vol par les singes ultra-rapides. On ne fait pas les fiers car les singes sont agressifs et montrent facilement les crocs. Charles s’est même retrouvé avec un singe sur le dos essayant de lui prendre son chapeau, heureusement retenu par les ficelles. Plusieurs balinais se postent sur le parcours et viennent au secours des touristes  en lançant des fruits aux singes qui rendent ainsi les lunettes, chapeaux et autres barrettes chapardées (ceci contre quelques roupies, faut pas pousser !).

L’autre intérêt de notre visite à Ulu Watu est le spectacle de danse de kecak donné sur le site. Mais on vous en dira davantage lors d’un prochain article consacré aux danses balinaises.

Avant de partir de Jimbaran, nous fêtons le premier anniversaire de la série, celui de notre petite (grande!) Lola. 6 ans à Bali, c’est la classe. Ca fait juste 8 mois qu’elle réclame « une belle robe comme les balinaises » pour ses 6 ans! Nous y voici enfin, ne reste plus qu’à trouver LA robe.

Nous prenons maintenant le chemin d’Ubud où nous retrouvons pour une semaine la famille Guironnet, déjà croisée à Valparaiso. Nous nous réjouissons de partager nos tours du monde respectifs, qui s’achèvent le même jour !

Cékankonvaoù fait son cinéma !!!

12 juin 2010 à 09:42 | Publié dans Ouest américain | 12 Commentaires

Vous êtes confortablement assis dans l’avion entre Tokyo et Bali. C’est le moment idéal pour une pause cinéma…

Les plus fidèles d’entre vous se souviennent de notre passage dans les Canyonlands en octobre dernier. Les enfants y avaient donné la représentation unique d’un spectacle de cow boys et d’indiens. Pour vous rafraîchir la mémoire, cliquez ici.

C’est le premier film de Paolo. Vraiment. Il a inventé toute l’histoire, les dialogues, les costumes et la mise en scène. Il a dirigé Lola et Alexis avec brio, il n’a pas lâché son père pendant le montage et donné ses consignes sur les fondus enchaînés, les petites séquences à la fin du film etc… Il a aussi réécrit les dialogues en visionnant les rushs car la prise de son en direct était catastrophique à cause du bruit du vent. Les enfants ont donc entièrement doublé le film, on a ajouté un fond sonore avec des criquets (seul bruitage  à peu près raccord dans imovie…) Pour 5 minutes de film, c’est un sacré boulot.

Le pitch :

Un couple d’indiens (Lola et Alexis) surprend un cow boy sur son territoire (Paolo) et le capture. Mais le cowboy est pacifique et juste curieux de la culture indienne, il veut apprendre à tirer à l’arc. Il sera rapidement accepté par les indiens qui vont lui apprendre la chasse, lui faire gouter du goulougoulou (sic) avant de l’introniser dans leur tribu et d’en faire un “cowboy indien”.

On ne va pas jouer les modestes, on est fiers du résultat et “Le cow boy – indien” tiendra assurément une place privilégiée dans notre boîte à souvenirs.

On s’était engagés à publier le premier film de Paolo dès la fin du montage. Le voici.

Notre Japon pratique et anecdotique

11 juin 2010 à 02:33 | Publié dans Japon | 6 Commentaires

Passer du Vietnam au Japon, ohlalala, quel choc! Ce n’est pas compliqué, les deux pays sont aux antipodes!

Le Japon est un pays occidental et pourtant il est différent…pas pareil quoi. Il n’y a pas un Japon mais des Japons.

Les japonais ont une culture très particulière, faite de règles et de contraintes, et en même temps empreinte de beaucoup de fantaisies. Ce pays est tout en contrastes et contradictions. C’est très étrange et ça nous laisse souvent perplexes…et amusés.

C’est quand même troublant de passer d’un mariage en tenue traditionnelle aux “vêtements” déjantés des jeunes le dimanche,  de croiser des hommes en costume-cravate avec des peluches accrochées à leur téléphone portable, de rencontrer dans la rue des femmes habillées en kimono traditionnel ou des jeunes filles habillées (déguisées) en poupée, d’observer les hommes d’affaire stressés le matin à saluer 100 fois leur patron et de les retrouver en train de s’éclater au Pachinko comme des dératés en fin de journée, de passer de la folie ultra moderne de Tokyo à la culture traditionnelle et zen de Kyoto, de voir en vrai des sumos et des geishas, d’écouter les musiques très enfantines qui accompagnent les annonces dans les gares ou les métros quand tout le monde semble si sérieux, silencieux et ordonné, d’assister à la représentation de geishas puis quelques jours après à celle d’un spectacle complètement loufoque de japonais surexcités, de dormir dans un temple et sur des futons, d’entendre “merciiiiiii” 250 fois par jour et voir tous les japonais se courber en permanence sur son passage…

Le Japon est à la fois un film et un dessin animé, sérieux et fantaisiste, moderne et traditionnel.

La propreté au Japon

C’est la première chose qui nous a frappé ici. Le Japon n’est pas propre (l’Australie est propre) mais carrément aseptisé. Pas une poussière rencontrée en plus de 3 semaines! Tout est nickel absolument partout, mais à un point même pas imaginable!
Dans les hôtels, il est interdit de circuler avec nos chaussures, des chaussons sont mis à disposition des clients. Mais on doit les quitter pour marcher sur les tatamis et encore en changer pour passer de la chambre à la salle de bain.
Dans les métros ou les gares, on voit en permanence des employés nettoyer les escaliers, les quais etc…On a même halluciné de voir toute une rangée d’employés attendre l’arrivée du prochain train : un par porte! En 2mn chrono, le train est nickel. D’autant plus que dans le train lui-même, une hôtesse passe toutes les 30mn pour ramasser nos déchets…pas une miette.
Et dans le même temps, on a du mal à trouver des poubelles dans la rue…Les japonais conservent leurs déchets dans des sacs en attendant LA poubelle.

La politesse au Japon

Au Japon, on ne dit pas « merci » mais « merci-beaucoup-infiniment-c’est trop gentil-merci encore-merciiiiiii », le tout répété en continu et agrémenté de courbettes bien prononcées (et répétées elles aussi). Leur « arigato gosaïmaaaaaasssss…. » est LA petite musique qui nous reste dans la tête à la fin de notre séjour.
Quand on rentre dans un magasin, on a droit à des « merci-etc… » pendant tout le temps de nos achats, quand on paye et jusqu’à notre sortie, et ce, par les trois employés du magasin qui manquent chaque fois de se cogner la tête contre le comptoir tellement ils se baissent pour nous saluer…C’est assez incroyable à vivre.
Les japonais remercient et saluent tout le temps. Le contrôleur de train salue les passagers en entrant et en ressortant de chaque wagon, les employés saluent leur patron plusieurs fois en s’adressant à eux dans la rue, même l’ascenseur nous remercie de monter avec lui!

Se nourrir pour pas (trop) cher au Japon

Vous ne lisez pas le japonais? Pas de souci, les plats sont exposés en vitrine. Comme ça, on voit ce qu’on va manger et il suffit de montrer du doigt le plat qu’on choisit. Ce n’est pas très poli mais c’est pratique.

On trouve en vente partout des plateaux-repas à base de sushis. Ces plateaux sont très prisés par les japonais eux-mêmes. Une formule sympa, le bento, un plat bon marché. Il existe même des distributeurs de plateaux-repas! Vous choisissez votre plat, vous payez et vous allez chercher le plat auprès d’un serveur qui a tout préparé en deux temps-trois mouvements. Efficacité rime avec japonais.

Le must reste quand même les restos où l’on mange assis (ou debout)  et où l’on voit tourner les fameuses assiettes de sushis.

Une confidence : on n’est pas hyper fans des sushis.
Autre confidence : Stef ne peut plus voir les noodles en peinture. Du coup, on fait menu séparé.
Globalement, la cuisine vietnamienne a notre préférence par rapport à la cuisine japonaise.

L’ordre japonais

Dans le métro, les gens attendent derrière des lignes marquées au sol et en file indienne. Pas un pied ne dépasse! Oui, le français a du boulot…

Les feux japonais durent très longtemps, on peut ainsi traverser en toute tranquillité, c’est bien. Mais quand on est dans un endroit paumé et qu’aucune voiture n’est visible à l’horizon, on a beaucoup de mal à ne pas traverser, même si le petit bonhomme est encore rouge…Aucun japonais ne ferait ça!

Les jeux
Les japonais aiment jouer dans les salles de jeux. On en trouve partout. C’est étonnant d’observer le cadre en costume-cravate tenter d’attraper une peluche entre midi et deux…Ceci dit, c’est un exutoire comme un autre…Le jeu le plus populaire est le Pachinko, dont des salles lui sont dédiées spécialement. C’est un mix entre la machine à sous et  un flipper vertical. Les joueurs achètent des billes de métal qu’ils introduisent et projettent dans un circuit vertical afin de gagner d’autres billes. Ces dernières sont échangées contre un prix.

Nos dessins animés japonais

On se rend compte en étant ici à quel plein TOUS nos dessins animés d’enfance sont japonais!

A chaque coin de rue, les références fusent:

« Oh regarde, les lycéens portent les mêmes habits que dans « Jeanne et Serge »!

« Oh regarde, les écoliers ont le même cartable que dans Olive et Tom ».

« Oh regarde, la voiture rikiki et en forme de rectangle!”. On a même plusieurs fois reconnu le chauffeur avec la casquette qui lui tombe sur les yeux et dont la tête ne dépasse pas le pare-brise… »

- « Oh regarde, toutes les dames qui tiennent un commerce portent un foulard sur la tête comme la maman de  Lucile (de “Embrasse-moi Lucile”, m’enfin!!). Bon ok, dans le dessin animé, c’est le papa de Lucile qui porte le foulard mais bon…

- On a même vu le papa d’Actarus! Mais siiiii, le petit vieux tout chauve (enfin, avec 3 poils sur le crâne), avec les yeux presque fermés et les dents en avant et hyper écartées!

Le Japon est un remake de notre enfance, c’est trop bien. Tous les adulescents qui se respectent doivent absolument venir ici au moins une fois!

A part ça et dans le désordre

- On a aperçu le lundi matin, celui qui qui nous a semblé être le patron (ou manager) en train d’«accueillir» ses employés ou plutôt les inciter à se dépêcher. Comme ça, dans la rue. Avec les courbettes.

- Partout sur les trottoirs, sur les quais, dans les métros etc…des chemins sont tracés pour les aveugles. Et très souvent, le braille est utilisé (dans les ascenseurs, pour les plans etc). On trouve ça super bien.

- Dans le même état d’esprit, on a pu constater avec quelle facilité les personnes en fauteuil roulant prennent les transports en commun. Que ce soit dans les bus, les métros ou les trains, tout est organisé en un temps record pour que le fauteuil accède puis prenne sa place dans le transport. Les sièges du bus se plient et des passerelles (automatiques ou manuelles) sont utilisées. On avait constaté la même efficacité aux Etats-Unis.

- Le Japon est silencieux. Que ce soit dans un temple, dans le métro ou dans la rue un samedi dans un quartier populaire blindé de monde, il n’y a pas de bruit.

- Les chaussettes en “pied de cochon” sont très répandues…Tout le monde en porte en fait.

- Les japonais circulent beaucoup à vélo. Mais ici, les vélos partagent le trottoir avec les piétons.

- il nous a semblé que les Kyotoïtes étaient plus décontractés que les Tokyoïtes.

- Messieurs les japonais, oubliez les cheveux longs. Ca nous fait le même effet que les films de samouraïs à la télé…C’est à mourir de rire!

- On a croisé de nombreuses personnes âgées, non pas voûtées mais carrément pliées en deux. A quoi est-ce dû?

- On rencontre très souvent dans la rue des femmes en kimono traditionnel.

- Les japonaises marchent les pieds vers l’intérieur.

- La star ici est incontestablement Hello Kitty. Elle est absolument partout. Sinon, Stich (de Lilo et Stich) est bien placé. On est complètement à la page en France en fait…

- Tout japonais qui se respecte a un, deux ou dix doudous accrochés à son sac ou son téléphone portable. Même les hommes d’affaire hyper sérieux dans leur costard-cravate ont leur petite peluche rose-bonbon accrochée à leur téléphone portable!
Les japonais aiment aussi beaucoup les grelots, ils en mettent partout avec leurs « doudous ».

- On a adoré la beauté des chambres japonaises et dormir sur des futons. Le style est épuré, l’espace hyper bien optimisé. Et quand on a en plus les portes coulissantes et le jardin japonais autour, c’est le top. Charles veut une grande chambre japonaise et des futons dans notre prochaine maison, c’est dire…

- Les japonais sont incapables d’être pris en photo sans faire le signe du V de victoire. On n’en a pas vu en tout cas…

- Le très design Shinkansen (le TGV local) est ultra rapide, ultra ponctuel, ultra propre et ultra spacieux. On est en 1ère classe, sauf que non. Un truc génial aussi, les sièges se tournent tous pour être systématiquement dans le sens de la marche. Et une hôtesse passe régulièrement pour nous proposer des en-cas (comme dans l’avion ou au cinéma avant le film…jadis).

- S’il reste moins systématique qu’au Vietnam, le port du masque reste malgré tout fréquent. On rencontre également beaucoup de femmes qui se protègent du soleil avec une casquette XXL ou une ombrelle.

- Le culte des mangas n’est pas un mythe. Partout des affiches, des effigies et des livres mangas.

- Le karaoké est culte au Japon. Imaginez Abba en japonais…

- Info spéciale Torii, un incontournable du pays. Un torii (litt. « là où sont les oiseaux ») est un portail traditionnel japonais. Il est communément érigé à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane. Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l’accès à un temple doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde réel. Il n’est pas rare de voir des japonais contourner un torii lorsqu’ils ne pensent pas repasser plus tard par cet endroit. (merci Wikipédia).

- Au Japon, il n’y a pas d’aires de jeux pour les enfants ou alors très peu.

- On a été impressionnés par le nombre incroyable d’écoliers et d’étudiants en visite dans les temples ou les sites touristiques. On est en mai, c’est la période des sorties scolaires, mais quand même…

- On a du mal à trouver un banc pour s’asseoir dans les parcs ou même en ville. Les japonais ne s’assoient pas! On était de vraies attractions lorsque les enfants s’affalaient au milieu des sacs dans le métro ou pire encore, quand on s’asseyait tous sur un muret pour manger notre “repas” du midi. Faites donc  manger des sushis à des enfants en marchant vous !

- La pauvreté n’est visible que la nuit. A Tokyo, en début de soirée, les SDF apparaissent comme des ombres. Des hommes, assez âgés, parfois sous alcool, invisibles le jour, investissent les abords des stations de métros pour passer la nuit.

Voilà pour le petit compte rendu sociologique japonais. C’est un pays paradoxal, enfantin et paternaliste, ordonné et déjanté, traditionnel et ultra moderne, mais où semble régner une certaine harmonie.

Nous volons maintenant vers Bali, notre dernière escale avant le retour en France, dans 3 semaines seulement.

Tokyo 2, le retour

9 juin 2010 à 04:11 | Publié dans Japon | 4 Commentaires

Après la suite royale au temple de Zenkoji, retour à Tokyo pour nos deux dernières nuits japonaises. Nous les passerons … en cellule ! Oui, oui, notre chambre a tout d’une cellule de prison : tout béton, une porte blindée, un couloir grillagé. Ah ! si, un détail. Il faut payer : 120€ !!!

Si jamais on avait oublié que le Japon était cher, là on s’en souvient bien… Pour la petite histoire, depuis le début du tour du monde le prix d’une nuit varie de 6€ (à la baie d’Along) à … 120€ ici-même.

Heureusement, les matons organisent un petit spectacle pour remonter le moral des prisonniers, donné par deux japonais surexcités. C’est comme on se l’imagine, loufoque, marrant (la vidéo à voir prochainement).

On se balade au temple Senso Ji, situé juste à côté de l’auberge. Celui-là même où se déroulait le Matsuri à notre arrivée au Japon. On le re-découvre, sans festival cette fois. Et il est magnifique.

On observe avec toujours autant de plaisir les différents rituels qui entourent l’entrée dans l’enceinte sacrée du temple et on déambule tranquillement dans les allées commerçantes aux abords du temple.

On s’offre également le fameux resto “des sushis tournants”. C’est notre attraction du jour. Les assiettes passent plusieurs fois devant nous avant qu’on comprenne le système.  Les prix sont affichés par couleur d’assiette pour se repérer et on paye le nombre d’assiettes attrapées au vol. Le cuistot au milieu à pour rôle de réapprovisionner le tourniquet et c’est là que c’est pô juste! On prend les assiettes qui nous plaisent mais de nouvelles avec des mets appétissants apparaissent à chaque fois! Dur de s’arrêter…

On va faire un tour dans une salle de jeux, les enfants se défoulent un peu et on retourne à l’auberge.

Sauf Charles, qui part découvrir Tokyo de nuit. Pour une quête. Charles fait une fixette depuis plusieurs années sur la scène de “Lost in translation” où Scarlett Johansson, en petite tenue, s’assoit sur le rebord de la fenêtre de sa chambre d’hôtel avec vue imprenable sur Tokyo. Définitivement culte !!!

Donc Charles veut voir le Park Hyatt hôtel de Tokyo, et si, par bonheur, Scarlett Johansson est dans le coin, il tapera volontiers la causette. A défaut, il acceptera volontiers de boire un whisky avec Bill Murray et son allure spleenée (culte aussi !).

Le Park Hyatt est bien là, les acteurs, non. Mais Charles peut quand même jeter un regard en l’air, la scène se déroulait entre 39ème et le 52ème étage de ce building de Shinjuku.

Bon allez on arrête de jouer les groupies, on est en reportage sur Tokyo by night.

Le quartier Shinjuku est illuminé d’inscriptions en japonais, on retrouve un peu l’ambiance de Times square à New York mais en plus modeste quand même. Une petite virée dans le quartier chaud de Kabukicho juste le temps de se faire brancher par un type qui me propose un peu de bon temps si je le souhaite avec une blonde à forte poitrine (gestes à l’appui car son anglais est approximatif). Demi tour !

Les salles de Pachinko sont bondées, la musique  à fond. Bon il faut le voir mais c’est pas trop sa came à Charles qui s’en retourne vers Asakusa. Le temple senso – ji et la pagode sont maintenant quasi déserts, l’occasion de les prendre en photo illuminés.

Fin de la promenade, retour en cellule ( bon on rigole hein, les lits sont douillets !) avec les Cékankonvaoù.

Demain, on quitte les yens pour les roupies.

Takayama

8 juin 2010 à 01:40 | Publié dans Japon | 3 Commentaires

Bienvenue au temple Zenkoji, sa salle de prière, son bouddha au sous sol dans un noir total et … ses chambres d’hôtel !

Encore une curiosité typiquement japonaise, le Zenkoji temple inn est bien un temple-hôtel.

Et c’est une merveille de chambre qui nous attend. Des cloisons japonaises entourent toute la chambre. Quatre futons et des couettes moelleuses à souhait n’attendent que nous. Et partout autour de la chambre un jardin japonais. On est ravis de finir avec un Japon aussi traditionnel … et moderne ! avec une connexion Wifi en béton.

On profite 3 nuits de notre palace, on fait école assis sur les tatamis, les cahiers disposés sur la table basse.

Et on sort l’après midi flâner dans les ruelles de Takayama. De vieilles maisons en bois pleines de charme, des boutiques d’artisanat tout aussi craquantes, quelques temples installés sur la colline, c’est très très reposant. Il faudrait revenir en hiver pour voir ce village de montagne sous la neige.

Les journées passent à cent à l’heure, on n’arrive pas à croire qu’on va quitter le Japon dans deux jours.

Finalement, le programme de visite méritait amplement nos 25 jours. Reste à profiter de Tokyo by night et on s’envolera ensuite pour Bali, notre dernière destination.

Le spleen du retour n’est pas loin…

L’île de Miyajima

7 juin 2010 à 00:03 | Publié dans Japon | 3 Commentaires

A 30 minutes de train d’Hiroshima, nous prenons la direction de la mer et l’embarcadère pour rejoindre l’Île de Miyajima.

Dès la traversée en ferry, nous pouvons apprécier ce que nous sommes venus chercher, le fameux Torii flottant d’Itsukushima. Ce monument singulier est l’un des plus photographiés du Japon.

Après 10 minutes de traversée, nous commençons notre promenade et retrouvons des amis déjà aperçus à Nara, des daims ! Ils se promènent dans la rue, sur la plage et viennent bouloter tout ce qu’ils trouvent, y compris l’emballage de la glace de Charles !

Nous pensions rencontrer une horde de touristes, mais il n’en est rien. Nous arrivons sur l’île en début d’après-midi, l’heure à laquelle la plupart repartent.

Miajyma est très paisible, nous prenons le rythme et nous nous baladons tranquillement dans les ruelles, on est bien. Pour l’anecdote, l’île ne comporte ni maternité ni cimetière car il est interdit d’y enfanter ou d’y mourir…

Nous rejoignons ensuite le site du Torii que nous prévoyons d’admirer sous différentes lumières, jusqu’au coucher de soleil. On admire donc et on prend la pause…bref, on se fait plaisir.

La marée descend et le Torii n’a presque plus les pieds dans l’eau. L’occasion d’un petit jumping familial.

L’ambiance est à la sieste pour Charles qui veille quand même sur son sac reluqué avec insistance par un daim cleptomane. Les enfants, quant à eux,  sont trop heureux de retrouver enfin une plage de sable et en profitent tout l’après midi.

Paolo trouve le temps de tester ses biscotos en soulevant le Torii … d’une main ! Ce garçon est tombé dans la marmite de potion magique quand il était tout petit !

Stef a plus d’énergie et entreprend la visite du temple Daisho-in, succession de temples, portes, statues  jardins et bassins. Ambiance zen garantie.

On profite également du sanctuaire itsukushima, bâti sur pilotis et dominant la baie. Sur la jetée qui fait face à la baie, se trouve la plus ancienne scène de théâtre de Nô du Japon. Surplombant le sanctuaire, on aperçoit également la pagode aux 5 étages de Goju-no-to.

Le soir arrive déjà, les groupes d’élèves se succèdent sous le Torii pour faire un vœu en jetant une pièce sur l’une de ses poutres horizontales. Si la pièce ne tombe pas, c’est gagné !

Stef mitraille le Torii toutes les 5 minutes pour capter “LA” lumière jusqu’à ce que la nuit tombe complètement et que le torii soit éclairé. Les enfants commencent à croire que c’est une maladie, la photographite…

Le concours photo est engagé avec un sympathique couple japano-sud africain résidant à Cairns. Nous  profitons de l’occasion pour nous remémorer de bons souvenirs de notre périple australien mais aussi pour plaisanter ensemble sur “les japonais vus par les français” et en retour “la France et les français vus par les étrangers”. Un bon moment.

Ce soir là, point de couleur orangée ou rose dans le ciel, mais c’est quand même splendide.

On est bien, Stef a envie de rester. Les enfants et leur paternel finissent par lui arracher un accord pour prendre le ferry de 20h.

Retour à l’auberge d’Hiroshima. Demain on profite à fond de notre Japan Rail Pass : 7 heures de train vers le Nord et Takayama.

Émouvante Hiroshima

5 juin 2010 à 10:42 | Publié dans Japon | 2 Commentaires

La ville d’Hiroshima est tristement célèbre pour avoir été la cible de la première bombe atomique, larguée par les américains à la fin de la seconde guerre mondiale pour faire capituler les japonais. C’était le 6 août 1945, à 8H15, comme en témoigne les montres exposées au musée, arrêtées à  l’heure du cataclysme.

On pourrait penser que c’est un peu sinistre comme visite, et pourtant, cela nous a semblé comme une évidence. D’autant plus que quelques jours avant notre départ pour ce fabuleux voyage d’une année, les enfants avaient regardé un dessin animé qui se passe à Hiroshima dans lequel une petite fille se balade dans la ville et retrace à travers son imagination les terribles événements. Ce dessin animé les a marqués, c’est la première ville japonaise qu’ils ont découverte…

Et comme à chaque fois, les enfants nous bluffent par leur mémoire. Ils se souviennent des détails du dessin animé et donc du parc mémorial de la Paix. Ils nous devancent dans nos découvertes et c’est ensemble que nous reconstituons l’histoire d’Hiroshima. Poignant.

L’émotion la plus forte survient devant le monument de la paix dédié aux enfants. Il représente une fillette aux mains tendues ; une grue, symbole de longévité et de bonheur, vole au-dessus d’elle. Cette œuvre évoque une petite victime de la bombe persuadée qu’en fabriquant mille grues de papier, elle guérirait de sa maladie. Elle ne survécut pas, mais grâce à son histoire, connue dans dans tout le Japon, des grues de papier fabriquées par les écoliers de tout le pays ornent en permanence son effigie. (tiré du guide Voir, Japon, Hachette).

Nous restons devant le monument quand un groupe d’élèves se lève et entonne une chanson sous la direction de leur professeur. La mélodie et l’interprétation des enfants sont extraordinaires. Nous sommes bouleversés. Lola : ” Ça fait du bien la chanson !”. Oui, elle fait du bien cette chanson, regardez et écoutez.

On pense aux membres de nos familles qui ont vécu la guerre. On mesure notre chance de vivre en paix et on fait le vœu qu’il en soit de même pour nos enfants. Alexis a la solution : “Si un pays commence par arrêter d’avoir des armes, alors après les autres feront pareil et il n’y aura plus de guerre.”

Nous passons un long moment au parc mémorial de la Paix, devant le cénotaphe, qui contient tous les noms des victimes puis devant la flamme de la Paix qui ne s’éteindra que lorsque les armes nucléaires auront disparu de la surface de la terre. Plus loin les enfants font sonner la cloche de la Paix. Nous arrivons enfin devant le dôme de la bombe A, seul vestige de l’ancienne Hiroshima.

Nous commençons enfin la visite du musée, où nous prenons conscience grâce aux images, maquettes et reliques de l’incroyable pouvoir de destruction de la bombe qui a fait 140000 victimes…

Devant les restes d’un vélo d’enfant exposé au musée, Paolo se remémore à nouveau le dessin animé sur Hiroshima dans lequel la petite fille imagine un garçon sur le vélo, avant que la bombe n’explose et qu’il ne reste que l’épave du tricycle.

La visite se termine. Nous portons un dernier regard sur le site dont la sobriété, le calme, l’espace  et la végétation se prêtent si bien au recueillement et à la mémoire.

Hiroshima restera un moment très particulier dans ce tour du monde, grave et émouvant.

Kyoto et Nara

1 juin 2010 à 15:15 | Publié dans Japon | 4 Commentaires

Kyoto ça vous dit quelque chose ? Le pro… Le proto… Pfff !!! Le protocole de Kyoto m’enfin ! Oh là là, ça sent la fin de l’année scolaire les amis, on se relâche !

Pour les Cékankonvaoù au contraire, c’est la reprise après la pause de Nikko. 7 jours à Kyoto avec un programme de ouf. Les lieux d’intérêt ne manquent pas et sont disséminés un peu partout dans la ville. Il faut qu’on se repère dans toutes les lignes de bus (enfin Charles seulement, ça suffit) et qu’on remette nos jambes!

On s’installe pour 5 jours dans une guesthouse très petite mais dont les gérants sont adorables. On aime l’authenticité de cette maison japonaise où l’espace est précieux. Les tatamis, futons et couettes sont toujours aussi accueillants, les conditions sont remplies pour attaquer les visites. On passe les 2 derniers jours dans une auberge plus classique où les enfants passent leurs soirées à jouer au monopoly japonais, même pas peur!

Et on commence par de l’or. Pas en lingots tombant du ciel pour nous permettre un second tour du monde, non, un temple d’or, le Kinkakuji. Une petite merveille. Malgré un ciel chargé, le joyau est admirable.

On poursuit à pied pour rejoindre le Myoshin – Ji. Les rues sont charmantes.

Le Myoshin – Ji est un ensemble de temples disposés selon les principes zen. On doit être conditionnés par le mot car on ressent une vraie harmonie dans ce lieu ouvert. Et ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui nous font peur.

On termine la visite par le jardin japonais … joli mais rikiki au vu du prix payé pour le voir.

On rentre à la guesthouse. Ce soir à la télé, championnats du monde de tennis de table en live ! Charles se régalera deux jours de suite en compagnie du proprio devant Japon – Autriche en garçons et Japon – Roumanie en filles avant d’apprendre que les Mondiaux individuels 2013 auront lieu à Bercy. Yes !

Le lendemain, nous prenons la train vers Inari pour apprécier une vraie curiosité. Plus de mille torii (portiques) à franchir en grimpette.

Mais avant d’entreprendre la montée, les enfants se plient comme les autres écoliers et visiteurs au rituel du lieu. D’abord une “purification”  des mains et de la bouche à l’aide d’une grande cuillère en bois et de l’eau de fontaine. Puis, une offrande en pièce de monnaie devant le temple, un double salut, un coup de cloche, et re-double salut. On ne sait pas si les dieux ont apprécié mais le cœur y était, surtout pour sonner la cloche…

Et c’est parti pour les torii. Alexis et Paolo entreprennent le comptage, ils tiendront jusqu’à 1300 avant de craquer !

Le site est vraiment surprenant, et on se dit que seuls les japonais pouvaient avoir une idée pareille. C’est très chouette en tout cas et ça donne des photos superbes.

On doit néanmoins confesser qu’on n’a pas fait l’ascension complète. Pour la première fois depuis le départ on est épuisés. Il faut dire qu’on crapahute à pinces depuis le début du Vietnam. Là, les batteries sont franchement entamées. Promis, à Bali, on regarde nos doigts de pieds devant la plage et on bulle.

En attendant, la visite de Kyoto continue avec le site du temple Toji. A voir surtout pour ses statues interdites à photographier. Vous vous consolerez avec quelques photos de l’extérieur dont une jolie pagode et un bassin prisé des tortues.

Le lendemain, on est définitivement crâmés. Conseil de famille : on se laisse aller à la guesthouse jusqu’à 15 heures, moment de l’ouverture du onsen de Funuoka.

Un pur bonheur ! Le bain dans un onsen faisait partie des incontournables de la visite au Japon. Celui-ci n’est pas naturel mais c’est bon quand même. Un espace réservé aux femmes et l’autre aux hommes, et pour cause, on profite des bains dans le plus simple appareil. Et c’est parti pour un bain chaud, un très chaud, un brûlant, un froid, un bouillonnant mais aussi un sauna et un bain extérieur. On y vient pour se relaxer, profiter des bains bien sûr mais aussi pour se laver. Assis sur un petit siège en plastique, on se récure, on se savonne pendant de longues minutes, rincé par une petite douche adaptée à la position assise. On sent une vraie culture du “onsen-purifiant”. Les enfants adorent, les parents frôlent la surchauffe mais c’est trop bon ! On sort ragaillardis et propres comme des sous neufs. Plus qu’à faire un gros dodo avant le départ pour Nara.

A une heure de train de Kyoto, voici Nara, haut lieu du tourisme japonais. Deux attractions principales justifient sa réputation. Son parc où 1200 daims se promènent en liberté parmi les touristes, et son immense temple Todai – ji abritant le plus grand bouddha du Japon, le Daibutsu-Den.

Avant de rejoindre le parc, on parcourt les allées commerciales de la ville. On est dimanche et visiblement c’est un jour de fête. Des groupes de danse djeuns se succèdent sur les scènes. Lola est fan de ces jeunes japonai(se)s qui remuent le popotin au son de la musique techno – japono – manga.

Et puis une jolie japonaise en kimono prend place sur la scène et nous gratifie d’un non moins joli morceau de piano … avant de s’abîmer un peu dans une chanson. Alexis trouvera les bons mots. “C’est bizarre, c’est grave et après c’est aigu…”. Elle reçoit néanmoins nos encouragements … pour son élégance.

Nous avançons vers le parc et effectivement on voit les daims au milieu des touristes. Des bambis à foison, les enfants sont aux anges.

Nous arrivons devant le Todai – ji, impressionnant. On retrouve toujours la même forme de bâtiment pour les temples japonais, mais celui-ci est gigantesque tout en conservant le même raffinement que ses petits frères.

A l’intérieur, les “statues” sont impressionnantes. Tout d’abord, les deux Koumokuten ou gardiens célestes, puis les deux Bosatsu ayant reçu l’illumination, et enfin au centre du temple, le fameux Daibutsu ou Grand Bouddha, une des plus grandes statues de bronze au monde (16m de hauteur, 437 tonnes de bronze et 130kg d’or). Ça le fait!

Après le Daibutsu-Den, on flâne encore plus au nord du Todai-ji et on revient vers la gare en passant par une nouvelle pagode à cinq étages et une esplanade à la mode “colonnes de Buren” mais en petit et en pierre.

Sayo – Nara (ha ha), retour à Kyoto.

Après l’or du Kinkakuji, voici l’argent du Ginkakuji (temple d’argent vous l’aurez compris…ou pas).  Si le temple est moins remarquable, les jardins en revanche sont somptueux.

On emprunte ensuite le chemin des philosophes où l’on croise des japonaises en kimono traditionnel. Le décor est absolument parfait, on est dans le “Japon zen” tel qu’on se l’imaginait.

Nous avons maintenant rendez vous avec un symbole du Japon, les geishas. Ou plutôt les maikos, des apprenties geishas qui donnent une représentation ce dimanche. On est devant la couverture de notre Lonely Planet Japon, mais en vrai ! Sans connaître ni comprendre cette tradition culturelle japonaise, on apprécie encore une fois l’extrême raffinement japonais. Le costume, le maquillage, l’allure, tout est réalisé avec une recherche de la perfection.

Pour notre dernière journée à Kyoto, on lève le pied et on flâne dans le quartier Gion. Rues pavées, allées piétonnes, boutiques d’art, maisons en bois, l’ambiance est feutrée, très agréable.

On a même la chance de croiser deux maikos qui acceptent de prendre la pose avec les enfants.

Leur démarche est très prudente, on les comprend en regardant de plus près leurs chaussures !

Notre séjour kyotoïte s’achève. Cette ville est un véritable trésor historique et culturel japonais (17 sites Unesco, excusez du peu). On n’aura vu qu’une infime partie des 1600 temples bouddhiques et quelques 400 sanctuaires shintos, mais on a vécu le Japon traditionnel tel qu’on se l’imaginait. Nous sommes fatigués mais comblés.

Changement de décor dès demain avec Hiroshima et son histoire tragique.

Nikko

25 mai 2010 à 01:28 | Publié dans Japon | 7 Commentaires

Nikko est notre seule escale au nord de Tokyo. Ce haut lieu du tourisme japonais est célèbre pour sa cascade Kegon décrite comme la plus spectaculaire du Japon, pour son ensemble de temples et sanctuaires et pour le pont sacré Shintyo.

Et ne restera pas célèbre à nos yeux pour son auberge de jeunesse. Brrr, un cauchemar. 110 € la nuit dans une baraque glauque, humide, tenue par une aubergiste pète-sec visiblement contrariée par la présence d’enfants (un comble pour une auberge de jeunesse). A cela se rajoute l’obligation de quitter les lieux entre 9h et 16h et la douche doit être prise à heure fixe!! Bref, c’est une punition. Stef est effondrée, on avait imaginé Nikko comme une villégiature, un weekend à la cool après l’accélération tokyoite, patatras ! Action, réaction, dès le lendemain on change de crèche (la dame est quasiment ravie de nous rembourser la seconde nuit réservée !) et on atterrit dans un hôtel nickel où on squatte un 2 pièces cuisine pour le même prix. Ouuuf !

Ou plutôt 1/2 ouf car les prévisions pour l’hébergement à Kyoto ne sont pas terribles. Cher et pas de place avant quelques jours. Une fois de plus la solidarité tourdumondiste joue à plein et nos amis pisteurs “la famille Guironnet” nous trouve un petit nid à prix tout doux (110€ au Japon c’est tout doux…) où ils nous précèdent de quelques jours.

On peut donc profiter de Nikko et d’abord de ses alentours à savoir la cascade Kegon et le lac Chuzenji.

Bof, mouaif… C’est pas de la bombe tout çà. Après la tripotée de lacs magnifiques et autres chutes du  Niagara ou de Montmorency, c’est du pipi de chat! Joli mais pas waouh. Heureusement un petit tour en funiculaire puis une randonnée en montagne agissent comme un grand bol d’air auprès des enfants.

Le lendemain, on commence la visite des temples, innombrables au Japon.

On est quand même préoccupé par notre stratégie au Japon. Plus on épluche Lonely Planet, plus on regrette de rester aussi longtemps. 15 jours, c’était parfait, 26 jours c’est trop. Le Japon est une destination abominablement chère et l’intérêt principal se concentre sur Tokyo et Kyoto. On fait les fanfarons quand on pense avoir fait les bons choix, là, c’est profil bas, faute technique. On fera mieux la prochaine fois !

L’enthousiasme étant un peu retombé et la fatigue bien présente, seuls Charles et Lola vont découvrir les temples Rinnoji, Toshogu et Futirasan.

Toute la famille avait précédemment rejoint le site en passant près du Shinkyo, le pont rouge sacré.

Même sans être particulièrement sensible aux monuments et aux croyances, il faut reconnaître que les temples et sanctuaires de Nikko sont superbes. Beaucoup plus majestueux et raffinés que les temples chinois vus au Vietnam. Le plus beau est assurément le Toshogu.

Ceci fait, on se repose 2 jours à l’hôtel et on fait école. On a géré la météo comme des pros, la  pluie est prévue, on ne sort pas de la journée. Un truc de dingue oublié depuis des mois, ça nous fait un bien fou!

Mode pause donc sauf pour vous donner des news. On en profite également pour se concocter un séjour sympa. Toutes nos étapes sont désormais fixées et les auberges réservées. Nous repartons de Nikko reposés et à bloc!

Surprise juste avant le départ, le gérant de l’hôtel appelle les enfants à la réception. Un couple habillé en geisha et samouraï est de passage et prendra pause avec les enfants. Clic.

Prochaine étape : Kyoto

Les Sumos

23 mai 2010 à 13:45 | Publié dans Japon | 2 Commentaires

Depuis le début de notre voyage, nous n’avons assisté à aucun match officiel de hockey-sur-glace au Canada, de rencontre de basket-ball, de football américain ou encore de base-ball aux États-Unis, ni de match de rugby dans l’hémisphère sud (c’était la trêve) ou encore de rencontre de cricket en Australie… Alors au Japon, interdit de passer à côté du tournoi de sumo!

Six tournois ou Hon-Basho ont lieu dans l’année, dont trois à Tokyo aux mois de janvier, de mai et de décembre. Celui du mois de mai se déroule du 9 au 23 au Ryogoku Kokugikan. Ça tombe bien, nous y sommes du 15 au 20 et le stade est à 15mn à pieds. Le rêve! Nous irons au stade le dernier jour de notre séjour à Tokyo, la pluie étant annoncée (ça s’appelle avoir de l’organisation).

On passe quand même par le stade quelques jours avant et l’excitation est déjà là, on est trop contents! On  est fin prêts et on prend la pause devant le stade et les bannières annonçant le tournoi. Les sumos que l’on croise sont impressionnants même s’ils sont assez inexpressifs. Un gros balèze accepte gentiment de prendre la pause à côté des enfants.

Puis vient le jour J. Les premiers combats se déroulent  à 14h30 avec des lutteurs lambdas qui laissent leur place aux champions en fin de journée. Le stade se remplit au fur et à mesure de l’après-midi et est comble entre 17h et 18h.

On ouvre grands nos yeux et on dévore le livre d’explications sur ce mythe japonais. Internet complètera notre savoir dès la fin de la journée.

Le dohyô est l’aire où se déroulent les combats. Il s’agit d’une plate-forme d’argile recouverte de sable . Sur cette estrade est dessinée un grand cercle de 4,55m de diamètre avec des cordes de paille de riz  à  moitié enterrées dans le sol d’argile, c’est la zone de combat. Au milieu du cercle, deux lignes blanches sont tracées pour positionner l’emplacement de départ des deux lutteurs. Le dohyô est surmonté d’un grand toit en bois, à l’intérieur duquel sont positionnés les éclairages. Pour info, à chaque coin du toit est suspendu un grand pompon de couleur : vert et rouge côté est, noir et blanc côté ouest, le dohyô étant orienté selon les points cardinaux conformément aux pratiques shintos qui ont guidé la plupart des règles et coutumes du monde des sumos. Un prêtre shinto a béni cette aire, considérée comme sacrée.

Nous assistons à l’ensemble des rituels qui accompagnent les combats.

En signe de purification, les sumos, appelés rikishi au Japon, prennent une poignée de sel et la lancent sur le dohyō. Avant l’affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec lesur pieds, après les avoir levés très haut. Il s’agit du shiko. Ils frappent ensuite dans leurs mains puis les lèvent avant de s’accroupir l’un en face de l’autre. On observe également le rituel de « l’eau de force » que le lutteur boit puis recrache.

Le combat débute au signal du gyoji, l’arbitre vêtu du costume traditionnel, qui présente alors l’autre face de son éventail.

Après une phase d’observation (qui peut s’interrompre à deux où trois reprises et où certains rituels se répètent à nouveau), les rikishis doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat.

La confrontation physique peut alors commencer (le début du combat où les deux lutteurs se jettent littéralement l’un sur l’autre est appelé tachi-ai). Les deux protagonistes s’élancent l’un vers l’autre, le but étant d’éjecter l’adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées. Ces prises gagnantes sont appelées kimarite.

En dépit de leur taille et de leur poids, les sumos sont rapides et agiles. C’est même très sportif! Les combats sont très courts.

A noter que quelques non-japonais, dont des européens, figurent parmi les meilleurs lutteurs.

Les sumos portent un pagne (le mawashi), porté avec une ceinture très fine (sagari) et retenue par des cordons. Leurs cheveux sont huilés et noués en chignon.

Nous avons également assisté à plusieurs cérémonies.

La première est la cérémonie de présentation des lutteurs en préambule des combats. Chaque lutteur est vêtu du grand tablier de parade brodé, le keshô-mawashi, constitué d’une grande pièce de soie allant de la taille aux chevilles et couvrant uniquement l’avant.

La seconde est la cérémonie du dohyô-iri présentée par le yokozuna (champion surpême). Les japonais voient à travers lui un acteur principal de la religion shinto, voire de la culture japonaise. Cette cérémonie est donc aussi une cérémonie religieuse shinto. Le yokozuna intervient chaque fois qu’il faut consacrer une arène sportive.

Le yokozuna est accompagné de ses deux assistants, des lutteurs de la même heya que lui : le premier est le porteur de sabre (tachimochi) et l’autre est simple assistant (tsuyuharai).

Le yokozuna porte en plus de son keshô-mawashi une grosse corde tressée en coton blanc liée autour de la taille et agrémentée de bandes de papier blanc découpées. C’est la tsuna, symbole du yokozuna, toujours portée par lui lors des cérémonies pour signifier son rang. Liée à l’arrière, elle forme une grosse boucle dans le dos.

Face au public, le yokozuna effectue sa cérémonie, une sorte de chiri-chôzu adapté. A chaque fois que le lutteur frappe la terre avec son pied, le public réagit et se fait presque l’écho du choc. On sent presque une communication s’établir entre les spectateurs et le lutteur.
C’est véritablement cet instant qui marque le démarrage des combats à ne pas manquer du tournoi, comme si tous les combats précédents n’avaient pas existé.

La dernière cérémonie à laquelle nous avons assisté est celle du yumitori-shiki ou danse de l’arc. Elle se déroule tous les jours du hon-basho, juste après le dernier combat de la journée.

En l’absence de tournoi, il est possible d’assister  à l’entraînement quotidien dans une beya, proche du stade Ryogoku.

Pour ceux qui se posent la question, voici  grossièrement (sans jeu de mot) la journée type du sumo.

Les entrainements de base des rikishis (le keiko) se déroule de 5h du matin à 8h environ et est constitué d’exercices d’endurance, de souplesse et de force. Un entraînement spécifique au combat dure ensuite jusqu’à 11h. L’ensemble se réalise à jeun.

A ce début de journée succède une période « hygiénique » ( le passage chez le « tokoyama », c’est-à-dire le coiffeur, le bain..etc), ainsi que la préparation, pour les apprentis, du chanko-nabe (le repas).

A ce moment là, le lutteur n’a toujours rien consommé de la journée.

L’alimentation au quotidien sans doute l’étape la plus importante pour un sumo. Le menu type du lutteur est le « Chanko », un ragoût de viandes, de légumes, de féculents liés par une sauce onctueuse et contenant ainsi un taux très élevé de protéines. Un premier repas est pris vers midi et l’autre vers vingt heures. Le service s’effectue de manière hiérarchique (les titulaires mangent en premier, les non gradés se contentant ensuite des restes). Le sumo dort immédiatement après les repas pour  permette plus facilement l’accumulation des graisses. En général, le sumo engloutit entre 8000 et 10 000 calories quotidiennement.

Drôle de vie quand même.

Nous avons vraiment adoré cette incursion dans un univers complètement à part. A ne rater sous aucun prétexte si vous venez à Tokyo durant la bonne période!

Tokyo

23 mai 2010 à 11:35 | Publié dans Japon | 2 Commentaires

Japon nous voilà!

Ca commence très bien, le Boeing de la JAL est le plus bel avion depuis le départ, le plus clean et le plus confortable. Le vol est parfait, aucune turbulence et c’est tant mieux, car plus on vole et moins on est tranquille (les parents parce que les mômes pour eux c’est comme de prendre le bus). On a même droit à un apéritif avant l’atterrissage. Non pas un Martini, il est 5 heures du matin (!) mais un apéro paysager avec le sommet du Mont Fuji qui nous salue de par dessus les nuages. Konishiwa Japan !

L’aéroport de Tokyo Narita est à l’image de l’avion, ultra clean, aseptisé. On fait connaissance avec les inscriptions en japonais, fort heureusement doublées en anglais. Charles trouve d’emblée une familiarité avec le japonais parlé, la prononciation est claire, les syllabes bien marquées, c’est une langue très agréable à écouter malgré son côté “carré”.

On échange nos “Japan Rail Pass” qui vont nous permettre de voyager en train en mode “illimité” pendant 3 semaines.

Et c’est parti pour le premier challenge : rejoindre l’hôtel depuis l’aéroport sans se paumer ! Comme dans du beurre, l’auberge de jeunesse nous a concocté un itinéraire à suivre à la lettre et c’est plus précis qu’un GPS. On se pointe à 10h après une très très courte nuit en sachant qu’on ne pourra prendre la chambre qu’à 17H. On va puiser (encore !) dans nos réserves et récupérer plus tard. Sauf qu’au moment de payer (on paye en arrivant à l’hôtel au Japon), on nous annonce que celui-ci ferme tous les jours de 10h à 17h, interdit de rester dans la piaule, raouste, tout le monde dehors ! Gloups, à 110 euros la nuit, ça passe mal… Vient ensuite le cérémonial des chaussons. On quitte les chaussures dans l’entrée et on met une paire de chaussons pour entrer dans l’hôtel, et on change encore de chaussons pour aller dans les salles de bains. C’est le pied !

La salle commune de l’auberge ferme à 9h30 le matin, les douches c’est entre 6h30 et 9h00 et à partir de 17h juqu’à 23h etc etc… On apprend très vite une facette très importante du Japon : les règles.

C’est pas du tout ça mais il faut occuper notre journée jusqu’à 17h. Coup de bol, nous sommes pile poil dans le quartier où se déroule précisément ce weekend, un Matsuri. Le Matsuri est une fête très populaire où le public vient assister à une procession d’autels portés par les “fidèles” quasiment en transe qui avancent en cadence et au son de tonitruants “HHHASSSA” qu’on a compris comme étant ou des encouragements ou des incantations.

C’est noir de monde, les hommes sont en kimonos légers et … en slip avec des espèces de chaussures molles en forme de pied de cochon !

Attention en traversant la route, voilà un char romain tiré par … un japonais au galop (et toujours chaussé de pieds de cochons). Ce sont en fait des conducteurs de jinriksha en habits traditionnels qui proposent de nous balader autour des temples.

On a beau être fatigué de notre nuit d’avion, on a les yeux comme des billes devant ce brusque changement de culture. Passer de la randonnée à Sapa au Matsuri d’Asakusa, c’est le grand écart.

On profite de l’après midi pour pousser jusqu’au parc de Ueno où les enfants profitent d’un mini playground dont on s’apercevra les jours suivants que c’est une rareté à Tokyo.

Les futons sur lesquels on dort sont très confortables, les tatamis aussi et les cloisons japonaises qui séparent les chambres ont un certain style … mais pas le style isolant. Stef profite ainsi jusqu’à 4 heures du matin de la conversation animée des 4 jeunes japonais de la chambre voisine.

Le lendemain, c’est dimanche et comme à Bamako, jour de mariage ( merci Amadou et Mariam). Mais pas le mariage à l’occidentale, le mariage traditionnel, célébré au parc Yoyogi, dans le temple Meiji-jingu. C’est totalement en adéquation avec ce qu’on peut imaginer du Japon ancien. Extrêmement ritualisé, solennel, coloré, maquillé, silencieux. Et quelle épreuve pour la mariée ! Elle est très belle certes, mais comment fait elle pour marcher, emprisonnée dans un kimono lui enserrant les jambes ?  Vous connaissez le jeu du chou fleur pour “faire les équipes” avant un match de foot ? Pareil pour la mariée, elle avance d’un pied à chaque pas.

Le maquillage, la coiffe et le kimono de la mariée sont d’un grand raffinement. L’homme est vêtu d’un montsuki et d’un haori, le kimono traditionnel et la veste par dessus.

Le maître de cérémonie est au diapason. Ses sabots aussi !

A la sortie de ce même parc, à Harajuku, on passe d’un extrême à l’autre. C’est le point de rendez vous des ados pour le weekend , bye bye les uniformes scolaires stricts et étriqués, hello les délires trashs en tout genre. Les filles deviennent poupées, les garçons ont mis les doigts dans la prise. C’est du grand n’importe quoi pourvu qu’on se fasse remarquer et qu’on échappe à l’ordre japonais. C’est évidemment très curieux à voir.

Des jeunes proposent même des “free hugs” (“étreintes gratuites”) aux passants…zarbis ces japonais!

On peut quand même être un peu déçu par le côté “spectacle”. On pensait que c’était une démarche plus individuelle de montrer sa différence, on assiste plus à une représentation théâtrale qui manque un peu de sincérité.

On déambule dans la Takeshita dori (“dori” signifie “rue”), où les boutiques pour les midinettes pullulent puis on descend vers Shibuya où nous attend un spectacle de danse et des rues aux affiches mangas géantes. Musique à fond, salles de jeux. Difficile à supporter pour des trentenaires confirmés.

La journée du lendemain et plus calme. Après avoir recherché désespérément un DAB de la BNP Paribas pour limiter nos dépenses japono-astronomiques, nous arrivons près du Palais impérial dont l’intérieur est interdit au public mais que l’on peut apercevoir depuis les jardins. Là encore quel contraste ! D’un côté le calme du palais endormi et de ses jardins, au centre une immense esplanade et des bassins, et de l’autre côté les buildings et la frénésie de Tokyo.

Plus tôt on avait fait chou blanc au Sony building situé dans le quartier de Ginza. Un coup de règle sur les doigts pour le Lonely Planet qu’on devra informer : le 6ème étage réservé aux enfants c’est FI-NI ! On se rattrape en fin d’après midi en rejoignant le Hakuhinkan Toy Park, immense magasin de jouet sur plusieurs étages où les enfants se régalent. Paolo se prosterne devant les Legos, Lola fait le plein de couleur rose, Stef continue sa collecte de mini-cadeaux (chuuuut) et Alexis reste scotché devant un fantastique circuit de voitures à en faire baver nos potes Lolo et Leny !

Tiens ça sent l’poiscaille ! Non votre PC n’a pas la fonction odorat, vous n’avez pas non plus laissé une brandade de morue sur la table du salon depuis 3 jours, c’est juste des relents imaginaires de notre passage au marché de Tsukiji! Incroyable. Mais comment la mer peut-elle fournir autant de poissons, à commencer par ces centaines de thons rouges, c’est inimaginable ?! Les deux courageux du matin Paolo et Charles ont tenu à visiter ce haut lieu de Tokyo et n’ont pas été déçus. Même s’il aurait fallu arriver dès 5 heures du matin pour la criée aux poissons, on a quand même assisté entre 7 et 8h au balai incessant des transporteurs entre les allées, vu la découpe à la scie des thons congelés, et admiré la multitude d’espèces de poissons, coquillages, mollusques et autres z’animaux de la mer du Japon. Trop marrantes les japonaises assises dans leur guérite, dans l’attente du coup de fil annonçant une nouvelle commande. On est affolé devant les prix d’un mini carré de thon. Et encore, on n’est pas au resto ultra classe qui va le servir au hommes d’affaires pour le déjeuner.

Tokyo, c’est aussi Electric Town, dans le quartier Akihabara. Si vous cherchez un mini-tournevis de 0,372 mm avec manche ergonomique, une multiprise à exemplaire unique, 36000 sortes de cables, c’est là que ça se passe ! Et des salles de jeux, toujours et encore, surtout de Pachinko, le flipper revue et corrigé par les japonais. Et, des magasins entiers consacrés à la culture manga. D’immenses panneaux de pub sur les devantures présentent des scènes de mangas. Charles se dit trop vieux pour comprendre ( n’importe quoi ) mais ça réveille tous les souvenirs de dessins animés de Stef! Comme à Harajuku, on trouve des adulescentes habillées en soubrette (limite mauvais goût) devant les magasins pour distribuer des prospectus et appâter le chaland.

On poursuit l’après-midi vers le quartier de Shinjuku, ses affiches lumineuses et ses jeux encore et toujours.

On termine notre journée dans une toute autre ambiance au 36ème étage de la tour du gouvernement de Tokyo. Vue panoramique gratuite sur la ville.

Le dernier jour, avant de rejoindre Ryogoku et  son tournoi de Sumo pour lequel on trépigne d’impatience, on emmène les enfants au Miraikan, le musée des sciences nouvelles au sud de Tokyo. Pour nous y rendre, on emprunte la ligne de métro aérien entièrement automatisée qui nous offre une belle vue sur la baie de Tokyo.

Le musée enchante les mômes. Ils pilotent un robot depuis une capsule 3D, font des grimaces devant des cellules photos, écrivent sur une palette graphique magique, jouent aux jeux électroniques, restent bouche bée devant une chimiste démontrant les secrets des matériaux super-conducteurs. La réussite de la visite aurait été totale si on n’avait manqué la démonstration en live du célèbre robot ASIMO. Paolo se fera quand même immortaliser avec le Nono de son époque (mais si, Ulysse … “salut c’est moi Nono, j’suis le petit robot, l’ami d’Ulysse” etc…)

Cinq jours à arpenter la capitale nippone et ses contrastes. Tokyo, c’est la cohabitation permanente entre deux opposés: le jeu et l’ordre. Un regret peut-être, ne pas avoir fait “Tokyo by night” (peut-être en fin de séjour).

A suivre aussi d’ici la fin de notre séjour, un article “Japon pratique” .

Et le must reste à venir, Yokosunas, nous voilà !

Hanoi et notre bilan du Vietnam

20 mai 2010 à 01:57 | Publié dans Vietnam | 3 Commentaires

HANOI

On avoue d’emblée, on a séché la visite d’Hanoi. Nous y sommes pourtant passés trois fois, mais la ville nous a davantage servi de transit, de préparation et de repos entre Tam Coc et la baie d’Along, la baie d’Along et Sapa, Sapa et Tokyo. A chaque fois, la fatigue et la chaleur nous ont freinés.

On s’est contenté de balades dans la vielle ville et au bord du lac Hoan Kiem. On a retrouvé le bruit et la circulation de Ho Chi Minh, mais en plus concentré…trop concentré. Un regret, le très populaire spectacle des marionnettes sur l’eau, qu’on aurait aimé voir la nuit, était complet à nos dates…

NOTRE BILAN DU VIETNAM

Le Vietnam correspond à nos premiers pas en Asie. Un bilan s’impose! On est conscients que notre seule comparaison possible est avec des pays occidentaux et le Chili. D’autres familles tourdumondistes, avec qui nous sommes en contact, ont fait le tour de l’Asie, en passant notamment par le Cambodge, la Thaïlande, le Laos, le Népal ou encore l’Inde.  Les données changent, leur recul est tout autre et leur avis sur le Vietnam forcément différent. C’est très intéressant.

Nous étions prévenu que le Vietnam n’était pas la destination la plus facile pour le touriste et que la méfiance était de rigueur. On a rencontré aucun souci particulier. On a évité au mieux les marchandages et autres tentatives d’escroqueries des agences de voyage et hôtels en nous organisant un maximum par nous-même et en empruntant le plus possible les transports publics. Un grand merci également au réseau “bons plans des tourdumondistes” et aux forums internet, de vraies mines d’informations qui facilitent énormément l’organisation.

Voici en vrac, le Vietnam comme on l’a vécu

On a aimé :

- Notre chance avec la météo. Ça nous a permis d’apprécier chacune de nos destinations. Plus on avance et plus on constate qu’une bonne météo et donc une bonne lumière est indispensable pour profiter pleinement des paysages.

- Découvrir une culture si éloignée de la nôtre.

- L’étrange contraste entre à la fois un sentiment de monotonie (d’une ville à l’autre, le “paysage” était toujours le même) et la grande diversité dans nos découvertes et nos rencontres.

- Les rencontres humaines qu’on a fait.

- La cuisine vietnamienne et pour les enfants, manger avec les baguettes.

- Le coût de la vie pour nous occidentaux.

- Être au milieu de tant de cartes postales rêvées avant ce tour du monde : la folie d’Ho Chi Minh et son balai de motos, les paysans et leurs chapeaux coniques, les femmes portant leurs panières à bout de bras, le travail dans les rizières, les paysans et leurs buffles, la couleur et la diversité des rizières (jaune dans les champs, verte dans les marais, en terrasse dans les haut-plateaux), les vélos partout dans le pays, les canotiers dans leurs barques, la vie dans le Delta du Mékong, la fameuse baie d’Along, les minorités des hauts-plateaux…Ouaouuuuh!

On a moins aimé

- Le manque de ciel. Les ciels et les horizons magnifiques qu’on connaît depuis le début de notre voyage nous ont manqué. Au Vietnam le ciel est souvent resté blanc.

- La chaleur étouffante à  Ho Chi Minh et encore davantage à Hanoi.

- La pollution, la saleté dans les rues, les déchets dans le Mékong et dans la baie d’Along.

- La côté sans-gêne des vietnamiens. Par exemple dans la rue, les enfants sont régulièrement bousculés, c’est chacun pour soi.

- Les tentatives d’arnaque et le manque total de scrupule des agences et des hôtels qui vendent des prestations aux touristes. On a intérêt à savoir ce qu’on veut et être au courant des tarifs pratiqués, sans quoi c’est perdu. C’est dommage car cela fausse l’image qu’on peut avoir des vietnamiens. A contrario, tous les gens qu’on a rencontré dans les services publics (bus et train) où les prix sont fixes, ont été adorables. On a surtout constaté ce côté négatif dans le nord du pays (comme on nous l’avait dit).

- Le manque d’espace dans les hôtels. Après les parcs, les plages, les campings et leurs “playgrounds” ou les grandes auberges avec coin cuisine, pièce à vivre et salle de jeux, l’espace restreint au Vietnam a été difficile à gérer pour les enfants.

- Les enfants ont été saoulés d’être touchés voire embrassés sans arrêt. On a constaté ça davantage dans la partie sud du pays. Les vietnamiens du nord sont plus distants.

A part ça

- On est bien content que le métier de doubleur existe en France. Au Vietnam, les doublages de films et dessins-animés sont catastrophiques. Il n’y en a pas en fait. Les voix originales sont laissées telles quelles et une seule voix vietnamienne, monocorde à souhait, repasse pas dessus en faisant tous les personnages. Assez raté comme truc (les Simpsons avec une seule voix qui s’ennuie…les enfants n’ont pas supporté). Beaucoup de films ne sont carrément pas doublés mais simplement sous-titrés. On préfère. C’est moins insupportable et permet de se familiariser avec “la musique english”.

- Le massage vietnamien manque de douceur. Stef a d’abord testé le massage du crâne, puis avec Paolo et Lola comme témoins, le massage des pieds. Au secours! Rien à voir avec le massage français visant à détendre. Au Vietnam, le “massage” consiste en fait à exercer des points de pression…très forts les points de pression. Ca ne détend pas vraiment, mais on se marre bien. On a entendu parlé de massages similaires en Thaïlande…Et ailleurs en Asie, kesako?

- Au Vietnam, les femmes sont belles et travaillent sans relâche. Admirables.

- Au Vietnam, on oublie la voiture. Ici, c’est moto, vélo ou barque.

- Internet et wifi gratuit partout dans le pays (Nouvelle Zélande si tu nous entends…).

- Les vietnamiens mangent à toute heure de la journée, assis sur des petits tabourets et en pleine rue. On a l’impression qu’ils mangent des noodles à chaque repas.

- Les vietnamiens crachent souvent dans la rue, avec des bruits de bouche assez épouvantables. Pas top.

- Au Vietnam, il n’y a pas vraiment de trottoir. Les vietnamiens y sont installés toute la journée, pour manger, faire la vaisselle dans des bassines, vendre leurs produits, discuter…Le touriste doit contourner les différents obstacles.

- Il n’y a pas non plus de règle de circulation. Quasiment pas de feux et très peu de passage piétons. Traverser la rue est tout un art car jamais aucune voiture ni aucun scooter ne s’arrête en voyant un malheureux piéton au bord de la route. Il faut s’avancer lentement mais sûrement et laisser les véhicules t’éviter. Effrayant au début, on s’adapte finalement très bien.

- 1 euro vaut 25000 dongs. C’est une sensation étrange de se retrouver avec des millions en poche pendant un mois.

- Au Vietnam, les prix ne sont pas affichés, ce qui permet de les fixer a la tête du client (enfin du touriste).

-La très grande majorité des vietnamiens parlent parfaitement bien anglais. Le français est quant à lui tout juste bredouillé, et encore.

- Chaque vietnamien a quelque chose à vendre, parfois trois fois rien, mais à toute heure de la journée. Des fruits, des livres, des souvenirs, des boissons, un tour en scooter…

- Le cure-dent est d’utilité publique. Ils sont systématiquement servis avec le repas.

- Le lait (aliment de base pour 4/5 de notre famille) est très sucré. Pas super bon mais on prend quand même. Il est très peu consommé par les vietnamiens eux-mêmes. Trop cher.

- Les Vietnamiens sont très pratiquants, bouddhistes en majorité (les pagodes sont partout).

- Le pays est en paix depuis seulement 35 ans et commence ainsi doucement à se construire. Respect.

- On prévoit de se pencher davantage sur l’histoire du pays pour comprendre notamment cette différence très nette ressentie entre le nord et le sud.

- On a envie de revoir les films “Indochine” et “L’amant” pour reconnaître les paysages et de lire des livres qui se déroulent au Vietnam pour ressentir différemment l’ambiance du pays.

- Notre découverte du Vietnam et nos échanges avec d’autres voyageurs nous ont donné envie de visiter les pays voisins…et pourquoi pas toute l’Asie!

à suivre…

Prochaine étape :  Cékankonvaoù made in Japan !!!



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